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La perception de la forêt

Gestion concertée dans l’aménagement forestier : La perception de la forêt

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Publié le lundi 19 août 2002 par Marin Dacos

Résumé

Appel à Communications sur le thème : "Gestion concertée dans l’aménagement forestier : La perception de la forêt." Pour le colloque international LIFE - Environnement "Forest recreation : a better knowledge of the demand for a better offer"

Annonce

Appel à Communications sur le thème :


"Gestion concertée dans l’aménagement forestier : La perception de la forêt."

Pour le colloque international LIFE - Environnement

"Forest recreation : a better knowledge of the demand for a better offer"


"L’accueil du public en forêt : une meilleureprise en compte des aspirations
des différents publics pour une meilleure gestion"


Paris, deuxième quinzaine de septembre 2002
(les dates exactes seront fixées dans quelques jours)



Colloque bilingue franco-anglais, traduction simultanée.

1) Logistique concernant les communications :


- Le colloque vise à réunir le plus de compétences possible afin de ménager une phase exploratoire conséquente. Le but est de mieux connaître les aspirations des différents publics concernant les forêts péri-urbaines
- En effet, si l’offre (offre produite par l’ONF ou les organismes gestionnaires) est bien connue, la demande (celle émise par les différents publics) reste floue. Cette dernière , implicite ou explicite, n’a jamais été approchée scientifiquement.
- C’est le recours aux sciences humaines, culturelles et sociales qui va contribuer à la mieux cerner. Mais c’est également le recours aux sciences étudiant le sensoriel de l’animal humain : neurophysiologie, micro-endocrinologie, imagerie cérébrale, etc.
- Les communications appelées devront traiter de l’un des sept champs énoncés plus bas (a) à g)). Une même communication pourra bien sûr couvrir plusieurs champs.
- Compte tenu de la brièveté du délai laissé pour la rédaction des communications, le système des " papers " (" papier " : résumé de l’intention de la communication) sera retenu pour la phase de délibération.
- Il est donc demandé aux auteurs un tel papier pour le 30 mai. Il sera d’une page environ, résumant l’intervention proposée, en en soulignant les axes forts, en indiquant les originalités.
- Les auteurs dont les papiers seront retenus disposeront ainsi d’un peu plus de temps pour rédiger l’intégralité de leur communication en juillet-août.
- Le délai d’envoi de la communication finale est arrêté au 30 août 2002.
- La communication finale devra tenir impérativement dans une plage horaire de 20 à 25 minutes. Elle sera suivie d’un temps de questions-réponses de 10 minutes (dialogue). Au cours de la journée, des plages de débat de 30 minutes seront ménagées (débat général).


Attention : compte tenu de la brièveté des délais, les dates d’échéance indiquées seront respectées strictement.


- La pertinence des communications sera établie par le comité scientifique. La composition de ce comité est livrée en Annexe 1.
- L’échéancier est le suivant :

- date limite pour l’envoi des papiers : 30 mai 2002.
- période de délibération par le comité scientifique : 1 juin au 20 juin.

- courrier aux auteurs les informant si :

1) leur proposition a été retenue comme telle.
2) leur proposition n’est pas retenue.
3) des modifications doivent lui être apportées.
4) elle est proposée en poster.

- période de rédaction de la communication finale : juillet et août.

-date limite de l’envoi des communications : 30 août 2002
cette date étant non révisable.


2) Orientations scientifiques et philosophiques :


- Le colloque est organisé dans le cadre du programme européen LIFE - Environnement, et bénéficie d’une collaboration avec le Ministère de la culture. Un descriptif de ce programme en même temps que du projet " urban woods for people " est donné à l’Annexe 2.
- Ce projet est mené en partenariat par les services forestiers suédois (Direction régionale de Mälardalen, les municipalités de Huddinge, et de Haninge, le Royal Park Woods, et la Fédération des associations suédoises des handicapés), et l’Office national des forêts (Direction régionale de l’Île de France).
- Il a pour objectif l’expérimentation de techniques, aménagements, et équipements, permettant d’améliorer la qualité de l’accueil du public en forêt. Dans cet esprit, le colloque doit présenter un état des connaissances actuelles en la matière, ainsi que des voies à explorer.
- Un autre colloque lui répondra au printemps 2005 à Stockholm, qui fera état des résultats obtenus par le programme LIFE et de l’évolution des connaissances sur le sujet.
- Des gestionnaires et des chercheurs des pays de l’Est seront invités.


