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    Espaces, territoires et identité en Afrique du Sud et en Inde Une perspective comparative

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    Publié le samedi 26 mai 2001 par Marin Dacos

    Résumé

    Colloque international Espaces, territoires et identité en Afrique du Sud et en Inde. Une perspective comparative 29-30 novembre 2001, université de Paris X-Nanterre. Organisé par le laboratoire Géotropiques (Université de Paris X-Nanterre) ave

    Annonce

    Colloque international

    Espaces, territoires et identité en Afrique du Sud et en Inde. Une perspective comparative

    29-30 novembre 2001, université de Paris X-Nanterre.


    Organisé par le laboratoire Géotropiques (Université de Paris X-Nanterre) avec la coopération de l'Institut Français d'Afrique du Sud (Johannesburg), de la Maison des Sciences de l'Homme (Paris), et du Human Sciences Research
    Council (Pretoria)

    Organisateurs : Philippe Gervais-Lambony (Université de Paris X), Frédéric Landy (Université de Paris X), Sophie Oldfield (Université du Cap).

    Une problématique double : comprendre comment les identités sont projetées sur l'espace en formant des " territoires " à différentes échelles ; comprendre comment les nations peuvent garder leur cohérence en dépit de, ou grâce à, ces segmentations. Le colloque est l'aboutissement d'un programme de recherche lancé en 1998 par le laboratoire Géotropiques (Université de Paris X-Nanterre) et l'Institut Français d'Afrique du Sud (Johannesburg), en collaboration avec l'Université du Cap, le Centre des Sciences Humaines (New Delhi) et le Human Sciences Research Council (Pretoria). Ce programme (" Espaces, territoires
    et identités en Afrique du Sud et en Inde. Une perspective comparative ") regroupe des chercheurs Sud-Africains, Indiens et Français, géographes, sociologues, historiens, démographes, anthropologues et politologues. Il
    encourage les échanges entre la recherche sur l'Inde et la recherche sur l'Afrique du Sud en mettant en place des enquêtes de terrain comparatives et des rencontres.
    L'Afrique du Sud est un pays où les rapports entre espaces et cultures ont toujours été forts parce que l'espace y a été sciemment utilisé pour imposer une culture dominante et en définir d'autres, dominées. Mais l'apartheid n'est plus. La mise en place toute récente de nouvelles limites
    administratives, à toutes les échelles, vise à permettre l'édification d'une société plus unie : reconstruction des identités et réorganisation de l'espace vont de pair. Ce processus est d'autant plus complexe que la
    ségrégation raciale systématique a longtemps occulté les autres fractures sociales et spatiales de la société sud-africaine. L'Inde aussi est caractérisée par des structures sociales ségrégatives souvent hiérarchisées, mais les lignes de partage sont autres. Outre les facteurs socio-économiques classiques, on peut distinguer en Inde trois facteurs de segmentation : la religion, avec notamment l'existence d'une forte minorité musulmane dans un
    pays à 82% hindou ; le système des castes, qui définit héréditairement des groupes selon une hiérarchie de prétendue pureté ; l'origine régionale enfin, qui, soutenue avant tout par les contrastes linguistiques, a présidé
    au découpage territorial.
    On peut donc distinguer clairement territoires sud-africains et territoires indiens : l'Afrique du Sud s'est vue imposer sous l'apartheid une hiérarchisation raciale de sa population et une territorialisation systématique des différents groupes ; en Inde la territorialisation a
    toujours été plus floue et moins volontariste. Dans les deux pays, cependant, les clivages anciens sont officiellement en cours d'effacement par le biais des politiques d'" intégration nationale ". Mais les résultats
    de ces politiques ne sont pas toujours ceux escomptés et, dans les faits, elles provoquent souvent l'apparition de nouvelles fractures, entre régions, à l'intérieur des régions, et entre communautés.
    Reste que la portée de la réflexion dépasse le cadre des deux pays. D'une part le colloque vise à proposer une méthodologie comparative, partant du principe que la véritable comparaison est un exercice complexe, inabouti si
    on se limite à une mise en parallèle de recherches ; il s'agit donc d'ouvrir la voie à une véritable réflexion scientifique sur l'approche comparatiste en sciences humaines. D'autre part il est inutile d'insister sur le fait que le thème choisi est au cour de l'actualité mondiale et qu'aucun pays ni aucune discipline ne peut faire l'économie d'une réflexion sur ce sujet.
    Trois types de communications sont prévues :
    - Théoriques générales : qui servent à cadrer le propos et s'assurer de la validité scientifique de la comparaison
    - Présentation de résultats de recherches conjointes Inde-Afrique du Sud : fruit de travaux de terrains menés simultanément sur les deux pays.
    - Présentation de recherches sur un même thème mais sur l'un ou l'autre des pays : dans ce cas les communications seront transmises à l'avance à un discutant chargé de présenter une synthèse comparatiste.
    Le colloque est ouvert à toute personne intéressée par l'ensemble des journées où certaines demi-journées seulement. Il se tiendra dans l'amphithéâtre du bâtiment K, sur le campus de l'université de Paris X-Nanterre. Il sera possible de déjeuner sur le campus.
    Un programme comprenant les titres des communications sera diffusé ultérieurement.

