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    Faïences fines et porcelaines

    Faïences fines et porcelaines en France
    Les objets, les hommes, les lieux, les techniques

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    Publié le lundi 29 janvier 2001 par Natalie Petiteau

    Résumé

    Au XIXe siècle, progrès techniques et mutation des goûts provoquent le déclin de la faïence stannifère. L’introduction à la fin du XVIIIe siècle en Angleterre et au Danemark des procédés de décor par impression ouvre la voie à la mécanisation de la fabri

    Annonce

    Au XIXe siècle, progrès techniques et mutation des goûts provoquent le déclin de la faïence stannifère. L’introduction à la fin du XVIIIe siècle en Angleterre et au Danemark des procédés de décor par impression ouvre la voie à la mécanisation de la fabrication, au passage de l’artisanat à l’industrie, qui marquera durant un siècle l’âge d’or de la faïence fine. Parallèlement, l’intérêt pour les arts d’Extrême-Orient pousse aussi les céramistes à s’intéresser aux matières dures tels les grès et les porcelaines encore au détriment de la faïence stannifère. Toutefois, celle-ci ne disparaît pas pour autant ; aux ouvriers se joignent les peintres de renom qui optent aussi pour ce support et la main des maîtres artisans ou artistes demeure irremplaçable face à la machine qui reproduit à l’infini des motifs jugés sans âme. Il découle peut-être de ce phénomène le désintérêt porté à ce type de production. Qualifiée longtemps "d’art mineur", comme le reste des arts décoratifs, la faïence fine portait en elle aussi le discrédit qui touche le produit industriel. Oubliée par la recherche institutionnelle, comme le reste de la céramologie, délaissée par les érudits locaux et les amateurs d’art qui lui préférait les céramiques aux couleurs chatoyantes, elle connaît aujourd’hui un regain d’intérêt et prend sa place dans les collections.



    Cette modification des représentations conduit aujourd’hui le musée de Saint-Gaudens à proposer pour l’année 2001 une exposition des productions de Saint-Gaudens/Valentine, qui sans oublier l’inévitable "Bleu", se propose de faire une large place à la faïence fine imprimée. Le rassemblement sur un même site durant six mois de collections publiques et privées fournit l’occasion d’une réflexion scientifique portant sur les interrogations nouvelles suscitées par le développement d’une recherche récente portant sur ces objets à la fois d’art et d’histoire dont le grand intérêt réside aussi bien dans le souci d’une meilleure connaissance des arts décoratifs que dans l’étude des processus d’industrialisation de la France entre la fin du XVIIIe siècle et la fin du XIXe siècle. Le point de départ est représenté par les travaux menés depuis une dizaine d’années sur la manufacture de céramique de Saint-Gaudens – connue souvent sous le nom du village voisin de Valentine – dont le mérite est d’enrichir notre connaissance d’un nouvel exemple monographique et surtout d’explorer de nouveaux champs et de susciter de nouvelles questions autour de ce qui fut, à son époque et avec ses 400 ouvriers, le premier et le plus grand des établissements produisant à grande échelle faïence fine et porcelaine dans la France au sud de Limoges. En effet, si la manufacture de Saint-Gaudens a vu le jour, c’est d’abord parce que ses entrepreneurs avaient cherché le site qui leur semblait le plus approprié à la fabrication de porcelaines dures. Alors que le kaolin employé en France vient essentiellement de Saint-Yrieix, celui de Saint-Gaudens est issu de carrières toute proche des Pyrénées centrales. Débute alors une fabrication qui, par sa qualité, ne semble n’avoir rien à envier aux productions au caractère purement artistique de Bayeux, Limoges ou Sèvres.



     

    Ces considérations nous permettent de suggérer quelques thèmes généraux pouvant servir de pistes possibles, mais non uniques, aux communications :



    Travail sur l’imagerie au XIXe siècle à partir de l’étude de reconstitutions de séries iconographiques que représentent différents services. Réflexion sur le transfert d’images anciennes comme récentes…



    Réflexion sur les procédés d’identification des porcelaines : des procédés anciens aux méthodes modernes d’investigation (analyse des pâtes, des couleurs et de la dorure)



    Comparaison entre les porcelaines de Saint-Gaudens, Bayeux, Limoges et Sèvres et réflexion sur la question des confusions. Elargir éventuellement la dimension comparative aux erreurs et hésitations d’attribution dans la céramique en général



    Le processus de mécanisation : les machines et leur évolution



    La manufacture et les ateliers : approche d’archéologie industrielle



    L’innovation technique et son application (couverte à l’acide borique en remplacement du plomb, recherches sur les couleurs, procédés d’impression, les types de four…)



    Le passage d’une production à l’autre, notamment celui de la faïence stannifère à la faïence fine (datation, modalité du passage, recherche des causes…)



    Les migrations des entrepreneurs et des ouvriers, d’une région à l’autre, d’un pays à l’autre. Les conséquences possibles dans les transferts de technologie et de savoir-faire



    Les entrepreneurs des manufactures de faïences fines. Approfondissement notamment des connaissances portant sur les Fouque et Arnoux à Moustiers, Apt, Toulouse, Saint-Gaudens et en Angleterre



    Ouvriers internes et ouvriers externes des manufactures



    Pluriactivité, en particulier lien des ouvriers (internes ou externes) avec l’agriculture



    Les conflits du travail



    Réussites et échecs industriels : description et recherche des causes



     

    Pour tout renseignement relatif au colloque s’adresser à Jean-Michel MINOVEZ, 16 rue Foch, 31170 Tournefeuille. Mèl jminovez@club-internet.fr

    Lieux

    • Martres-Tolosane, France

    Dates

    • vendredi 21 septembre 2001

    Mots-clés

    • faïence, porcelaine, histoire des techniques

    Contacts

    • Jean-Michel MINOVEZ
      courriel : jminovez [at] club-internet [dot] fr

    URLS de référence

    Source de l'information

    • Site web de l'Université de Toulouse ~
      courriel :

    Pour citer cette annonce

    « Faïences fines et porcelaines », Colloque, Calenda, Publié le lundi 29 janvier 2001, http://calenda.org/186101