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Corps d'écriture, corps politique

Cosmopolitismes, multitudes, mondialisation

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Publié le mardi 03 septembre 2002 par Natalie Petiteau

Résumé

du 27 au 29 novembre 2003 à Université Paris7-Denis Diderot, France Corps d'écriture, corps politique (cosmopolitismes, multitudes, mondialisation) (Appel à communications jusqu'au 15 décembre 2002) Organisation : Université Paris7-Denis Diderot

Annonce

du 27 au 29 novembre 2003 à Université Paris7-Denis Diderot, France

Corps d'écriture, corps politique (cosmopolitismes, multitudes, mondialisation) (Appel à communications jusqu'au 15 décembre 2002)

Organisation : Université Paris7-Denis Diderot

Résumé :
S’il est vrai que la littérature ne cesse d’explorer l’articulation du corps et de la langue, la constitution du sujet et, par là, les limites de la socialité, l’objet de ce colloque serait d’analyser :

- comment la question des identités nationales et linguistiques a pu être pensée à travers la figure littéraire et politique du cosmopolitisme (du cosmopolitisme de l’Antiquité à l’universalisme des Lumières). Celui qui " n’adopte point de patrie ", écrivait le Dictionnaire de l’Académie française (1762), " n’est pas un bon citoyen ". Inversement, la critique du narcissisme et de l’ethnocentrisme, l’exploration des diverses figures de l’altérité en soi et hors de soi, constituent une large part de la réflexion littéraire et philosophique dans l’Europe du XVIIIème siècle.

- comment s’articule – différemment selon les époques - le rapport entre corps d’écriture et corps politique. Ainsi, si l’on a pu parfois définir la modernité littéraire par ce geste qui consiste à s’arracher aux traditions territoriales et linguistiques, à dénouer le lien social, quels nouveaux types de subjectivation, d’articulation du lien entre corps et langue peut-on déceler dans les écritures contemporaines ? Les textes des XXème et XXIème siècle qui tentent de se déprendre des linéarités généalogiques et des enchaînements syntaxiques des récits constitués, peuvent-ils nous permettre de concevoir un sujet aux appartenances et identifications multiples (pas nécessairement phallo-centrées, filiales et générationnelles, ni forcément assignées au modèle familial de la fraternité humaine), bref de concevoir de nouveaux corps d’écriture ? Le " nouveau corps humain " d’Artaud, la résistance du sujet " éphectique " de Beckett (je suis ... peut-être) peuvent-ils nous aider à penser des corps d’écriture plastiques inventant des limites changeantes, des suspens de frontières, d’autres positions identitaires ?

Il s’agira enfin, avec les outils méthodologiques et conceptuels propres à la théorie littéraire, de réfléchir aux actuels symptômes de la crise identitaire et institutionnelle des systèmes démocratiques européens (les néopopulismes européens, les enjeux politiques et économiques de la mondialisation avec ses nouvelles formes de migration, ses délocalisations, sa " marchandisation " des corps et des connaissances). Si la démocratie de masse dans notre socialité athée, immanente et dévouée à la singularité, porte en elle, comme certains l’affirment, un risque de psychose (absence du Tiers symbolique qu’il s’agisse de Dieu, du Roi, de la République ou du Prolétariat), raison de plus pour interroger ce qui, dans la littérature, travaille au plus près de ce risque.

Les propositions de contribution (une vingtaine de lignes) devront parvenir avant le 15 décembre 2002 à :
grossman@ccr.jussieu.fr




Lieux

  • Paris, France

Dates

  • dimanche 15 décembre 2002

Contacts

  • Evelyne Grossman
    courriel : grossman [at] ccr [dot] jussieu [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Corps d'écriture, corps politique », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 03 septembre 2002, http://calenda.org/187307