    Jeudi 29 novembre 2001
    Session 1 (9h-12h30) : Préalables théoriques : les conditions de la recherche comparatiste

    Le travail conjoint sur deux terrains différents, la comparaison de résultats, les ateliers organisés durant le programme dont est issu le projet de colloque, ont convaincu les membres de l'équipe qu'il était nécessaire de poser des bases théoriques et de vocabulaire avant de pouvoir effectivement comparer. C'est à la définition de ces bases qu'est consacrée la première session.
    Intervenants : A. J. Christopher, géographe, Université de Port Elisabeth. S. Parnell, géographe, Université du Cap. M.A. Kalam, anthropologue, Université de Madras. V. Dupont, démographe, IRD-CEAIS et F. Landy, géographe, Paris X. S. Bekker, sociologue, Université de Stellenbosch. P.
    Gervais-Lambony, géographe, Paris X.
    Discutant : Jean-Luc Racine, CNRS-MSH.

    Session 2 (14h-15h30) : Découpages et enchevêtrements territoriaux à l'échelle régionale

    La question des pouvoirs des régions, de la centralisation politique ou du fédéralisme, est, dans l'Union Indienne comme dans la République d'Afrique du Sud, un enjeu majeur. Dans bien des cas, c'est par la référence à la région politique et économique que tendent à être gommés les clivages anciens : la région peut donc être à la fois un territoire en tant que tel et un outil pour dépasser et unifier des territoires et des communautés.
    Mais elle peut aussi se révéler facteur de séparatisme si elle est porteuse d'un référent identitaire fort. Ce qui, en Inde comme en Afrique du Sud, pose question est l'enchevêtrement des limites territoriales sur un même
    espace : d'une part les limites anciennes laissent des traces malgré les réformes (il y a stratification des territoires), d'autre part, au même moment, différents groupes tentent de faire admettre leur territoire (il y a
    concomitance de différents territoires).

    Intervenants : M. Khosa, géographe, HSRC. Suranjan DAS, historien, Université de Calcutta.

    Discutant : Richard Humphries, HSRC.

    Session 3 (16h-18h30) : "Minorités" et territoires

    Le discours dominant en Afrique du Sud et en Inde qualifie de " minorités " certains groupes sans considérer combien ce statut peut masquer une situation " majoritaire " à des échelles plus locales, et sans chercher à savoir dans quelle mesure ces groupes se reconnaissent dans cette
    dénomination. Notre hypothèse est que l'évaluation de ces prétendues " identités " peut être abordée par l'étude des processus de construction de leurs territoires. Y a-t-il correspondance entre la situation socio-politique souvent difficile de ces groupes et leur situation dans l'
    espace ? Bien des revendications politiques passent par des revendications territoriales, et les différentes façons dont les minorités perçoivent leur espace - et en jouent - correspondent souvent à différentes définitions
    identitaires.
    Intervenants : Brij Maharaj, géographe, Université du Natal. A. Kidwai, géographe, Jawaharlal Nehru University. F-X. Fauvelle, historien, Paris I.
    A. Teppo, anthropologue, Finlande. Frédéric Landy, géographe, Paris X.
    Rehana Vally, politologue, Université du Witwatersrand.
    Discutant : Simon Bekker, Université de Stellenbosch.

    Vendredi 30 novembre 2001

    Session 4 (9h-12h30) : Villes et territoires I

    Les villes semblent partout être à la fois des lieux de dilution partielle des identités régionales et locales dans un creuset commun que l'on appellera la société urbaine, et des lieux d'intense territorialisation à l'échelle locale voire micro-locale. Aborder les différents mécanismes de
    ségrégation dans les deux pays supposera donc de comprendre à quelle échelle interviennent les phénomènes ségrégatifs, à quels facteurs ils sont liés, et dans quelle mesure ils peuvent autoriser des quartiers " mixtes ". En quoi
    le milieu urbain permet-il la constitution d'identités nouvelles ? Dans les deux pays existent de puissants pouvoirs publics et une volonté officielle d'effacer les divisions. Cela peut prendre la forme de redistribution des
    ressources fiscales à l'échelle métropolitaine ou de discrimination positive en faveur de certains groupes ou espaces. Comment équilibrer le souci de démocratie locale, qui donne la parole à des besoins locaux différenciés, et
    l'intervention de l'Etat ? A ces thèmes, parce que beaucoup de chercheurs impliqués travaillent dans le domaine urbain, sont consacrées deux sessions.

    Intervenants : C. Bénit, géographe, Paris I. V. Dupont, démographe,IRD-CEAIS, et M. Houssay-Holzschuh, géographe, ENS Lyon. P. Gervais-Lambony, Paris X. H. Mainet, géographe, Clermont Ferrand. S. Patel, sociologue,
    Université de Pune.

    Discutant : A Mabin, Université du Witwatersrand.

    Session 5 (14h-16h): Villes et territoires II, les territoires de l'illégalité

    P. Guillaume, géographe, Université de Reims. S. Oldfield, géographe, Université du Cap. U. Ramanathan, juriste, Delhi.
    Discutant : A. Dubresson, Université de Paris X.

    Session finale (16h30-18h30):

    Débat général. Perspectives. Réflexion sur la constitution d'un réseau Afrique du Sud-France-Inde.

    Conclusion.

    Lieux

    • Nanterre, France

    Dates

    • jeudi 29 novembre 2001

    Pour citer cette annonce

    « Afrique du Sud et Inde », Colloque, Calenda, Publié le samedi 26 mai 2001, http://calenda.org/186378