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    Publié le mardi 05 juin 2001 par Natalie Petiteau

    Résumé

    Colloque international sur l’histoire des relations culturelles en pays de montagne à la fin du Moyen Age D’une montagne à l’autre : études comparées Historiens et historiens de l’art ont maintes fois déploré la qualité— jugée médiocre et répétiti

    Annonce

    Colloque international sur l’histoire des relations culturelles en pays de montagne à la fin du Moyen Age
    D’une montagne à l’autre : études comparées

    Historiens et historiens de l’art ont maintes fois déploré la qualité— jugée médiocre et répétitive —, quand ce n’était pas l’absence de créativité, de la production artistique des régions de montagne à la fin du Moyen Age, tout en s’en étonnant. Il est vrai que l’on y trouve peu de grands artistes, peu de chef-d’œuvres comparables à ceux que produit l’Occident chrétien au même moment. Et d’aucuns ont proposé de voir dans l’absence de ville, foyers habituels du dynamisme artistique, une des raisons majeures de cette situation.

    En fait on peut se demander aujourd’hui si le problème est bien posé. Pourquoi faudrait-il juger la production artistique de régions de montagne, dont on s’attache par ailleurs à exalter les particularismes, à l’aune d’une production urbaine ? Car production il y a. Jamais on a autant peint dans les Alpes notamment qu’à partir de 1450. Ainsi, à y regarder de plus près, c’est-à-dire au niveau des communautés rurales, dont l’étude institutionnelle connaît un profond renouvellement historiographique, on s’aperçoit au contraire de l’existence d’un marché florissant, souvent spécialisé. Mais cette création foisonnante répond à des goûts et des besoins locaux. De plus, loin d’être unifiée, elle ne saurait être examinée
    en dehors d’un contexte géographique et historique précis.



    Consacré à l’histoire des relations culturelles en pays de montagne à la fin du Moyen Age, précisément à partir de l’étude de leur production artistique — majoritairement des peintures murales à sujet religieux — ce colloque qui associe étroitement historiens et historiens de l’art poursuit un double objectif :

    - montrer l’apport des sources iconographiques à un débat, qu’elles contribuent à renouveler

    - ouvrir le dialogue plus largement " d’une montagne à l’autre " entre les Alpes et les Pyrénées mais aussi entre les Alpes et les Abruzzes afin d’éclairer les différentes réponses apportées par l’œuvre d’art dans un milieu similaire, réputé difficile sinon hostile.

    Ce second aspect, plus original, fait sauter les cadres régionaux souvent étroits dans lequel on enferme le discours sur la production artistique ou la vie religieuse en pays de montagne. En fait ce n’est ni plus ni moins que l’identité culturelle d’un espace géographique particulier qui est en cause ici.

    L’ampleur de l’espace et de la chronologie (13e-16e siècles) pris en considération dans ce colloque impose de définir des axes de réflexion fédérateurs. Quatre ont été retenus, autour d’eux s’organise chaque demi-journée. D’abord seront envisagés les itinéraires d’artistes à travers quelques cas particulièrement révélateurs de cette mobilité des hommes, des modèles et des formes qui caractérise la production des régions alpestres. Dans un second temps, la réflexion portera sur la commande et les choix iconographiques qui pourront apporter les premiers éléments de réponse sur les préférences et les refus de ces communautés en matière d’image. Puis une large place sera accordée aux lieux du sacré (cadre, permanence, enjeux) dans une perspective comparatiste au cœur même du colloque. Enfin la dernière partie, intitulée identités religieuses, plus strictement historique voudrait porter l’interrogation sur une éventuelle spécificité des pratiques religieuses en régions de montagne. Il s’agit là d’une problématique nouvelle qui intéresse de plus en plus les historiens, et pas seulement les médiévistes, comme en témoignent les nombreuses manifestations scientifiques en préparation pour l’année 2002 " l’année de la montagne ". A cet égard, le colloque international de Grenoble devrait jouer un rôle pionnier.



    De toute évidence, un tel colloque pour lequel ont été sollicités non seulement des historiens reconnus sur le plan international en matière d’iconographie, Louise Bourdua, Neithard Bulst, Marco Picat, Jean-Claude Schmitt mais aussi des spécialistes du patrimoine, (surintendants, conservateurs, inspecteurs …), confrontés aux réalités du terrain, Helmut Stampfer, Elfi Rüsch, Marie-Claude Léonelli, s’adresse d’abord à un public universitaire d’enseignants chercheurs, de doctorants et d’étudiants avancés. Mais il ne devrait pas laisser indifférent ceux qui ont, à un titre ou à un autre, des responsabilités en matière de patrimoine, qu’il s’agisse de la conservation, de la restauration ou de la mise en valeur.



    On l’aura compris, il ne s’agit pas ici d’esquisser le bilan de plusieurs années de recherches — que conduit effectivement une équipe comme
    l’équipe PREALP sur les peintures murales des régions alpines depuis 1992, avec la constitution d’une base de données — mais bien de proposer de nouveaux axes de réflexion autour desquels cette équipe, européenne et interdisciplinaire, pourrait se restructurer. Outre le souci scientifique, légitime et nécessaire, de faire avancer la recherche dans un domaine encore neuf — la publication des Actes est justement prévue pour permettre la diffusion des résultats obtenus — ce colloque a aussi l’objectif théorique et stratégique de consolider l’équipe
    européenne PREALP qui en a pris l’initiative. Désormais installé à Grenoble depuis décembre 1999, le programme PREALP peut, en synergie avec d’autres équipes travaillant sur les Alpes dans le domaine des Sciences Humaines notamment au sein du CRHIPA, et en s’appuyant sur les premiers résultats fournis par l’essor de la banque de données, se consacrer son objectif de départ : l'étude des cultures et des sociétés alpines aux derniers siècles du Moyen Âge, à partir des sources iconographiques. Il apparaît donc nécessaire, dans ce nouveau contexte, de redéfinir quelque uns des axes de recherches initiaux. À cet égard, le colloque international " D’une montagne à l’autre. Etudes comparées " s’ouvre comme une promesse d’avenir.

    Lieux

    • Grenoble, France

    Dates

    • lundi 22 octobre 2001

    Mots-clés

    • Histoire médiévales, histoire de l'art médiévales, arc alpins

    Contacts

    • Dominique RIGAUX
      courriel : dominique [dot] rigaux [at] upmf-grenoble [dot] fr

    Source de l'information

    • Alain Monteil
      courriel : alain [dot] monteil [at] upmf-grenoble [dot] fr

    Pour citer cette annonce

    « D’une montagne à l’autre », Colloque, Calenda, Publié le mardi 05 juin 2001, http://calenda.org/186396