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    Techniciens et sociétés

    Techniciens et sociétés : groupes professionnels et catégories sociales

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    Publié le dimanche 28 octobre 2001 par Olivier Tur

    Résumé

    ECOLE DES HAUTES ETUDES EN SCIENCES SOCIALES Année universitaire 2001-2002 André Grelon, directeur d'études avec André Thépot, professeur émérite à l'Université de Paris-X Programme du premier trimestre

    Annonce

    ECOLE DES HAUTES ETUDES EN SCIENCES SOCIALES
    Année universitaire 2001-2002


    André Grelon, directeur d'études
    avec André Thépot, professeur émérite à l'Université de Paris-X


    Programme du premier trimestre


    Techniciens et sociétés
    Groupes professionnels et catégories sociales


    Lundi de 17 h à 19 h (EHESS, salle 12, 105 bd Raspail), à partir du 5 novembre.



    On reprendra cette année l’étude historique des ingénieurs français entreprise tout au long de l’année universitaire dernière. On examinera les grandes étapes qui marquent une transformation profonde de ce groupe professionnel : l’entre-deux-guerres, les difficultés sectorielles et l’émergence des cadres ; la période de l’occupation, les choix idéologiques à faire et les problèmes de maintien de l’outil industriel ; la phase de reconstruction des années 50 ; l’évolution économique des années 60 et les transformations managériales.
    Toutefois, une large place sera laissée également aux résultats les plus récents des recherches : c’est ainsi que durant les trois trimestres, on rendra compte de colloques importants qui donnent des éclairages nouveaux sur la population étudiée ; et dès ce mois de novembre, une présentation de la grande enquête socio-économique du Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France sera proposée par les chercheurs qui l’ont menée de bout en bout.

    5 novembre 2001
    Depuis deux ans un programme original de recherche a été mis en œuvre sur le thème général « Ingénieurs et sociétés dans le Maghreb contemporain » à l’initiative d’Eric Gobe, chercheur à l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain de Tunis. Les participants à ce programmes sont issus des pays du Maghreb, Algérie, Maroc, Tunisie, et de France. De quel rôle emblématique l’ingénieur a-t-il été investi au moment des indépendances ? Quels liens peut-on établir entre les ingénieurs des pays du Maghreb et les ingénieurs et techniciens de la période coloniale ? Quelle place les femmes ont-elles prises dans ce groupe socio-professionnel ? Quelles sont les questions qui se posent actuellement en terme d’insertion professionnelle et de carrière dans les différents secteurs économiques ? Quelles destinées professionnelles en fonction de l’origine scolaire (est-il équivalent d’être sorti d’une grande école française ou d’une école d’ingénieurs dans un des trois pays concernés ?) ? Tels sont quelques uns des axes d’investigation qui ont été discutés et pour lesquels des travaux spécifiques ont été entrepris, des enquêtes ad hoc réalisées. Une rencontre des participants à ce programme se tenant à Alger fin octobre, on rendra compte des résultats déjà obtenus, des points d’achoppement comme des pistes nouvelles qui se dessinent.

    12 novembre 2001
    Chantal Darsch, chargée d’études au CEFI (Comité d’études sur les formations d’ingénieurs) présentera la dernière enquête sur les ingénieurs réalisée pour le Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France. Depuis plus de 40 ans, les associations d’ingénieurs diplômés font des enquêtes régulières auprès de leurs membres afin de préciser les contours socio-professionnels de ce groupe, avec un intérêt constant pour leurs revenus. Cette année, les thèmes abordés sont plus divers : catégorie socio-professionnelle des parents, présence d’une ligne d’expertise à côté de la ligne hiérarchique, mobilités professionnelles (à ce stade, seules les mobilités inter-fonctionnelles ont été inventoriées), création d’entreprise, travail à l’étranger, mise en place de la RTT. L’exploitation de l’enquête sur l’emploi 2000 de l’INSEE permet d’intéressantes comparaisons avec l’ensemble de la population des ingénieurs et cadres techniques (plus de 900 000 personnes contre un peu moins de 500 000 ingénieurs diplômés).

    19 novembre 2001
    Sébastien Roux, chef de la division "Marchés et Stratégies d'Entreprise" à l’INSEE, et Loïc Le Pellec, DESS Paris I, présenteront une exploitation particulière de la dernière enquête du CNISF sur les déterminants des rémunérations des ingénieurs diplômés. Les rémunérations annuelles des ingénieurs diplômés sont dispersées : elles varient de 196 KF pour les 10% les moins rémunérés à 600 KF pour les 10% les plus rémunérés. L’utilisation de la technique d’analyse de la variance permet de caractériser cette dispersion en fonction des variables explicatives disponibles dans l’enquête sur les ingénieurs, parmi lesquelles figurent notamment, le sexe, l’expérience sur le marché du travail, l’école de formation, etc. Les principaux résultats auxquels nous parvenons sont les suivants : les déterminants les plus importants des salaires sont l’expérience et l’école de formation. Néanmoins, même si ces éléments ont un effet quantifiable sur les salaires, l’effet des caractéristiques personnelles non prises en compte par le modèle d’analyse de la variance reste important. Les enquêtes successives ont permis de constituer des pseudo-cohortes : groupes d’ingénieurs appartenant aux mêmes écoles et aux mêmes promotions. Cela rend possible le suivi des évolutions de salaires, celui des carrières ainsi que l’examen du rôle de l’école d’origine sur la carrière.