3) Logistique du colloque :


- Le colloque se déroulera pendant 3 jours, durant la 2ème quinzaine de septembre 2002.
- Le public sera composé majoritairement des gestionnaires de forêts péri-urbaines françaises et de la Communauté européenne. Les communicants, et notamment ceux traitant de la perception, seront pour la plupart des chercheurs. Pour un transfert optimal des informations, les communications devront impérativement ne comporter que des termes, expressions et références explicites, directement compréhensibles par un public non spécialisé.
-. Dans toute la mesure du possible, il est souhaité que chaque intervenant ait le souci de faire en sorte que les éléments de sa présentation soient potentiellement opérationnels pour les gestionnaires. Toutefois ce souhait n’a pas vocation à brider des contributions qui permettraient d’ouvrir à des champs nouveaux, à des analyses nouvelles.

- Il débouchera sur deux types de productions :

1) des groupes de travail où gestionnaires et chercheurs élaboreront de concert la problématique des enquêtes à mener. Ces groupes impliqueront les réseaux associés. Les dites enquêtes ne sont pas de simples comptages, mais des outils qui restent totalement à construire.
2) des actes qui, une fois publiés, permettront une circulation optimale des informations recueillies.



- Le colloque vise à constituer des groupes de travail rassemblant chercheurs et gestionnaires, afin de mettre en oeuvre :

1) une phase exploratoire adéquate.
2) une phase de problématisation permettant d’élaborer :

- des enquêtes quantitatives,
- des enquêtes qualitatives,
- et tout autre outil de mesure adapté.



Les journées du colloque seront suivies de réunions des divers groupes.



(Durant la dernière partie du colloque, un moment sera ménagé pour que chercheurs et gestionnaires optent pour l’un ou l’autre de ces groupes de travail, qui feront suite à ces trois jours de rencontre. La liste des membres de chaque groupe sera alors distribuée à chaque participant.)
Ces divers outils et instruments permettront de donner des réponses à la question de départ : " faut-il changer l’offre récréative, qui implique dans les forêts péri-urbaines, la mise en place d’un cadre (paysage, boisement, équipements) spécifique ? "

- Le colloque est bilingue franco-anglais. Une traduction simultanée sera assurée.
- Les frais de déplacement et d’hébergement des communicants assurant une intervention orale seront pris en charge par l’organisation du colloque.


4) Les sept champs pour lesquels sont appelées des communications sont :



a) L’expérience sensible de la forêt :

Se reporter au texte de l’Annexe 3.

a-1 : Jusqu’ici la priorité a été accordée au visuel. La norme pousse donc à privilégier ce qui relève de la vue (paysages, lumières, etc.) face aux autres sens.
a-2 : Les ambiances paysagères. La perception d’un paysage qui évolue avec le temps.
a-3 : Les autres sens mis en œuvre dans la perception de la forêt.
a-4 : Le sensoriel étant éduqué et éveillé de façons diverses dans les différentes cultures, quelles perceptions de la forêt identifie-t-on en dehors des cinq sens reconnus par notre société (le toucher plantaire, le viser, hygrométrie, barométrie, vision nocturne, sens croisés, spiritualité, sensibilité collective, sensibilité transgénérationnelle, etc.) ?
a-5 : Exemples et illustrations choisis en forêt froide, en forêt tempérée, en forêt tropicale, équatoriale ...

b) Le dit naturel et le dit sauvage :

