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MONEY AND ECONOMIC FICTION IN EARLY MODERN FRENCH LITERATURE THE RISE OF SPECULATION AND ITS LITERARY REPRESENTATION.

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Publié le mercredi 14 mars 2001 par Natalie Petiteau

Résumé

CALL FOR PAPERS Deadline for submission : April 15th 2001 We invite proposals for subimissionsfor the joint meeting on Eighteenth Century Speculations organized by The Northeast American Society for Eighteenth Century Studies

Annonce

CALL FOR PAPERS
Deadline for submission : April 15th 2001



We invite proposals for subimissionsfor the joint meeting on
Eighteenth Century Speculations

organized by
The Northeast American Society for Eighteenth Century Studies (NEASECS) and
The Altantic Society for Eighteenth Century Studies (AtSECS)


to be held between
1st and 4th November 2001 in Halifax, Nova Scotia, Canada



Topic of the bilingual session :
MONEY AND ECONOMIC FICTION IN EARLY MODERN FRENCH LITERATURE
THE RISE OF SPECULATION AND ITS LITERARY REPRESENTATION.

Cross-disciplinary approchs are welcome. Papers could be written in both English or French.
The topic includes, but is not limited to the aspects that I will discuss below



French literature and espacially comic theater from the early modern period frequently claimed a new and up to date taste (almost away from Molière for instance) on the issue of money and its dramatisation. From 1680 to 1789 many plays and novels took up financial and money issues: games and gambling, bargain, public Treasury, wealth, luxury, spending, consumption, speculation, new social types and characters like the financier, the customs officier, the speculator or the business man... This kind of literature uses the news and current events (e. g. Poisons Affair, deals of Quinquampoix street, bankruptcy of the assignats and failure of Law’s monetary system). Playwrights and novelists show on stage their own social and economic status to make evident for the spectator or for the reader the problem of independence of their art (e. g. the debate on copyright for instance).
The economic fiction we can observe on the comic stage and in the novel from Eighteenth Century France uses in large part economic reasonning itself to question its validity and reliability. The authors assume the absolute symbolic emtpiness of the monetary speculation, symbolised in the bill and the rise of virtual money and financial agreements. On the one hand, empty (based on time), on the other hand dynamic (the process of speculation and profit), the monetary sign depends absolutly on the belief and trust of each person and community. From this point of view the monetary sign is particulary relevant to the literary system of the Eighteenth Century and especialy drama. Such themes dealing with new ways of seeing the question of speculation is evident in the work of authors such as Dufresny, Regnard, Dancourt, Marivaux, Dideort, Destouches, Mercier or Beaumarchais and Voltaire.


Please send proposals written in English or French, including a 350 word abstract, your institutional affiliation, an e-mail adress and a mailing adress by April 15th to:
Martial Poirson
2835 Calvert Street
Baltimore, MD-21218 USA
poirsonm @ hotmail.com






APPEL A COMMUNICATIONS
Date limite de candidature: 15 Avril 2001


Nous vous invitons à soumettre vos propositions de communications dans le cadre du colloque portant sur
Les speculations au XVIIIème siècle

organisé par
La Northeast American Society for Eighteenth Century Studies (NEASECS) et
L’Altantic Society for Eighteenth Century Studies (AtSECS)


qui se tiendra du
1er au 4 Novembre 2001 à Halifax, Nouvelle Ecosse, Canada


Thème de la session bilingue:
ARGENT ET FICTION ECONOMIQUE DANS LA LITTERATURE DES PREMIERS MODERNES. LA MONTEE DE LA SPECULATION ET DE SES REPRESENTATIONS LITTERAIRES.
Les approches interdisciplinaires sont les bienvenues.
Les communications peuvent être rédigées en anglais ou en français.
Le sujet inclut les questions suivantes, mais ne s’y limite absolument pas:

La littérature française, et en particulier le théâtre comique des premiers modernes affiche un goût nouveau (presque totalement absent chez Molière notamment) et récurrent pour la mise en scène des questions d’argent. Entre 1680 et 1789, une multitude de récits et de pièces se plaisent à aborder de façon très minutieuse les questions de l’argent et de la finance (forgeant en cela un nouveau type social, l’homme d’affaires, qu’il soit fermier général, agioteur, financier, commis du Roi...), du jeu (décrit jusque dans ses détails techniques), du luxe, ou encore de la « folle dépense ». Cette production littéraire n’hésite pas à utiliser l’actualité du temps (affaire des Poisons, banqueroute des assignats et du système de Law, négociations de la rue de Quinquampoix...), pas plus qu’à mettre en scène les difficultés financières des auteurs pour acquérir un statut, garant de leur autonomie matérielle, et donc de leur liberté de parole. Plus qu’un effet de mode ou un thème d’actualité, il s’agit là d’une réflexion sur la nature même de la spéculation, et sur la nature de la « fiction économique » telle qu’elle peut apparaître à travers les arts et en particulier le théâtre.
La fiction économique construite au XVIIIème siècle à travers la littérature, qui en exploite largement les modes de raisonnement pour mieux les interroger, repose donc sur une croyance sociale contradictoire en la double nature à la fois matérielle et symbolique du signe. C’est donc ce qui fait la spécificité de ce signe qui peut à tout moment être renvoyé à son vide (on spécule sur du temps, autrement dit du vide), ou au contraire être investi d’une valeur exubérante (dynamique cumulative du profit ou de l’intérêt). La croyance peut ainsi avoir une influence sur le cours des choses et de l’histoire humaine. C’est ce mode nouveau de raisonnement et de conception du monde qui est tour à tour mis en crise et manipulé par la littérature des premiers modernes tels que Regnard, Dancourt, Dufresny, Marivaux, Diderot, Destouches, Mercier ou encore Beaumarchais et Voltaire, parmi tant d’autres.

Prière d’envoyer vos propositions de communications, incluant vos coordonnées, votre appartenance institutionnelle, une adresse éléctronique avant le 15 Avril au responsable de la session:
Martial Poirson
2835 Calvert Street
Baltimore MD-21219 USA
poirsonm @ hotmail.com

Catégories

Lieux

  • Halifax, Canada

Dates

  • jeudi 01 novembre 2001

Mots-clés

  • Economie, litterature, sciences sociales

Contacts

  • Poirson Martial
    courriel : poirsonm [at] hotmail [dot] com

Source de l'information

  • Martial Poirson
    courriel : martialp [at] ifrance [dot] com

Pour citer cette annonce

« Speculations », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 14 mars 2001, http://calenda.org/186214