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Recherches urbaines et patrimonialisation

Rencontres doctorales sur les processus de patrimonialisation dans les villes

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Publié le dimanche 13 mai 2001 par Gilles Malandain

Résumé

Troisième session d'études doctorales du réseau des observatoires urbains du pourtour méditerranéen (Ministère des affaires étrangères - Ministère de la recherche) Maroc - 2 au 6 octobre 2001 RECHERCHES URBAINES ET PROCESSUS DE PATRI

Annonce

Troisième session d'études doctorales du réseau des observatoires urbains du pourtour méditerranéen (Ministère des affaires étrangères - Ministère de la recherche)


Maroc - 2 au 6 octobre 2001


RECHERCHES URBAINES ET PROCESSUS DE PATRIMONIALISATION


Appel à candidatures


Dans le cadre du réseau des observatoires urbains du pourtour méditerranéen(Observatoire Urbain d'Istanbul, Observatoire de Recherche sur Beyrouth et sa Reconstruction, Observatoire Urbain du Caire Contemporain et Atelier Villes Marocaines), le Centre Jacques Berque pour les études en sciences humaines et sociales organise une session d'études doctorales intitulée
Recherches urbaines et processus de patrimonialisation.


Argumentaire :

La session d'études doctorales intitulée Recherches urbaines et processus de patrimonialisation étant organisée en association avec le programme collectif de recherche "Patrimoines en situation" coordonné par l'Atelier
Villes Marocaines, elle en reprend la problématique générale mais avec des visées plus pédagogiques de formation à la recherche (Le texte de ce programme peut être consulté sur le site de l'AVM).

Si les discours et les travaux scientifiques à propos de patrimoine ne manquent pas, ceux-ci se limitent trop souvent à des prises de positions doctrinales (qu'est-ce qui doit être protégé ou pas, pour ou contre telle ou telle manière d'opérer en matière de sauvegarde, etc.) ou à une tentative de construction d'une définition globale de ce que serait "Le" patrimoine.
Rares sont, par contre, les recherches portant sur les processus même de patrimonialisation et leur compréhension .
C'est en ce sens que cette session d'études doctorales entend susciter une prise de conscience de l'importance à analyser ces processus de patrimonialisation qui, jusqu'à présent, n'ont été que très peu investis en tant que tels par les sciences sociales, en dépit de leurs qualités heuristiques.

Ainsi, si l'on s'accorde sur le fait que les objets patrimoniaux, qu'ils soient matériels ou non, sont des constructions sociales, le principal objectif de cette session serait d'amener des jeunes chercheurs en sciences sociales à s'intéresser non au Patrimoine ou à ces objets en tant que tels mais aux processus de patrimonialisation qui les touchent. En effet, considérant que ce sont les groupes sociaux ou les individus eux-mêmes qui (se) représentent un objet comme patrimoine, l'analyse de ces modes de construction et, surtout, de leurs modalités de(non) diffusion et/ou de (non) réception au sein de l'ensemble des groupes sociaux en présence devient fondamentale, voire incontournable.
Nous nous proposons donc de rassembler durant ces cinq journées des doctorants qui, de par leur travail de thèse, sont confrontés à de telles "situations de patrimonialisation" pour discuter et mettre à l'épreuve collectivement des expériences de recherche et des méthodologies susceptibles d'alimenter, entre autres, une meilleure compréhension des origines et modalités de ces constructions patrimoniales ainsi que des enjeux qui les sous-tendent.

S'intéresser à ces constructions patrimoniales impliquera donc de porter une grande attention aux acteurs qui y participent et aux positions qu'ils occupent par rapport à la situation analysée, aux rapports entre ces derniers et les "objets" urbains ou architecturaux finalement patrimonialisés mais aussi entre ces (groupes d') acteurs eux-mêmes.
Au-delà des "objets patrimonialisés", ces acteurs deviennent eux-mêmes des objets de recherche puisque, dès lors qu'ils participent à un processus de patrimonialisation, il importe de s'intéresser aux raisons de leurs mobilisations, aux ressources et, plus particulièrement, aux discours qu'ils mettent en oeuvre à ces fins.
Pour qu'il y ait construction patrimoniale d'un objet, la validité de sa désignation comme tel impliquant aussi une certaine reconnaissance par les groupes sociaux concernés, une attention particulière devra également être portée sur ces modalités de réception, d'acceptation ou de rejet de cette "qualité" de patrimoine par tous les acteurs en présence, un même objet pouvant très bien être perçu/accepté comme patrimoine par certains et ne pas l'être par d'autres, l'être à un moment donné et pas ou plus à un autre. L'évolution dans le temps et la dimension historique de ces constructions seront donc également au centre de nos interrogations.
Enfin, la question de l'échec de certains processus de patrimonialisation mais aussi celle de la non-patrimonialisation de certains objets pourront également être abordées : pourquoi certains objets, au moins comparables à défaut d'être identiques, peuvent-ils être patrimoine là et non ailleurs, aujourd'hui et non hier ?

C'est autour de ces quelques questions, entre autres, que s'articuleront les discussions que nous voudrions initier par le biais de cette session d'études doctorales.