L’une des grandes forces d’attraction de la forêt, empiriquement identifiée, est la recherche du " sauvage ", ou celle du " naturel ". Entre ce qui est ainsi nommé sauvage et ce qui est nommé naturel, quelles acceptions va-t-on retenir ?

b-1 : Forêt domestiquée / forêt sauvage : perspective préhistorique.
b-2 : Forêt domestiquée / forêt sauvage :

-b-2-1 : période historique.
-b-2-2 : la forêt dans la littérature orale (Robin des bois, les Haïdoucks, les Bandoleros, et équivalences scandinaves ...)
-b-2-3 : figures mythologiques populaires de la forêt européenne. Esprits forestiers.

b-3 : La notion du sauvage, et celle du naturel.
b-4 : La problématique des lisières : interface entre l’urbain et le naturel, lieu de passage entre -– au moins - deux mondes. Approche paysagère. Approche écologique. Responsabilité et code civil.
b-5 : Caractéristiques écologiques d’une forêt péri-urbaine :

- l’eutrophisation (introduction d’espèces horticoles à des fins décoratives).
- la protection de la faune et de la flore. La gestion des espèces rares.


c) Gestion et démocratie dans les espaces boisés :

c-1 : Exemples de comités d’usagers hors de France (Angleterre, Danemark, Suède ...).
c-2 : Le cas de Rambouillet, en France.
c-3 : La régulation de l’innovation :

c-3-1 : la régulation dans les démocraties occidentales.
c-3-2 : autres modes de régulation ; autres démocraties.

c-4 : Conflits d’usagers. Conflits d’images.
c-5 : Sur quelques pratiques particulières en forêt :

- les chasses en forêt péri-urbaine.
- Les cueillettes.

c-6 : La protection de la " nature "et ses possibles exacerbations.


d) La construction d’un projet. Un prototype :

d-1 : Chartes forestières de territoire.
d-2 : Aménagement harmonieux du territoire en zone péri-urbaine : : zonage, ou autre organisation de l’accueil ?
d-3 : Le SIG (système d’information géographique), outil médiateur de l’aménagement du territoire.
d-4 : La mise en oeuvre d’une forêt-pilote


e) Eléments permettant une meilleure connaissance de la communication en direction des enfants...
f) Eléments permettant une meilleure connaissance de la communication en direction des adultes...
g) Modalités pratiques de construction d’outils d’analyse de la demande envers les forêts :

Il est ici fait appel aux expériences déjà menées sur la nature profonde des perceptions sensorielles, qui aient réuni chercheurs et gestionnaires.


Envoyez papiers et communications à :
Catherine BEAUMONT
ONF Ile-de-France - Boulevard de Constance -77300 Fontainebleau
tel : 01 60 74 92 55 - fax : 01 64 22 83 79 - mél : catherine.beaumont@onf.fr

Pour tout renseignement, contacter :

Cyril CAMPANA

ONF - Pavillon de la Faisanderie - 91450 Etiolles
tel : 01 60 75 68 02 - fax : 01 60 75 13 64 - mél : cyril.campana@onf.fr

à défaut :

Alain BOURAS
ONF - Ile-de-France - Boulevard de Constance - 77300 Fontainebleau
tel : 01 60 74 92 63 - fax : 01 64 22 83 79 - mél : urban.woods@onf.fr

à défaut :

Marie ARHEX ou Damien THIBAULT
ONF - Ile-de-France - Boulevard de Constance - 77300 Fontainebleau
tel : 01 60 74 92 49 - fax : 01 64 22 83 79 - mél : urban.woods@onf.fr

Mission du patrimoine ethnologique


DATE LIMITE REPOUSSEE AU 30 AOUT 2002.

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • vendredi 30 août 2002

Contacts

  • Catherine Baumont
    courriel : catherine [dot] beaumont [at] onf [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La perception de la forêt », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 19 août 2002, http://calenda.org/187285