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La régulation sociale entre l'acteur et l'institution

Pour une problématique historique de l'interaction

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Publié le vendredi 07 décembre 2001 par Natalie Petiteau

Résumé

Colloque international organisé par le Centre d'histoire des régulations sociales Montréal, printemps 2003 (22-23 mai) L'analyse historique des techniques de maintien de l'ordre et de disciplinarisation, des modes de gestion de la pauvreté e

Annonce


Colloque international organisé par le Centre d'histoire des régulations sociales


Montréal, printemps 2003 (22-23 mai)

L'analyse historique des techniques de maintien de l'ordre et de disciplinarisation, des modes de gestion de la pauvreté et des inégalités, des instances de résolution des différents problèmes sociaux a subi depuis quelques années des inflexions majeures. Ce vaste champ de recherche, naguère dominé par la notion de "contrôle social", a vu apparaître depuis une vingtaine d'années toute une série d'études insistant plutôt sur la dynamique des acteurs, sur l'autonomie et les capacités de réaction et d'initiative des populations ciblées par les institutions dites de "contrôle social".
Dans ce contexte un écart de plus en plus grand s'est développé entre les chercheurs s'intéressant aux stratégies populaires, et ceux qui s'attachaient à étudier les institutions de prise en charge. Nous pensons qu'il est grand temps de franchir ce fossé et de proposer un dialogue scientifique constructif entre les tenants de ces différentes perspectives analytiques. Il en va d'une meilleure compréhension des modes historiques de régulation sociale permettant de penser la conjoncture actuelle. Trois dimensions du problème nous semblent particulièrement importantes:
1. La dimension normative. La production, diffusion et application d'un ensemble normatif donné est au cœur des modes de prise en charge des problèmes sociaux, non seulement du côté de l'institutionnalisation de ces problèmes mais aussi du côté de l'acteur. De fait, il est important de réfléchir non seulement sur les conventions qui président à un mode donné de prise en charge, à la fois du côté des acteurs et de l'institution, mais aussi aux relations complexes et souvent contradictoires entre ces divers univers normatifs. En effet, la norme s'efforce d'immobiliser le temps sous ses injonctions formelles, de créer une régularité comportementale durable au sein de la temporalité des sociétés.


2. La question du pouvoir. La notion de pouvoir, dans toute sa complexité, demande ici à être approfondie, ne serait-ce que pour mieux saisir le rapport (inégalitaire et multidirectionnel) présent au sein du développement des services sociaux, des programmes de santé et des politiques pénales. Il faut aussi interroger la réalité complexe des mesures sociales et des formes d'institutionnalisation. Ces dernières se présentent comme des instances de création d'infra pouvoirs mêlant inexorablement la pratique quotidienne au processus de reconstruction de la norme.


3. La permanence du conflit. Toute tentative d'affronter les mille malheurs générés par une société inégalitaire, qu'elle soit issue des dominés ou des dominants, se réalise et se diffuse dans le conflit. Conflit évidemment entre les projets et attentes des réformateurs, instigateurs de politique, et ceux des populations qui en sont les cibles,. Mais conflit aussi au sein même des intervenants, familles pauvres, professionnels de l'intervention, direction et personnels des institutions, instances politiques et décisionnelles. L’omniprésence du facteur conflictuel donne à la régulation des problèmes sociaux sa richesse, son imprévisibilité et sa complexité.


Nous invitons tous ceux qui ont travaillé sur ces problématiques, selon des perspectives disciplinaires diverses, à venir participer à cet échange en nous proposant des thèmes pertinents d'exposés. Les thèmes permettant d'approfondir les questions ci-haut énoncées seront retenus. Le comité d'organisation a entrepris les démarches nécessaires de demande de subvention en vue de défrayer au moins une partie des coûts de déplacement et de logement des conférenciers et conférencières. Enfin, les actes du colloque feront l'objet d'une publication. Les contributions en anglais ou en français sont les bienvenues.


Toute proposition de communication devra comporter un titre, un résumé de 150 mots et un curriculum vitae abrégé de l'auteur. Elle devra être envoyée sous une des formes suivantes:
1. Par courriel à chrs@uqam.ca
2. Par courrier à Centre d'histoire des régulations sociales, Département d'histoire, Université du Québec à Montréal, CP 8888, Succursale Centre Ville, Montréal, Qc, Canada H3C 3P8
3. Par fax au Centre d'histoire des régulations sociales 1-514-987-7813.

Note: Pour en savoir plus sur le Centre d’histoire des régulations sociales et le colloque, vous pouvez consulter notre site web à l’adresse suivante: http://www.unites.uqam.ca/chrs/. La programmation du colloque et les informations connexes seront affichées dans les mois qui viennent.

Université du Québec à Montréal (Canada)

Lieux

  • Montréal, Canada

Dates

  • vendredi 15 février 2002

Mots-clés

  • histoire, régulation sociale, institutions

Contacts

  • Centre d'histoire des régulations sociales
    courriel : chrs [at] uqam [dot] ca

URLS de référence

Source de l'information

  • Centre d'histoire des régulations sociales
    courriel : chrs [at] uqam [dot] ca

Pour citer cette annonce

« La régulation sociale entre l'acteur et l'institution », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 07 décembre 2001, http://calenda.org/186747