AccueilComment meurt une République

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    Publié le mardi 05 juin 2001 par Natalie Petiteau

    Résumé

    Ce colloque organisé par la Société de 1848 et par la Revue du XIXe siècle n’a bien entendu pas pour but de réhabiliter le coup d'État du 2 décembre 1851. Il ne s’agit pas non plus de s’inscrire dans une pratique exclusivement commémorative de la résist

    Annonce

    Ce colloque organisé par la Société de 1848 et par la Revue du XIXe siècle n’a bien entendu pas pour but de réhabiliter le coup d'État du 2 décembre 1851. Il ne s’agit pas non plus de s’inscrire dans une pratique exclusivement commémorative de la résistance au coup de force de Louis Napoléon Bonaparte. La remémoration est nécessaire et salutaire et le souvenir a été et est toujours un puissant facteur de solidarité, d’actions militantes et associatives. Nous voudrions en contrepoint réfléchir à la fois à l’histoire du coup d'État et de sa résistance telle qu’elle a été écrite et telle que nous pouvons aujourd’hui la repenser grâce aux renouveaux historiographiques autour des notions d’événement, de récit et d’acteurs de l’histoire.


    Programme provisoire


    Mercredi 28 novembre (9h45-18h00)

    À partir de 9h00 : Réception des participants autour d’un petit déjeuner.
    9h45 : Accueil et introduction générale du colloque : Jean-Luc MAYAUD

    ÉCRITURE DU COUP D’ÉTAT
    ET CONSTRUCTION DE L’ÉVÉNEMENT
    Présidence et introductions : Michèle RIOT-SARCEY
    Conclusions : Corinne SAMAYA-PERRIN

    Construction sociale et historique de l’événement
    Jean-Claude CARON : Face au coup d’État : construction et historicisation du Deux-décembre.
    Christophe VOILLOT : Écriture préfectorale et construction sociale de l’événement à propos de l’“ insurrection ” de Clamecy.
    Groupe d’analyse politique, Bernard LACROIX : Du coup de force au coup d’État. Contribution à l’étude du travail de mise en forme des événements du 2 décembre 1851.
    Conclusion ; discussions.

    L’écriture et le coup d’état, entre exil et histoire
    Sylvie APRILE : Faire vivre la République. Paroles et écrits des exilés au lendemain du coup d'État.
    Pierre SERNA : “ Dix siècles passés à genoux ne se corrigent pas en trois ans ”. Quinet devant les coups d'État des Napoléon.
    Nathalie RICHARD : [L’impact de 1851 sur l’écriture de l’histoire : Quinet et Mignet]
    Conclusion ; discussions.

    Enjeux et constructions de la mémoire
    Alain GARRIGOU : Mourir pour des idées. Les luttes d’interprétation de la mort d’Alphonse Baudin (1852-1868).
    Jacques NEEFS : Flaubert sous Napoléon III.
    Nathalie BAYON : L’héritage tronqué. La Seconde république et le coup d’État sous la plume d’un républicain opportuniste, Eugène Spuller.
    Conclusion ; discussions.


    Jeudi 29 novembre (9h30-18h00)

    NÉCESSITÉ, INTÉRÊT ET LÉGITIMATION DU COUP D’ÉTAT
    Présidence et introductions : Alain CORBIN
    Conclusions : Sophie WAHNISCH

    Production politique et sociale de la nécessité
    Jean-Yves MOLLIER : Le crime du 2 décembre, un événement annoncé, prédit, dénoncé et raconté avant qu'il n'ait eu lieu, ou le refus obstiné d'entendre les Cassandre.
    Anne GIROLLET : L’échec des dispositions constitutionnelles adoptées afin d’éviter un retour au césarisme.
    Jean-Claude BUSSIERE : Le coup d’État comme couronnement de l’élection.
    Alain PLESSIS : Les milieux d'affaire et la mort de la seconde république.
    Conclusion ; discussions.

    Production idéologique de l’intérêt
    Alice PRIMI : Le coup d’État : un espoir de progrès social et de régénération chrétienne.
    François FOURN : 1849-1851 : l’anticommunisme en France. Le spectre rouge.
    Philippe DARRIULAT : La place du sentiment national dans les propagandes républicaine et bonapartiste, une étude comparée (1848-1859).
    Conclusion ; discussions.

