AccueilIdentité et patrimoine archéologique en Tunisie

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    Publié le vendredi 16 mars 2001 par Natalie Petiteau

    Résumé

    Cette journée d'étude a pour but d'examiner les fonctions complexes remplies par la recherche et la conservation du patrimoine antique dans le cadre particulier de la Tunisie. Cette journée d'étude a pour but d'examiner les fonctions complexes r

    Annonce

    Cette journée d'étude a pour but d'examiner les fonctions complexes remplies par la recherche et la conservation du patrimoine antique dans le cadre particulier de la Tunisie.

    Cette journée d'étude a pour but d'examiner les fonctions complexes remplies par la recherche et la conservation du patrimoine antique dans le cadre particulier de la Tunisie.  Elle s'organisera à travers l'expérience et les travaux d'archéologues, d'historiens et de spécialistes des questions du patrimoine des périodes antiques et contemporaines. Les concepts modernes de conscience et de pratique patrimoniale, qui se construisent au XIXe siècle au sein de la civilisation occidentale, se diffusent dans les pays du pourtour méditerranéen, parfois par le biais de la colonisation.

       Pour les Français du Protectorat, vivant ou exerçant en Tunisie, la genèse d'une conscience patrimoniale s'exprime au sein de groupes bien diversifiés dans leurs fonctions et dans leurs visées. A côté de la curiosité scientifique, s'exprime chez les religieux chrétiens, les administrateurs civils et militaires, les archéologues et les universitaires, les colons et les voyageurs, une volonté de s'approprier et d'interpréter les découvertes archéologiques antiques dans ses différentes composantes, libyenne, punique, romaine ou chrétienne. L'élaboration d'un patrimoine, qui devient un enjeu d'ordre spirituel ou pratique, politique ou scientifique, se matérialiserait-il aussi par la volonté d'un groupe de s'identifier et de se structurer ?

    Mais, si la préoccupation patrimoniale rassemble les "métropolitains", y avait-il pour autant un désintérêt total de la population locale pour les vestiges et les traces du passé antérieurs à la conquête arabe ? S'il ne va pas de soi que les vestiges archéologiques constituent un patrimoine pour une société vivant dans un espace précis, à une période donnée, réinvestir et se réapproprier le patrimoine archéologique antique a-t-il servi aussi aux Tunisiens durant le Protectorat ? Se sont-ils réappropriés ces concepts ? Il faudra donc s'interroger sur les rapports qui existent entre les traces du passé inscrites dans le sol et la société contemporaine ; d'essayer de comprendre comment on passe de l'archéologie au patrimoine, et de s'interroger sur le glissement de la conception d'un "patrimoine national" à une notion plus universelle qui est celle d'un "patrimoine de l'humanité".
            
        Enfin la quête de nouveaux témoignages, la  relecture attentive des anciens, l'aménagement de nouveaux sites suscitent de nouvelles réflexions et il conviendra d'apprécier tant les efforts passés que la politique active menée actuellement par les autorités tunisiennes pour mettre en valeur ce patrimoine, parfois en étroite et amicale coopération avec des organismes extérieurs.
            

    Lieux

    • Rouen, France

    Dates

    • mercredi 11 avril 2001

    Mots-clés

    • identité,patrimoine,archéologie,Tunisie

    Contacts

    • Groupe de Recherche d'Histoire - Rouen ~
      courriel : yves [dot] portier [at] univ-rouen [dot] fr

    Source de l'information

    • GRHIS - ROUEN ~
      courriel : yves [dot] portier [at] univ-rouen [dot] fr

    Pour citer cette annonce

    « Identité et patrimoine archéologique en Tunisie », Colloque, Calenda, Publié le vendredi 16 mars 2001, http://calenda.org/186232