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    Histoire, image et justice

    Le statut de l’image comme preuve et comme vecteur de mémoire, de Nuremberg au procès Papon

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    Publié le lundi 30 septembre 2002 par Natalie Petiteau

    Résumé

    Séminaire inscrit dans le cadre de l'axe CINEMA ET ECRITURE HISTORIQUE de l'Université de Versailles-Saint-Quentin Responsable : Christian Delage, Maître de conférences à l’université de Paris-VIII Séminaire donné à l’École des hautes ét

    Annonce

    Séminaire inscrit dans le cadre de l'axe CINEMA ET ECRITURE HISTORIQUE de l'Université de Versailles-Saint-Quentin


    Responsable : Christian Delage, Maître de conférences à l’université de Paris-VIII

    Séminaire donné à l’École des hautes études en sciences sociales, en tant que Chargé de conférence complémentaire pour l’année 2002-2003 :

    Le mercredi, de 17h à 19h (EHESS, salle 215, 54 bd Raspail 75006 Paris), les 6 et 20 novembre, 4 et 18 décembre 2002, 8 et 22 janvier, 5 et 16 février, 12 et 26 mars, 2 et 23 avril 2003.

    Le séminaire porte sur le double statut de l’image dans le cadre des procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité inaugurés à Nuremberg en 1945 : l’image comme preuve et l’enregistrement audiovisuel du procès comme archive.

    Il s’agit d’abord de montrer comment, à l’occasion de la préparation et de la tenue, à Nuremberg, du procès intenté en 1945 aux principaux criminels de guerre nazis, la recherche de preuves a été élargie aux sources filmiques. La quête, la présentation et la réception de celles-ci ont posé des problèmes en partie inédits aux cinéastes, aux juristes et aux historiens concernés par une telle procédure. Quand le procureur Robert H. Jackson a pris cette initiative, y avait-il déjà, aux États-Unis, une jurisprudence dans ce domaine ? La valeur documentaire et testimoniale de l’image s’était-elle accrue dans l’Amérique des années trente, sous l’effet conjugué de la Dépression, du New Deal et de la montée des périls en Europe ?

    Si le procès de Nuremberg a entériné la reconnaissance de l’image comme preuve, il n’en reste pas moins que le statut de celle-ci est complexe. Il convient donc d’en décrire les différentes formes : pièce à conviction (trace physique objective), preuve (démonstration de vérité) et témoignage (attestation de la bonne foi de la réalisation ou du montage par des affidavit). Puis on observera la manière dont se superposent plusieurs lectures de l’événement jugé lorsque celui-ci est filmé : à la mise en scène judiciaire s’ajoute en effet la médiation filmique et les reconstructions opérées après-coup lors des diffusions télévisuelles. Cet appareillage audiovisuel modifie-t-il le déroulement de l’audience ? Quels usages les historiens et, de manière plus générale, la société, peuvent-ils faire de cette nouvelle archive ?


    Lieux

    • Paris, France

    Dates

    • mercredi 06 novembre 2002

    Contacts

    • Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines
      courriel : Histoire [dot] culturelle [at] chcec [dot] uvsq [dot] fr
    • Christian Delage
      courriel : delage [at] ihtp [dot] cnrs [dot] fr

    URLS de référence

    Pour citer cette annonce

    « Histoire, image et justice », Séminaire, Calenda, Publié le lundi 30 septembre 2002, http://calenda.org/187397