    Production fonctionnelle de légitimité
    Anthony PONCIER : La magistrature contre la République.
    Pierre LAGOUEYTE : Les magistrats du parquet face au coup d'État.
    Arnaud-Dominique HOUTE : La gendarmerie au miroir du Deux-décembre. Cochet de Savigny et la légitimation du coup d'État.
    Conclusion ; discussions.


    Vendredi 30 novembre (8h45-18h15)

    RENONCEMENTS, SILENCES ET FIN DES POSSIBLES
    Présidence et introductions : Sylvie APRILE
    Conclusions : Sandrine KOTT

    Héritages et renoncements
    Patricia BAUDOIN : Balzac et la République : chronique d’une mort attendue.
    Michèle HECQUET : Sand et les fins de la seconde république : rythmes et scansions du progrès social.
    Louis HINCKER : Veuves, fils et filles des “ victimes du 2 décembre ”. Réflexions sur l’héritage révolutionnaire au XIXe siècle à partir du cas parisien.
    Conclusion ; discussions.

    Continuités et fin des possibles
    Laurent CLAVIER & Jacques ROUGERIE : Entre révolution et coup d’État : production de la République et rapports à l’espaces.
    Michèle RIOT-SARCEY : La République, entre social et politique. Le socialisme utopique en question.
    Jacques ROUGERIE : L’association, après et au-delà de Décembre : une continuité progressive.
    Conclusion ; discussions.


    MILITANCES ET RÉSISTANCES : SOCIOLOGIE ET GÉOGRAPHIE
    Présidence et introductions : Jean-Luc MAYAUD
    Conclusions : Laurent DOUZOU

    Ressorts de la résistance
    Peter MCPHEE : La résistance au coup d'État et son explication.
    Christian ESTEVE : Liberté et droit de chasse : au cœur ou en marge de l’insurrection de décembre 1851 ?
    Conclusion ; discussions.

    Approches locales de la résistance
    Éric DARRIEUX : Territoires ardéchois dans l'insurrection de décembre 1851.
    Frédéric NEGREL : Un groupe de résistants anodins : la société secrète montagnarde d’Artignosc.
    Rémy CAZALS : Dix mille âmes, trente proscrits. Une petite ville industrielle en 1851.
    Conclusion ; discussions.


    Samedi 1er décembre (8h45-17h00)

    MILITANCES ET RÉSISTANCES : SOCIOLOGIE ET GÉOGRAPHIE (suite)

    Parcours de militances et sociologie d’engagements
    Claude-Isabelle BRELOT : Élites déclassées en résistance au coup d’État : une génération perdue ?
    Laurent LE GALL : Le Finistère après le 2 décembre 1851 : révolte impensable, résistance impossible, “ militant ” improbable ?
    Michel PIGENET : Devoir de mémoire et fidélité militante. Les noyaux rouges des villages berrichons aux lendemains de la répression de 1851.
    Annie BLETON-RUGET : Retour d'exil. Faire de la politique après le coup d'État.
    Conclusion ; discussions.


    REGARDS EXTÉRIEURS ET DESTINS DE 1851
    Présidence et introductions : Raymond HUARD
    Conclusions : Michel OFFERLE

    Réactions européennes
    Fabrice BENSIMON : Regards et réactions d’outre-Manche.
    Antonio DE FRANCESCO : Le coup d’État en Italie : réactions et conséquences
    Conclusion ; discussions.

    Ombres et destins de 1851
    Jean EL GAMMAL : Le coup d’État du 2 décembre au miroir des cultures politiques en France (fin XIXe-début XXe siècles)
    Jean GARRIGUES : De Boulanger à de Gaulle : “ souviens-toi du deux décembre ”.
    Brigitte GAÏTI : Le fantôme du Deux-décembre ou la question de la qualification du 13 mai 1958.
    Maurice AGULHON : Le spectre du Bonapartisme dans l’histoire du XXe siècle français.
    Conclusion ; discussions.
    Conclusion générale du colloque (collectif)




    Lieux

    • Lyon, France

    Dates

    • mercredi 28 novembre 2001

    Contacts

    • Laurent Clavier
      courriel : Laurent [dot] Clavier [at] ish-lyon [dot] cnrs [dot] fr

    Source de l'information

    • Jean-Luc Mayaud
      courriel : Jean-Luc [dot] Mayaud [at] ish-lyon [dot] cnrs [dot] fr

    Pour citer cette annonce

    « Comment meurt une République », Colloque, Calenda, Publié le mardi 05 juin 2001, http://calenda.org/186391