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Carnets de bord, nouvelle revue de sciences humaines

Carnets de bord, revue de jeunes chercheurs en sciences humaines, n° 1, juin 2001:
"Parcours de thèses"

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Publié le samedi 28 juillet 2001 par Natalie Petiteau

Résumé

Revue pluridisciplinaire semestrielle, Carnets de bord a pour objectif de stimuler et de valoriser la dimension réflexive et provisoire des divers aspects de la construction des objets de connaissance. La revue se veut un espace d'ouverture, de réflexion

Annonce

Revue pluridisciplinaire semestrielle, Carnets de bord a pour objectif de stimuler et de valoriser la dimension réflexive et provisoire des divers aspects de la construction des objets de connaissance. La revue se veut un espace d'ouverture, de réflexion et d'analyse du travail scientifique et littéraire en acte, ainsi qu'un lieu d'échanges entre jeunes chercheurs. La revue sollicite autant les contributions dites théoriques que celles prenant appui sur l'empirie. Le dossier thématique du numéro 1 (printemps 2001) est consacré aux " Parcours de thèses ".

L'Association Carnets de Bord

L'association Carnets de Bord cherche à promouvoir les échanges et les activités entre jeunes chercheurs. Pour toute demande d'information, ainsi que pour les conditions d'envoi de manuscrits et de publication, s'adresser à :

Association Carnets de Bord
Département de Sociologie
Uni-Mail
Boulevard du Pont-d'Arve 40
1211 Genève 4
E-mail : carnets-de-bord@socio.unige.ch

Dans le n° 1 de juin 2001 :


Dossier & entretien : " Parcours de thèses "
- Anne Dupanloup : " Un inestimable parcours du combattant "
- Pierre Verdrager : " La thèse au jour le jour : sociographie d'une recherche "
- Cristina Ferreira : " Homosexualité et filiation : considérations à partir d'une controverse intellectuelle "
- Claudine Burton-JeanGros : " Entretien avec Mary Haour-Knipe "

Divers
- Lorena Parini : " Quel avenir institutionnel pour les études genre ? "
- Marc Berthod : " La comparaison comme principe métaphorique de l'anthropologie "

Compte-rendus
- Marco Cicchini : Les Douze Heures noires. La nuit à Paris au XIXe siècle de Simone Delattre
- Raphaël Hammer : Sociologie de la bourgeoisie de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

Prochains dossiers thématiques :


Sciences et pathologies
Questionner les fondements des sciences humaines et leur pluralité discursive suppose de s'interroger sur les normes implicites à l'œuvre dans la problématisation du réel. Dans leur activité d'analyse et de recherche, les sciences humaines et sociales tendent à se construire et à développer leur discours autour d'un contre-modèle latent, comme si une forme de pathologie en " contrepoint " agissait partiellement en tant que vecteur épistémique sous-jacent. Et lorsque l'indésirable est explicite - l'échec scolaire, la morbidité, les inégalités sociales, la déviance - c'est la norme positive bornant l'horizon normal qui est occultée, comme s'il était plus aisé de stigmatiser un état négatif plutôt que de définir et mettre en évidence le désirable, d'autant plus lorsque prennent place une ambition réparatrice, une volonté du juste.
Quels sont alors les pôles manifestes et latents structurant les regards des sciences humaines ? Quels sont les formes et les mécanismes de l'impensé normatif ? Quels idéaux sous-jacent y sont révélés et quels " remèdes " ou solutions renvoient à ces non-dits ? Ces implicites transcendent-ils les disciplines ?

L'utilité et les sciences humaines
La question de l’utilité sociale de l’activité scientifique est une interrogation récurrente à laquelle le chercheur en sciences humaines est particulièrement confronté. Les sciences humaines doivent-elles servir à quelque chose, ou à quelqu’un ? Ou bien ne sont-elles « que » nécessaires ? Scientificité et demande sociétale sont-elles compatibles ? L’ « utilité » sociale de la recherche appliquée trahit-elle la posture objective, la neutralité axiologique ? Comment en tracer la ligne de démarcation ? Est-elle de nature épistémologique, idéologique ou simplement chronologique ? Quels procédés intellectuels suppose le passage entre recherche fondamentale et orientée ?

Fois
Lorsque le chercheur entretient un double et intense rapport à son objet, notamment du point de vue de ses croyances, la problématique wéberienne de vigilance épistémologique se pose : comment concilier une foi intellectuelle d’ordre scientifique et une foi intellectuelle d’ordre idéologique (au sens large) ? Comment négocier la tension entre la volonté de problématiser l’objet de la foi et le risque de désenchantement lié au travail analytique ? Comment concilier l’exigence de distanciation scientifique et l’investissement affectif propre à une foi (religieuse, politique, esthétique) ? Quels sont les effets de la cohabitation de Fois plurielles sur l’identité de l’intellectuel ?

Dates

  • samedi 28 juillet 2001

Contacts

  • Cristina Ferreira
    courriel : carnets-de-bord [at] socio [dot] unige [dot] ch

Source de l'information

  • Thomas Parisot
    courriel : parisot [at] fabula [dot] org

Pour citer cette annonce

« Carnets de bord, nouvelle revue de sciences humaines », Informations diverses, Calenda, Publié le samedi 28 juillet 2001, http://calenda.org/186448