AccueilLes femmes dans la politique étrangère

*  *  *

Publié le jeudi 05 juillet 2001 par Natalie Petiteau

Résumé

APPEL A COMMUNICATION Les femmes dans la politique étrangère de la France du XXème siècle Etudes et témoignages Une journée d’études de l’HIRES (centre d’histoire des politiques et des régulations sociales) organisée par Yves Denéchère, M

Annonce

APPEL A COMMUNICATION

Les femmes dans la politique étrangère de la France du XXème siècle
Etudes et témoignages



Une journée d’études de l’HIRES (centre d’histoire des politiques et des régulations sociales)
organisée par Yves Denéchère, MCF en histoire contemporaine
avec le concours du programme angevin en sciences humaines 2H2S


Maison des Sciences humaines, Université d’Angers
Samedi 21 septembre 2002


La place des femmes dans la politique étrangère de la France a été très peu - voire pas du tout - étudiée par les chercheuses et les chercheurs qui s’intéressent à l’histoire des femmes ou à l’histoire des relations internationales. Cette journée d’études est organisée dans le but de susciter des pistes de recherche novatrices croisant deux champs historiques qui s’ignorent trop souvent. Il est également fait appel aux témoignages d’actrices et d’acteurs qui permettront de mieux saisir la réalité de l’objet d’étude.


Au début des années 1980, seulement 0,5 % des Ambassadeurs de France (dignité) et des ministres plénipotentiaires français étaient des femmes. Aujourd’hui, elles ne sont encore que 5 %. En revanche, 62 % des secrétaires administratifs du Quai d’Orsay sont des femmes. Ces chiffres posent la question de la féminisation du personnel des Affaires étrangères. Quels sont les progrès qui ont été réalisés au cours du XXème siècle ? Quels ont-été les facteurs qui ont freiné cette évolution et qui font que les Affaires extérieures demeurent une des administrations les moins féminisées ? Quelles sont les explications avancées et les raisons réelles de ce retard ? Comment expliquer la quasi-fermeture aux femmes de certains grades et de certaines fonctions ?

Depuis l’entrée de Suzanne Borel au Quai d’Orsay en 1930, le rôle des femmes dans les rouages de la « machine diplomatique » a évolué. En 1945, les femmes ont obtenu le droit d’accès aux postes extérieurs mais il faut attendre 1972 pour que Mademoiselle Campana devienne la « première ambassadeur » de France dans un pays étranger (le terme féminisé “ambassadrice” n’apparaît dans l’Annuaire diplomatique qu’en 1999, et uniquement pour les femmes nommées depuis 1998). Quelles ont été les adaptations nécessitées par la nomination de femmes ambassadrices (protocole, uniforme, place de l’époux, etc.) ? Depuis les années 1970, quels sont les consulats et les ambassades qui ont été confiés à des femmes ? Dans quels pays et pour quelles raisons ? Enfin, quel est le rôle des femmes dans la prise de décision diplomatique ? Cette question nécessite l’étude des responsabilités assumées par les femmes dans l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères.

La politique européenne de la France apparaît comme un domaine davantage ouvert aux femmes. Mmes Scrivener, Cresson, Veil, Guigou et Fontaine ont exercé ou exercent aujourd’hui des responsabilités de premier plan dans les ministères, à la Commission européenne de Bruxelles et au Parlement européen de Strasbourg. N’est-ce pas parce que l’engagement européen apparaît nettement secondaire aux hommes politiques français que les femmes ont pu davantage trouver leurs places dans ces institutions ? On constate également que les femmes sont relativement plus nombreuses à représenter la France auprès d’organisations internationales qu’auprès des Etats. L’UNESCO en est le meilleur exemple. Là encore, il faut chercher les explications.

Depuis la première nomination d’une ambassadrice étrangère en France, comment peut-on caractériser l’attitude du Quai d’Orsay et des dirigeants français à l’égard des représentantes de pays étrangers en France ? Cela peut nous mener à une comparaison internationale. Au cours du siècle écoulé, les femmes participent t-elles davantage aux affaires extérieures dans d’autres pays, européens notamment ? Rappelons que ce sont la Hongrie et la Russie soviétique qui nomment les premières ambassadrices : Rosika Schwimmer en 1918 et Alexandra Kollontaï en 1922. La Suède reçoit en 1937 Isabel de Palencia, l’ambassadrice du gouvernement légal espagnol, et en 1955 envoie Alva Myrdal pour la représenter en Inde…

Beaucoup d’autres questions peuvent encore présenter des problématiques nouvelles sur la place des femmes dans la politique étrangère de la France au XXème siècle, en voici quelques-unes, mais la liste reste bien entendu ouverte :

- Dans quelle mesure, les combats féministes nationaux et transnationaux ont-ils pu exercer une pression sur la définition et la conduite de la politique extérieure française ?
- Sur le plan international, quel a été le discours français sur l’égalité et la parité hommes/femmes ? Par qui et comment a t-il été porté ? Supporte t-il la confrontation avec ce qui se vivait alors en France ?
- Comment peut-on analyser l’image de la “femme-diplomate” véhiculée par les médias français au cours du XXème siècle, des commentaires de presse de l’entre-deux guerres jusqu’aux publicités et fictions télévisées actuelles ?
- Etc.


Comité scientifique : Jean-Claude Allain, Christine Bard, Elisabeth Du Réau, Françoise Gaspard, Jean-Luc Marais, Jacques-Guy Petit, Marie-Pierre Rey.


Cette journée d’études bénéficie du soutien du ministère des Affaires étrangères.


Les propositions de communications (comportant un titre, un résumé d’une page et un CV succinct) sont à envoyer avant le 15 février 2002 à :


Yves Denéchère
Maison des Sciences Humaines
2, rue Alexandre Fleming
49 066 ANGERS CEDEX 01

pour tout renseignement complémentaire :
yves.denechere@univ-angers.fr


__________________

Lieux

  • Angers, France

Dates

  • vendredi 15 février 2002

Source de l'information

  • yves denéchère
    courriel : yves [dot] denechere [at] univ-angers [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les femmes dans la politique étrangère », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 05 juillet 2001, http://calenda.org/186436