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Terreurs et fictions fantastiques

Colloque "Terreurs et fictions fantastiques, terreurs de la science-fiction et du fantastique" qui se tiendra dans le cadre du Congrès Boréal

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Publié le lundi 14 janvier 2002 par Natalie Petiteau

Résumé

APPEL A COMMUNICATIONS Terreurs et fictions fantastiques, terreurs de la science-fiction et du fantastique La terreur, c’est cette crainte extrême qui, synonyme d’épouvante, bouleverse, paralyse, glace. La terreur, c’est également c

Annonce

APPEL A COMMUNICATIONS

Terreurs et fictions fantastiques,
terreurs de la science-fiction et du fantastique


La terreur, c’est cette crainte extrême qui, synonyme d’épouvante, bouleverse, paralyse, glace. La terreur, c’est également cette peur collective qu’on fait régner dans une population pour briser sa résistance. La terreur, par métonymie, c’est aussi la chose ou l’être qui eux-mêmes inspirent l’effroi. La terreur a souvent été exploitée en science-fiction et en fantastique. Elle entre en jeu dans le rapport entre le lecteur réel et l’objet science-fictionnel, dans les sentiments qu’inspirent les Martiens envahisseurs de H.G. Wells, par exemple, ou dans la représentation de régimes dystopiques fondés sur une autorité totalitaire, comme dans le 1984 de George Orwell. On la retrouve aussi au cœur des littératures fantastique et d’horreur qui entraînent à la fois le personnage et le lecteur dans un périple aux frontières du monde connu et de l’inconnaissable où ils seront confrontés à leurs peurs les plus viscérales. Ironiquement, jouant sur nos frayeurs les plus profondes, la science-fiction, le fantastique et les genres apparentés deviennent souvent… les terreurs de l’institution littéraire. Frayant, dit-on, parfois dangereusement avec les limites de la littérarité, se présentant souvent comme des artefacts aux couleurs tapageuses, ils placent les chercheurs et chercheuses en littérature devant leurs pires angoisses: et si cet objet n’était pas littéraire? et si la lecture de la science-fiction ou du fantastique corrompait irrémédiablement le lecteur, l’éloignant à jamais des canons littéraires?

C’est donc à la fois au rôle interne de la terreur (comme sujet et comme stratégie) dans le fantastique et la science-fiction, et au statut de ces objets littéraires eux-mêmes, voire au croisement de ces questions, que ce colloque entend s’attarder. Les communications pourront porter sur l’étude de la terreur dans différents corpus de science-fiction ou de fantastique, sur des observations révélant la terreur que peuvent inspirer la science-fiction et le fantastique chez certains lecteurs, chercheurs ou critiques, voire sur les différentes possibilités d’approche de la science-fiction et du fantastique qui permettent, dans la recherche universitaire, de s’extirper de cette logique de l’objet terrifiant.

Voici une liste non exhaustive de potentiels sujets de communication:
* abjection et science-fiction
* diable et littérature québécoise
* fantastique et archétypes horrifiants
* frousse du mauvais genre
* jusqu’où peut-on faire peur aux enfants dans la littérature jeunesse de genre?
* lecture(s) terrifiante(s) de la science-fiction et du fantastique
* littératures de genre et glissements identitaires terrifiants
* nouvelles approches de la science-fiction et du fantastique
* peur de l’autre dans la science-fiction et le fantastique
* procédés littéraires et littérature d’horreur
* recherche universitaire et cette inquiétante science-fiction
* représentation de sociétés totalitaires dans la science-fiction québécoise
* science-fiction, fantastique et institution littéraire, ou qui a peur de qui?
* terreur et littératures de l’étrange
* vampires littéraires québécois
* voyage aux pays de la terreur dans les contes fantastiques québécois
* etc.

Ce colloque, qui s’inscrit dans le cadre du dix-neuvième Congrès Boréal, aura lieu les vendredi 4 et samedi 5 octobre 2002 à Montréal. Les frais d’inscription au colloque seulement sont de 25$ (10$ pour les étudiants), incluant l’accès au Salon des éditeurs. Cependant, pour un montant forfaitaire de 40$ (30$ pour les étudiants-es), incluant l’adhésion d’un an à la Société de fantastique et de science-fiction Boréal, les participants-es pourront aussi assister à l’ensemble des activités du Congrès Boréal

Les communications devront être d’une durée de vingt minutes. Veuillez noter que la langue du colloque est le français. Veuillez nous faire parvenir, de préférence par courrier électronique, votre proposition de communication (max. 200 mots) accompagnée de vos coordonnées complètes et, le cas échéant, d’une description de vos besoins en matière d’équipement audiovisuel, à l’adresse suivante:

Colloque « La terreur »
Société de fantastique et de science-fiction Boréal
5253, avenue Coolbrook
Montréal, Québec
H3X 2L2
syber@sympatico.ca


Pour être considérées, les propositions devront nous parvenir
AU PLUS TARD LE 15 MARS 2002.

Lieux

  • Montréal, Canada

Dates

  • vendredi 15 mars 2002

Mots-clés

  • science-fiction, fantastique, littérature, théorie, écriture, Québec, France

Contacts

  • Sylvie Bérard
    courriel : syber [at] sympatico [dot] ca

Source de l'information

  • Sylvie Bérard
    courriel : syber [at] sympatico [dot] ca

Pour citer cette annonce

« Terreurs et fictions fantastiques », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 14 janvier 2002, http://calenda.org/186827