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    Les ateliers M2S3

    Les Ateliers de Modélisation et de Méthodes Statistiques en Sciences Sociales

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    Publié le vendredi 05 octobre 2001 par Olivier Tur

    Résumé

    Créés à l'initiative de membres du LASMAS, ces ateliers s'adressent aux personnes travaillant sur des données quantitatives en sciences sociales. Ils ont pour objectif de leur permettre d'exposer leurs difficultés, de rencontrer des interlocuteurs, d'écha

    Annonce

    Créés à l'initiative de membres du LASMAS, ces ateliers s'adressent aux personnes travaillant sur des données quantitatives en sciences sociales. Ils ont pour objectif de leur permettre d'exposer leurs difficultés, de rencontrer des interlocuteurs, d'échanger sur des méthodes et de confronter différents points de vue afin de développer - indépendamment de l'utilisation d'un logiciel particulier - les recherches sur des modèles pour traiter des données en sciences sociales, les comparaisons de méthodes statistiques et l'aide à l'interprétation des résultats.

    Les réunions sont ouvertes à toutes les personnes qui le souhaitent, utilisateurs de données, statisticiens-mathématiciens, chercheurs, ingénieurs et étudiants à partir du DEA. À l'occasion, des collègues étrangers particulièrement compétents sur l'un ou l'autre des sujets, y seront conviés. Le cadre de ces réunions est plutôt informel et les participants doivent se sentir libres d'y exprimer leurs difficultés et/ou d'y avancer des solutions même incertaines.

    Elles auront lieu une fois par mois en dehors des vacances scolaires, le mardi de 10h à 12h, salle 255 à l'IRESCO

    Pour toutes demandes de précision contacter Marion Selz (01 40 25 11 99)


    Calendrier prévisionnel


    Mardi 30 octobre 2001
    Mardi 27 novembre 2001
    Mardi 29 janvier 2002
    Mardi 26 février 2002
    Mardi 26 mars 2002
    Mardi 30 avril 2002
    Mardi 28 mai 2002
    Mardi 25 juin 2002

    Le programme sera établi au fur et à mesure de l'année en tenant compte des demandes et propositions d'exposés des participants.


    Programme


    Atelier du 30 octobre 2001 :


    "Les modèles linéaires hiérarchiques: aspects théoriques et application à deux exemples."

    Cette séance sera animée par Marc Le Vaillant (CREGAS - INSERM U.537) ; elle sera suivie d’une autre séance le 27 novembre sur le même sujet (appelé aussi « analyse multi-niveaux) » animée par Tom Snijders (Pays-Bas).»

    La portée inférentielle des résultats obtenus dans le cadre du modèle linéaire généralisé (régression linéaire multiple, régression logistique, modèle log-linéaire etc...) est soumise de façon essentielle à la satisfaction de l'hypothèse d'indépendance des observations de l'échantillon d'étude. La modélisation de données présentant une structure sous jacente (données multi-centriques, données géographiques etc...) nécessite de remettre en cause cette hypothèse afin de tenir compte des corrélations liant les individus appartenant à une même entité institutionnelle ou géographique.
    Le séminaire consistera d’abord en un exposé des principes du modèle mixte utilisé pour la modélisation de ce type de données. Deux exemples seront ensuite développés illustrant l’usage de ce modèle dans le traitement des données présentant une structure hiérarchique (données emboîtées), ces cas concrets couvrant les deux situations les plus fréquemment rencontrées dans la pratique de ces modèles : 1) la recherche d’effets de milieu quand les données modélisées concernent une population d’individus appartenant à des unités différentes 2) la recherche d’effets temporels quand le travail de modélisation porte sur le suivi longitudinal d’individus.


