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    Action politique et période de rupture

    Révolution et contre-révolution, l’action politique dans une période de rupture

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    Publié le lundi 16 septembre 2002 par Natalie Petiteau

    Résumé

    ACI mémoire et mythes de la Guerre d’Indépendance espagnole. Stéphane Michonneau, Pierre Géal, Christian Demange, Richard Hocquellet 28 septembre 2002 10h à 12h 30, salle 505 au 54 bd Raspail Journée d’étude : Révolution et contre-révolution

    Annonce

    ACI mémoire et mythes de la Guerre d’Indépendance espagnole.
    Stéphane Michonneau, Pierre Géal, Christian Demange, Richard Hocquellet


    28 septembre 2002
    10h à 12h 30, salle 505 au 54 bd Raspail

    Journée d’étude : Révolution et contre-révolution, l’action politique dans une période de rupture.
    Interventions de Jean-Clément MARTIN (I.H.R.F.), Jordi CANAL (E.H.E.S.S.).


    Cette journée d’étude a pour principe de réunir plusieurs spécialistes autour d’un thème structurant nos recherches sur la mémoire de la Guerre d’indépendance dans le XIXe siècle espagnol. Elle vise à nourrir nos réflexions en confrontant des points de vue d’ordres conceptuels et méthodologiques. Si la perspective peut apparaître comparatiste, ce n’est pas dans le sens d’une juxtaposition, d’un inventaire de la question, chronologique ou géographique, mais dans celui d’une mise en relation entre différents domaines, différentes approches.
    Le thème de la journée - « révolution et contre révolution » - tire sa nécessité de la constatation que nous avons effectuée suite à nos premières recherches : à proprement parler, il n’y a pas de « mémoire » de la guerre d’indépendance espagnole. On observe plutôt deux mémoires antagonistes qui se construisent dès les événements mêmes : celle du patriotisme (la lutte contre l’occupant, la défense des particularités espagnoles face à la France napoléonienne) et celle de la révolution libérale (le droit des peuples, la souveraineté nationale et la constitution de Cadix). La mémoire du patriotisme se charge d’un contenu conservateur que l’on pourrait qualifier de contre-révolutionnaire dans les années du retour à l’absolutisme de Ferdinand VII puis dans les années de la guerre civile menée par les Carlistes. La mémoire de la révolution entretenue par les libéraux de 1820 puis de 1835, occulte rapidement celle du patriotisme guerrier de 1808 pour se baser sur un idéal de transformation de la société espagnole.

    Questions à aborder :
    Cette dichotomie renvoie au concept de rupture. L’Espagne vit une rupture qui n’est pas simplement le fait d’une conjoncture particulière : la guerre contre la France et l’occupation d’une partie du pays entre 1808 et 1813 gouvernée par un frère de Napoléon. La rupture est durable puisqu’à la sortie de la période les clivages se font d’après l’expérience et l’engagement des acteurs. Les Espagnols de 1814 sont conscients d’avoir vécu une rupture et de participer à un nouveau cycle politique. Il nous font donc mieux cerner ce qui produit la rupture, comment elle se pense, pour les contemporains et pour nous historiens. Un effort de définition des termes, tels qu’ils ont été utilisés par les contemporains et tels que nous les utilisons dans nos analyses est donc nécessaire : qui nomme ? que nomme-t-on ?
    La radicalisation des groupes et des positions paraît être une manifestation de cet état de rupture. Il s’agit de la deuxième question. L’identification des groupes et les processus de mobilisation des acteurs semblent changer de forme et de nature. Pourquoi l’utilisation de la violence (verbale et physique) est une marque de ces périodes ? Le recours à la force pour faire valoir son point de vue repose en partie sur des mécanismes traditionnels de formation de groupes d’intérêts mais se justifie par des discours élaborés sur des thématiques modernes. Il faut donc tenter de cerner les modalités de l’action politique, son évolution entre l’événement fondateur – à identifier pour chaque groupe – et l’engagement même des acteurs.
    L’objectif poursuivi est de sortir de l’évidence de certaines dénominations (révolution, contre-révolution en l’occurrence) en se confrontant à la complexité politique et sociale du premier tiers du XIXe siècle et tenter d’en saisir ses composantes.

    Déroulement de la journée : une présentation de 10 minutes de la question par chacun des trois intervenants suivie d’un débat avec les membres de l’ACI et les chercheurs invités.

    Lieux

    • Paris, France

    Dates

    • samedi 28 septembre 2002

    Contacts

    • Richard HOCQUELLET
      courriel : richard [dot] hocquellet [at] libertysurf [dot] fr

    Pour citer cette annonce

    « Action politique et période de rupture », Colloque, Calenda, Publié le lundi 16 septembre 2002, http://calenda.org/187347