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    La formation des adultes

    Histoire des institutions pionnières de la formation des adultes, séminaire 2002-2003

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    Publié le mardi 17 septembre 2002 par Olivier Tur

    Résumé

    Attention : nouvelle localisation Le séminaire a lieu désormais à l'ETSUP - 8, villa du parc Montsouris - 75014 Paris (métro : Cité universitaire) Toujours de 17h 30 à 19h 30, accès libre Prochains séminaires Mardi 15 o

    Annonce

    Attention : nouvelle localisation
    Le séminaire a lieu désormais à l'ETSUP - 8, villa du parc Montsouris - 75014 Paris (métro : Cité universitaire)
    Toujours de 17h 30 à 19h 30, accès libre


    Prochains séminaires


    Mardi 15 octobre 2002, séminaire spécial Philippe Fritsch

    En 1979 Philippe Fritsch soutient une thèse d'État pour le doctorat de sociologie : Le discours de l'éducation des adultes, un processus idéologique. C'est un travail socio-historique d'envergure. Philippe Fritsch théorise la formation comme d'abord "un fait de langue", et il l'étudie en tant que production idéologique. Il analyse pour cela un très large corpus d'écrits choisis sur la période 1945-1970, en particulier ceux des syndicats patronaux et ouvriers et ceux du milieu professionnel. C'est un matériau remarquable et une analyse pénétrante. Très curieusement cette thèse est passé inaperçue. Elle n'est citée dans aucun travail sociologique qui a suivi. Philippe Fritsch lui-même n'a pas poursuivi ses recherches dans cette voie.
    Cette séance spéciale du séminaire est une opportunité donnée à l'auteur de reprendre sa réflexion d'alors, de la présenter et de la mettre en débat.


    Mardi 10 décembre 2002

    Bernard Comte
    Uriage, école de cadres et réseau clandestin : pédagogie, humanisme et engagement résistant

    On connaît l’itinéraire particulier de l’École des cadres d’Uriage, institution officielle de l’État français créée, sous l’égide du secrétariat général à la Jeunesse, par Dunoyer de Segonzac, officier soucieux d’éducation intégrale, en recherche de « raisons de vivre et de combattre » à proposer à la jeunesse de 1940. Pendant deux ans, l’École a pratiqué une pédagogie originale et s’est ouverte à des échanges intellectuels qui en ont fait un carrefour de réflexions prospectives. Ayant condamné la collaboration dès l’origine, elle s’est progressivement éloignée de l’idéologie officielle et détachée de Vichy, jusqu’à sa suppression à la fin de 1942 ; les « gens d’Uriage » ont alors continué leur action au sein de la Résistance.
    On sait aussi l’influence considérable qu’ont eue ces hommes dans les créations institutionnelles de l’après-guerre (édition, presse, industrie, haute fonction publique, culture, sciences sociales …). S’agissant de l’éducation populaire et de la formation des adultes, Uriage a aussi été un lieu d’expérimentation et de réflexion, creuset ou relais d’une pensée sur la pédagogie des adultes et la formation des élites sociales.
    « L’esprit d’Uriage » s’est forgé dans des circonstances exceptionnelles, en empruntant à des pratiques et des courants de pensée divers. Bernard Comte expose et analyse en historien ce « phénomène Uriage » dans l’ouvrage Une utopie combattante. L’École des cadres d’Uriage (1940-1942), Fayard, 1991.
    Quels fondements au style et à la pédagogie d’Uriage ? Sous quelles influences s’est formé son humanisme personnaliste et révolutionnaire ?



    Premières séances 2003

    Trois séances consacrées à l’histoire de la formation de l'encadrement : de la formation des chefs à la formation des managers dans les entreprises, trois topiques emblématiques, trois influences américaines

    La formation de l’encadrement a été historiquement une donnée essentielle de la formation dans les entreprises, et la recherche des modèles toujours tournée vers l’Amérique. Trois étapes marquent une évolution à la fois en continuité et en ruptures.
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    Le 4 février 2003, Antoine Weexsteen : La Cégos, du conseil aux entreprises à l'art du commandement

    Le TWI, Training Within Industry est une méthode de formation accélérée qui a fait ses preuves outre-atlantique durant la seconde guerre mondiale. D’inspiration comportementaliste, portée par l’organisation scientifique du travail, elle est très proche de préoccupations de terrain. « C’est l’art d’apprendre à l’encadrement moyen et aux agents de maîtrise à former sur le tas leur personnel ». Dans les années d’après-guerre des entreprises françaises le découvrent et s’en emparent avec l’aide des grands cabinets de consultants, au premier rang desquels la Cégos, (Compagnie générale de l’organisation scientifique). C’est l’époque de l’art du commandement. Le TWI a eu une influence considérable jusqu’aux années 60. Antoine Weexsteen, (École des hautes études en sciences sociales), a soutenu en 1999 une thèse : Le conseil aux entreprises et à l’État en France, le rôle de Jean Milhaud dans la Cégos et à l’Itap. La Cégos précurseur ou emprunteur du TWI ? La question est posée.


    Le 25 mars 2003, Jean Dubost : L'introduction des relations humaines

    L’école des relations humaines a un ancrage dans la psychosociologie américaine. Elle introduit une conception moins mécanique et figée. Les sciences humaines trouvent là un terrain d’application. La dynamique des groupes héritée de la psychosociologie sociale américaine a été longtemps au centre de la pratique des psychosociologues. Ceux-ci engagés profondément sur le terrain de l’action concrète ont développé dans différents contextes des pratiques novatrices de recherche, d’intervention et de formation. Jean Dubost membre fondateur en 1959 de l’ARIP (Association pour la recherche et l’intervention psychosociologique) a inscrit avec Guy Palmade (notamment à EDF) des processus de formation et d’intervention originaux. Il a publié en 1987 aux PUF L’intervention psychsociologique.


    Le 20 mai 2003, Fabienne Pavis : La gestion des entreprises par les ressources humaines

    Sous l’impulsion de Michel Debré, la loi de 1966 sur la formation continue donne deux ans plus tard naissance à la FNEGE, (Fondation nationale pour l’enseignement de la gestion). « Passer de la productivité à la gestion des entreprises », tel est l’enjeu pour les pouvoirs publics d’alors. En organisant et finançant des séjours en Amérique du Nord (environ 350) la FNEGE donne priorité à la formation de formateurs en gestion des entreprises. De retour en France, ces formateurs irriguent les écoles de commerce, les universités, les entreprises et les administrations. Ils y importent notamment les ressources humaines. C’est à nouveau « la modernité américaine » qui renouvelle la formation des cadres et des agents de maîtrise en entreprise comme le montre l’ouvrage Le technocrate, le patron, le professeur, Marie-Emmanuelle Chessel, Fabienne Pavis, éditions Belin, 2000. Reste à comprendre comment s’affronteront la modernité de la productivité avec la modernité de la gestion des entreprises… et de ses effets sur la formation managériale.


    Lieux

    • Paris, France

    Dates

    • mardi 15 octobre 2002

    Mots-clés

    • formation, institutions, école

    Contacts

    • GEHFA #
      courriel : infos [at] gehfa [dot] com

    Pour citer cette annonce

    « La formation des adultes », Séminaire, Calenda, Publié le mardi 17 septembre 2002, http://calenda.org/187355