    Atelier du 27 novembre 2001 :


    "L'analyse multiniveau en sciences sociales : problèmes et applications"

    Séance animée par Tom A.B. Snijders, University of Groningen, Hollande

    Les techniques d'analyse multiniveaux sont de plus en plus fréquemment utilisées lorsque les données traitées présentent une structure hiérarchique naturelle ; par exemple, des individus imbriqués dans des groupes. Toutefois, elles sont aussi très utiles dans des cas a priori moins évidents, tels que l'analyse longitudinale ou de panels, l'étude de courbes de croissance ou les méta-analyses. Les modèles ont été généralisés et peuvent à présent être appliqués à des variables dichotomiques ou des proportions dans un contexte multivarié où les interactions peuvent être simples ou emboîtées.
    Cet atelier permettra de se familiariser avec les notions essentielles de ce type d'analyse. On y abordera des questions telles que :
    - quand et pourquoi utiliser cette technique de régression,
    - comment éviter quelques erreurs d'interprétation des résultats,
    - qu'est-ce qu'un coefficient de régression aléatoire,
    - pourquoi est-il intéressant de faire une hypothèse d'aléa sur ce coefficient ?


    Atelier du 29 janvier 2002


    "L'analyse multiniveau : confrontation entre sociologues, géographes, économistes, statisticiens... autour d'un cas : modélisation du prix de transactions foncières en Côte d'Or"

    Avec la participation de Lena Sanders et Hélène Mathian (Géographie-Cités, CNRS), Arnaud Bringé (INED), Marc Le Vaillant (CREGAS - INSERM U.537) et Pierre Wavresky (Economie et Sociologie Rurales, ENESAD, INRA)


    Atelier du 12 mars 2002


    "Enquêtes Répétées et Pseudo-Panélisation : Principes et Applications"
    Séance animée par François Gardes (Professeur à Paris I - ENSAI - INSEE à Rennes)

    Les enquêtes fournissent un matériau statistique considérable et indispensable au test d’hypothèses en sciences sociales. Deux défauts majeurs biaisent cependant les estimations :
    1) Un biais d’endogénéité apparaît souvent, lié à l’importance du résidu dans la variance du phénomène analysé (la part de la variance expliquée dans la variance totale ne représente en effet souvent qu’un faible pourcentage, alors que les estimations sont significatives). Ce biais est souvent lié à une corrélation des résidus permanents avec certaines variables explicatives, corrélation faussement annulée par les procédures d’estimation. Ce résidu permanent peut être estimé ou contrôlé sur des données de panel.
    2) La causalité n’est pas facile à établir sur des données transversales (voir par exemple les discussions récentes de Heckman, conférence Nobel, Angrist, Handbook of Labor Economics, Manski, Identification in the Social Sciences). De nouveau la dimension temporelle apparaît essentielle.

    En l’absence de panel, il est possible d’utiliser des enquêtes répétées pour constituer des individus typiques qui seront appariés d’une enquête à une autre, et de disposer ainsi d’un panel synthétique.
    Le plan de l’exposé, largement constitué d’exemples d’application, sera le suivant :
    1) Intérêt des données de panel : aspects théoriques, exemples.
    2) Les pseudo-panels : définition, comparaison à une estimation sur panel (exemple), problèmes techniques d’estimation (critères de cellulage, erreurs de mesure, hétéroscédasticité).
    3) Autres procédures d’appariement (survol rapide).


    Atelier du 26 mars 2002


    Quelques exemples d'utilisation des panels européens
    Séance animée par Marie-Odile Lebeaux (Ingénieur LASMAS-IdL Caen) et Alain Degenne (Directeur de Recherche LASMAS-IdL Caen).


    Atelier du 30 avril 2002


    "Exemple d'application des modèles de Structure de Covariance (LISREL : Linear Structural Relations) : La théorie Trait/Etat en psychopathologie".
    Cette séance sera animée par F. Pérez-Diaz Ingénieur de Recherches CNRS UMR7593 "Vulnérabilité, Adaptation et Psychopathologie".