    26 novembre 2001
    Les 15 et 16 novembre se sera tenu à Nancy un colloque organisé à l’occasion du centième anniversaire de l’Institut électrotechnique de Nancy (IEN), devenu depuis l’Ecole nationale supérieure d’électricité et de mécanique (ENSEM). Cette institution comme les autres écoles d’ingénieurs de Lorraine avait déjà fait l’objet d’une première étude qui a donné lieu à publication (Des ingénieurs pour la Lorraine, XIXe-XXe ss., Ed. Serpenoise, Metz, 1998). Cette célébration aura permis de rassembler des chercheurs de différents pays pour aller plus avant dans l’analyse de ce type d’institution, l’ENSEM étant alors prise comme un exemple privilégié. Les thématiques développées pour cette rencontre sont les suivantes : les conditions de la naissance des enseignements de l’électrotechnique et leur formalisation dans des institutions ad hoc à partir de plusieurs exemples internationaux (Belgique, Allemagne, Espagne, Québec) ; la constitution du corps enseignant et sa structuration progressive dans le cadre de la (re)naissance des universités en France, au tournant du siècle ; le rôle pionnier de certains professeurs dans l’établissement et le renforcement de disciplines nouvelles ; l’analyse de l’évolution du contenu des cours lié aux avancées scientifiques d’une part, et aux transformations de la profession d’ingénieur électricien d’autre part ; l’apport des étudiants étrangers à l’essor de l’institution ; les relations de l’école avec son environnement social et industriel. On rendra compte de quelques uns des travaux de ce colloque

    3 décembre 2001
    Irina Gouzévitch (Centre Alexandre Koyré, EHESS) et Dimitri Gouzévitch (Centre d’études du Monde russe, EHESS) présenteront une recherche en cours dont un des axes aura été exposé au colloque de Nancy des 14 et 15 novembre. Dès sa création, en 1901, l’Institut électrotechnique de Nancy s’est ouvert aux étrangers. Les premiers étudiants étrangers y apparaissent, en effet, à partir de l’année suivante et leur flux, toujours croissant, ne tarit plus durant le siècle de l’existence de l’établissement. Les ressortissants de la Russie y sont particulièrement nombreux, surtout entre 1902 et 1940. Les étudiants polonais y constituent, eux aussi, un groupe d’étrangers non négligeable. Tenter un portrait collectif des étudiants russes et polonais de l’Institut électrotechnique de Nancy est l’objectif proposé dans cette communication. Une telle étude est intéressante de plusieurs points de vue. D’une part, elle permet de faire acte du rayonnement international de l’institution. D’autre part, elle permet d’inscrire ce phénomène dans le contexte plus large de la politique que le gouvernement français a mené sur le long terme à l’égard de la migration scolaire et de mieux se rendre compte des fluctuations conjoncturelles de cette politique sur quatre décennies. Dans ce cadre, une comparaison avec d’autres établissements techniques français, parisiens et provinciaux, s’impose, appuyée, notamment, sur les résultats des enquêtes menées par les auteurs auprès des institutions techniques telles que le CNAM, l’Institut électrotechnique de Toulouse ou l’École de chimie de Mulhouse. Enfin, cette étude a ceci d’opportun qu’elle s’ouvre sur plusieurs chantiers de recherche qui intéressent aujourd’hui les chercheurs français et étrangers travaillant dans les domaines aussi variés que l’histoire des enseignements techniques et des politiques scolaires dans les pays concernés, l’histoire de l’émigration russe et polonaise, les études du genre, etc.



    10 décembre 2001
    La première Guerre Mondiale avait révélé ou confirmé la place essentielle des ingénieurs dans l’organisation de la production. Les difficultés de l’entre-deux-guerres, la désorganisation de l’économie et de la société incitent les ingénieurs à se poser en artisans de la rénovation et conduisent les hommes politiques à faire appel à ces nouvelles élites. Autour d’hommes comme Jean Coutrot ou Ernest Mercier se constituent des groupes de réflexion ou d’action.

    17 décembre 2001
    L’augmentation du nombre des ingénieurs, la diversification de leurs fonctions et de leurs compétences ne va pas sans poser des problèmes durant l’entre-deux-guerres : problèmes de reconnaissance sociale et professionnelle, problèmes de rémunération, problèmes de stabilité d’emploi. Ces difficultés sont exacerbées par l’inflation et la crise : elles culminent en 1936. Une des traductions de ce malaise est un renforcement significatif du syndicalisme des ingénieurs.

    Lieux

    • Paris, France

    Dates

    • lundi 05 novembre 2001

    Mots-clés

    • techniciens, société, ingénieurs, entreprise, économie

    Contacts

    • André Grelon
      courriel :
    • André Thépot
      courriel :

    Source de l'information

    • Site Web de l'Iresco
      courriel :

    Pour citer cette annonce

    « Techniciens et sociétés », Séminaire, Calenda, Publié le dimanche 28 octobre 2001, http://calenda.org/186633