Déroulement des travaux :

La session se tiendra au Maroc du 2 au 6 octobre inclus (La ville dans laquelle elle aura lieu sera précisée ultérieurement). Elle consistera principalement en plusieurs ateliers thématiques durant lesquels les doctorants présenteront leurs travaux et interrogations par rapport aux thèmes des séances auxquelles ils participent, encadrés par des directeurs de recherche des différentes disciplines des sciences sociales. Sont déjà confirmés comme encadrants Mohammed Berriane, géographe et Professeur à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Rabat ; Jean-Philippe Bras, juriste, Professeur des universités et Directeur de l'IRMC-Tunis ; Graça Cordeiro, anthropologue et Professeur à l'ISCTE de Lisbonne ; Bernard Haumont, sociologue et Professeur à l'Ecole d'Architecture de Paris La
Défense ; Naïma Lahbil-Tagemouati, économiste et Professeur à la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales de Fès ; Michèle de La Pradelle, anthropologue et Directrice d'études à l'EHESS ainsi que Dominique Poulot, historien et Professeur à l'Université de Paris I.

Si ces thématiques ne sont pas encore figées, quelques-unes ont été suggérées lors des différentes réunions préparatoires. Parmi celles-là, on peut citer pour exemple :
- Normes et discours sur le patrimoine
- Temporalités de la patrimonialisation et du patrimoine
- Enjeux des constructions patrimoniales
- Effets de la production de la connaissance
Nous insistons sur le fait que l'objet de ces ateliers n'est pas de faire produire à des doctorants des travaux sur les processus de patrimonialisation mais de les sensibiliser à l'importance de la prise en compte de ces processus dans leur travail de thèse et de tenter d'apporter ou de mettre en ¦uvre avec les encadrants un certain nombre " d'outils " méthodologiques ou conceptuels nécessaires à leurs recherches.
Les doctorants retenus pour participer à cette session ne seront donc pas nécessairement ceux qui ont un objet de recherche directement concerné par des questions patrimoniales et nous incitons vivement les candidatures d'étudiants qui sont confrontés aux types de questionnement décrits ci-avant par le biais d'un travail de recherche qui peut très bien avoir un tout autre objet.

Les ateliers thématiques se tiendront en alternance avec des tables rondes plénières, des rencontres et des conférences . Sont déjà prévues deux tables rondes, l'une sur Droit et processus de patrimonialisation, organisée par Abdelaziz Jazouli, juriste et Professeur à la Faculté des sciences humaines de Rabat et Jean-Philippe Bras et l'autre sur la patrimonialisation de l'héritage architectural et urbain issu des colonisations organisée par Nabila Oulebsir, historienne et Maître de conférences à l'Université de Poitiers ; une conférence sur le thème de
Patrimoine et identité, par Alain Roussillon, politologue, Chargé de recherche au CNRS et Directeur du CJB ; une séance de présentation du programme de recherche sur la ville d'Héliopolis (Egypte) mené au sein du laboratoire URBAMA par Jean-Baptiste Minnaert, historien et Maître de conférence à l'Université de Tours et par Mercedes Volait, architecte, historienne et Chargée de recherche au CNRS ainsi qu'une présentation du programme de recherche Patrimoines en situations.

L'ensemble des travaux se déroulera en langue française.

Le programme définitif de la session avec la liste des doctorants, des animateurs scientifiques, des conférenciers et des partenaires institutionnels sera envoyé aux participants avant début septembre.

Modalités d'inscription :

Les doctorants désirant participer à cette session d'études doctorales doivent être inscrits en thèse dans une université française ou étrangère dans une discipline des sciences sociales (anthropologie, droit, économie, ethnologie, géographie, histoire, sciences politiques ou sociologie), avoir un terrain ou un objet de recherche " urbain " et pouvoir s'exprimer en français.
Le dossier de candidature doit comprendre les éléments suivants :
- une fiche de renseignements comprenant les nom et prénom du candidat, ses dates et lieu de naissance, sa nationalité, le titre et le résumé de sa thèse en cours, sa discipline d'appartenance, le nom de son directeur de thèse, l'université et la formation doctorale d'appartenance, l'adresse personnelle du candidat, son téléphone et son adresse électronique
- un curriculum vitae détaillé ;
- un texte décrivant le sujet de thèse (3 à 5 pages) ;
- une note précisant l'état d'avancement de la thèse, son rattachement ainsi que les questionnements qu'elle soulève par rapport à la thématique de cette session d'études doctorales (2 à 3 pages) ;
- une photocopie de la carte d'étudiant ou d'une attestation d'inscription en thèse ;
- éventuellement, une lettre de recommandation du Directeur de thèse.

Ce dossier doit être adressé à l'AVM au plus tard le 30 juin 2001

- par courrier électronique (au format RTF) : cjbavm@maghrebnet.com
- par courrier postal (textes sur disquette au même format) à :
Session d'études doctorales
Atelier Villes Marocaines
Centre Jacques Berque
1 rue Annaba - 10000 Rabat - Maroc

Après avis du comité scientifique, les 25 à 30 candidats retenus seront prévenus durant le mois de juillet. Les frais de transport, d'hébergement et de restauration des candidats sélectionnés seront intégralement pris en charge par le comité d'organisation, sans avance de la part des candidats


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Atelier Villes Marocaines
Centre Jacques Berque pour les études en sciences humaines et sociales
1, rue Annaba - 10 000 Rabat - Maroc
Tel : 00 212 (0)37 76 96 40 ou 00 212 (0)37 76 96 41 - Fax : 00 212 (0)37 76 89 39
Mel : cjbavm@maghrebnet.com
Url : http://www.ambafrance-ma.org/cjb/avm



Lieux

  • Rabat, Maroc

Dates

  • samedi 30 juin 2001

Contacts

  • Atelier Villes Marocaines
    courriel : cjbavm [at] maghrebnet [dot] com

Source de l'information

  • Gilles Malandain
    courriel : Gilles [dot] Malandain [at] ens [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Recherches urbaines et patrimonialisation », Appel à contribution, Calenda, Publié le dimanche 13 mai 2001, http://calenda.org/186350