    Sera présentée une formalisation mathématique de la théorie Trait/Etat (Trait = trait de caractère permanent ; Etat = état momentané) en psychopathologie qui consiste essentiellement à partager la source de variation d'un phénomène psychologique en vulnérabilité permanente des sujets d'une part, et adaptation circonstancielle à une contrainte extérieure, de l'autre. Les méthodes structurelles ou LISREL sont un type d'analyse multi variée faisant une synthèse réussie des analyses factorielles (utilisation des variables latentes), des analyses de régression multiple (explication des variables dépendantes par des prédicteurs) et des analyses de pistes causales (modélisation des relations entre un ensemble de variables). Elles permettent la mise en oeuvre et la vérification de ces modèles.


    Atelier du 28 mai 2002


    "Réflexions sur les enquêtes auprès de « populations difficiles à atteindre » et sur des « sujets sensibles » "
    Cette séance sera animée par Marie-Ange Schiltz, (Ingénieur de Recherche CNRS, CAMS-CERMES)

    Souvent caractérisées par un comportement déviant ou un attribut disqualifié, les « populations difficiles à atteindre » renvoient à des groupes minoritaires, cachés, marginaux, stigmatisés… qui échappent généralement à l’activité de la statistique de l’Etat. De ce fait, la technique de l’échantillonnage aléatoire est difficile à mettre en œuvre à moins de sur-dimensionner l’échantillon ou de déplacer l’unité d’observation en passant d’un échantillonnage des individus à un échantillonnage des actes. Ce type d’approche étant très onéreux, leur coût implique un sujet suffisamment institué pour attirer des financements et mobiliser des énergies. Par ailleurs, les interrogations sur des populations socialement fragiles et marginales sont souvent liées à des sujets dits « sensibles ». Quand la sociologie parle de déviances, stigmates, acceptation de soi, de luttes pour le classement, de mots pour le dire, la statistique évoque des « populations difficiles à atteindre » aux contours fluctuants selon les critères d’inclusion et des « sujets sensibles » susceptibles d’entraîner des refus de réponse ou pire des réponses fallacieuses. Pour l’individu interrogé comme pour le chercheur, la tension entre le dire et le maintien du secret est au centre des préoccupations. Lors de sa mise en place, l’observation statistique multiplie les précautions - mélangeant les règles éprouvées aux recettes originales - afin d’améliorer la fiabilité des données et la qualité des résultats. Dans ce cas, évaluer les biais d’échantillonnage, les marges d’erreurs, brosser les contours de la « population cachée », examiner la fiabilité des réponses fonde la validité des conclusions. Ces divers points seront étudiés en prenant pour exemple la « population » des homosexuels, sa progressive prise en compte dans l’activité statistique en France. Après un inventaire des études sur le sujet et des techniques usitées (échantillon surdimensionné, échantillon des actes, sondage sur quotas, technique de capture et recapture, recrutement par boule de neige sur la base de quotas, réponses de volontaires, corpus de circonstance,…), l’intervention se concentrera sur les possibilités et les limites de chaque approche.


    Atelier du 25 juin 2002

    "Théorie des sondages et méthodesd'enquêtes"
    Cette séance sera animée par Benoit Riandey, directeur du Centre Quetelet.

    10h à 12h30
    Exposé pédagogique: Théorie des sondages à l'usage du plus grand nombre (aucun prérequis).

    14h-16-30
    Les enquêtes sur les sujets sensibles de l'INED: méthodes et discussion.


    Atelier du 29 octobre 2002

    "Aide au traitement des questions ouvertes dans les enquêtes"
    Cette séance sera animée par Ludovic Lebart (ENST)

    Lieux

    • Paris, France

    Dates

    • mardi 30 octobre 2001

    Mots-clés

    • atelier, modélisation, sciences sociales, LASMAS, IRESCO

    Contacts

    • Marion Selz
      courriel : selz [at] iresco [dot] fr

    Source de l'information

    • Site Web de l'Iresco
      courriel :

    Pour citer cette annonce

    « Les ateliers M2S3 », Séminaire, Calenda, Publié le vendredi 05 octobre 2001, http://calenda.org/186569