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    Rapports sociaux de sexes

    Rapports sociaux de sexes dans le champ culturel. " Emancipation sexuelle ou contrainte du corps ? "

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    Publié le jeudi 28 février 2002 par Natalie Petiteau

    Résumé

    Responsables : Eliane Viennot, professeure à l'université de Saint-Etienne. Geneviève Sellier, maître de conférences à l'université de Caen. Statut : Séminaire de recherche. Horaire : Un vendredi par mois de 18h00 à 20h00

    Annonce

    Responsables :

    Eliane Viennot, professeure à l'université de Saint-Etienne.
    Geneviève Sellier, maître de conférences à l'université de Caen.


    Statut :

    Séminaire de recherche.


    Horaire :

    Un vendredi par mois de 18h00 à 20h00.


    Lieu :

    Centre Universitaire de New York University, 56 rue de Passy 75016 Paris.


    Présentation :

    Le sexe - et surtout le sexe " hors-normes " (mais, aujourd'hui, entre adultes consentants) - est à la mode. Il ne se passe pas un jour qu'on ne nous suggère, par la publicité, dans les colonnes de Libération ou du Monde, sur Arte ou sur M6, sans parler d'Internet, que la libération des pulsions, des identités sexuelles, est le Grand enjeu de la société d'aujourd'hui. Côté culture de masse, Loft Story, suivie par des milliers de jeunes des deux sexes, disséquée, commentée aussi bien dans des émissions graveleuses (l'affaire Skyrock) que dans des articles savants du Monde. Côté culture d'élite, le livre de Catherine Millet (accompagné de celui de Jacques Henric, présentant ses photos intimes) qui relate ses multiples expériences sexuelles : vendu à plus de 200 000 exemplaires, le livre franchit les barrières de classe, trône sur les présentoirs aussi bien à la librairie du Centre Pompidou que dans les relais de gare.

    Loft Story, tout comme La Vie de Catherine M., sont perçus par beaucoup comme représentations et véhicules d'émancipation individuelle. Mais n'y a-t-il pas quelque raison de penser qu'il s'agit plutôt d'une nouvelle stratégie dans la construction du consommateur et de la consommatrice idéal-e, voire de l'être idéal, individualisé-e et individualiste, qui ne remet en cause ni les rapports de domination entre hommes et femmes, ni les rapports de domination tout court ?

    Des femmes et des hommes, pourtant, cherchent à échapper à cette instrumentalisation de leur corps et de leur être, à tenir sur le sexe et l'érotisme un autre discours : un discours à vocation égalitaire, qui rende compte de leurs désirs aussi bien que de leurs efforts pour trouver les voies d'une authentique émancipation sexuelle. Comme le montrent les polémiques soulevées par des films comme A Vendre ou Baise-moi, l'entreprise est aussi malaisée à penser et à réaliser qu'à jauger, en raison de l'environnement social où elle prend place, mais aussi du poids des schémas culturels construits, en France tout particulièrement, autour des relations entre sexe et liberté. Ces efforts pourtant, existent, et il convient de forger un espace critique à leur réception, qui sorte de l'alternative " cela parle de sexe donc c'est formidable " versus " cela parle de sexe donc c'est méprisable ". Ces efforts ne datent du reste pas d'hier : les féministes que l'on a appelées Précieuses, celles qui ont connu le libertinage du siècle dit des Lumières, celles qu'on a pu dire " décadentes fin de siècle ", et bien d'autres encore, ont souvent fait part de leur questionnement quant à l'émancipation des corps et à ses enjeux - même si leurs propos ne sont pas parvenus jusqu'à nous, ou du moins si déformés que nous ne les connaissons pas pour ce qu'ils étaient.

    Nous nous proposons donc d'explorer cette année les discours culturels d'émancipation sexuelle au regard des aspirations à l'émancipation des femmes et à l'égalité entre les sexes.

    Afin de conférer plus de cohérence au programme de notre séminaire, rappelons que nous étudions, non les faits sociaux " bruts " et leurs ramifications dans le réel, mais les représentations (celles de la culture d'élite comme de la culture de masse) de ces faits, ainsi que leurs interférences avec ces derniers. La prise en compte du contexte culturel de production des artefacts étudiés est donc indispensable ; celle de leur réception est souhaitable.


    Programme :

    1. 12 octobre 2001 :
    Présentation et discussion collective de la problématique

    2. 9 novembre 2001 :
    Brigitte Rollet : Filmer le désir : entre Romance et Baise-moi.

    3. 14 décembre 2001 :
    Noël Burch : Evolution des usages du féerique d'inspiration 'gay' dans le cinéma français : de la gynolâtrie des années quarante à la misogynie fin de siècle.

    4. 11 janvier 2002 :
    Danielle Haase-Dubosc : Des femmes et de l'émancipation sexuelle : tours et détours des représentations au 17ème siècle.

    5. 8 février 2002 :
    Catherine Viollet : Erotisme, sexualité, émancipation chez Violette Leduc.

    6. 15 mars 2002 : séance exceptionnelle à 17 heures
    Annick Pignon : La sexualité : fascinations narcissiques et identitaires dans la production littéraire française contemporaine.
    Audrey Lasserre : L'écriture du corps dans les romans féminins " fin de siècle ".

    7. 12 avril 2002 :
    Hélène Marquié : Féminin/ masculin dans la danse contemporaine française : régression ? subversion des genres ? ou la subversion comme nouveau genre ?

    8. 10 mai 2002 :
    Claudine Raynaud : Réflexions croisées sur le devenir-image et la représentation de la sexualité en France et aux Etats-Unis.

    9. 14 juin 2002 :
    Sophie Houdard : Plaisirs des sexes, plaisir philosophique au XVIIe siècle.


    Lieux

    • Paris, France

    Dates

    • vendredi 12 octobre 2001

    Contacts

    • Geneviève Sellier
      courriel : sellier [dot] g [at] wanadoo [dot] fr
    • Eliane Viennot
      courriel : colloque [dot] marguerite2015 [at] gmail [dot] com

    Pour citer cette annonce

    « Rapports sociaux de sexes », Séminaire, Calenda, Publié le jeudi 28 février 2002, http://calenda.org/187036