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    Histoire des savoirs scientifiques au XVIIe siècle

    Des savoirs scientifiques au XVIIe siècle : une histoire sociale et culturelle

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    Publié le mercredi 02 octobre 2002 par Natalie Petiteau

    Résumé

    Séminaire de : Mme Antonella ROMANO Chargée de recherche au CNRS Mme Catherine GOLDSTEIN Chargée de recherche au CNRS -Université de Paris-Sud M. Stéphane VAN DAMME Chargé de recherche au CNRS Le séminaire se tiendra le lundi, de

    Annonce

    Séminaire de :
    Mme Antonella ROMANO
    Chargée de recherche au CNRS
    Mme Catherine GOLDSTEIN
    Chargée de recherche au CNRS -Université de Paris-Sud
    M. Stéphane VAN DAMME
    Chargé de recherche au CNRS


    Le séminaire se tiendra le lundi, de 15 h à 17 h, au Centre Alexandre Koyré, Muséum National d'Histoire Naturelle, Pavillon Chevreul, 57 rue Cuvier, Paris 75005, à partir du 4 novembre

    Le renouvellement des approches et des questionnaires en histoire des sciences invite aujourd’hui à s’intéresser plus spécifiquement aux rapports entre production et lieux d’élaboration des savoirs. Le séminaire propose un parcours double (séminaire collectif et une charge de conférences), à partir d’un espace singulier, Paris au XVIIe siècle, et autour de deux champs disciplinaires, mathématiques et philosophie naturelle.

    1. Lieux de science et savoirs locaux : Paris au XVIIe siècle

    Catherine Goldstein, Dinah Ribard, Antonella Romano et Stéphane Van Damme

    A partir d’une approche interdisciplinaire et combinatoire, nous souhaiterions engager collectivement une réflexion sur le processus conjoint d’élaboration locale des savoirs scientifiques, les opérations de localisation, et de constitution de lieux de savoir. Moins qu’une histoire locale des sciences, il s’agira de saisir les dynamiques sociales et culturelles qui sont à l’œuvre, sur le long 17e siècle, pour permettre la discussion, la mise à l’épreuve des connaissances, la validation, mais aussi l’institutionnalisation, l’incorporation, voire la mobilisation publique, des savoirs dans la ville. Sans nous en tenir à l’axiome qui affirme que tout universel de la science se constitue avant tout localement, mais laisse intact le plus souvent les dispositifs, les configurations, les institutions qui rendent possible la stabilisation des énoncés scientifiques et leurs circulations dans la cité, nous souhaitons explorer des “ chantiers ” où se noue pragmatiquement le rapport entre lieux de science et savoirs locaux. Deux thèmes seront retenus cette année. Un premier se focalisera sur la définition problématique d’une philosophie naturelle parisienne et les enjeux qu’implique une telle assignation géographique et sociale. Un second ensemble de questions abordera le champ des lieux institutionnels de la science, à travers des dossiers qui seront explicitement situés autour de l’Académie royale des Sciences, et qui permettront d’examiner les processus de polarisation, les écarts, en activant notamment la dialectique ‘dedans / dehors’. Cette partie entend développer une réflexion parallèle à celle mise en œuvre dans le cadre du séminaire “ Formation des savoirs au début de l’époque moderne ”, à l’occasion de la journée d’étude sur l’Académie royale des Sciences, en mai 2002.

    Le séminaire s’adresse aussi bien aux étudiants d’histoire des sciences, qu’aux étudiants d’histoire, de philosophie ou de littérature.

    2. L’expérience des nombres en France dans la première moitié du 17e siècle

    Catherine Goldstein

    Deux innovations importantes concernent les sciences mathématiques de la première moitié du 17e siècle : d’une part, le développement de l’algèbre symbolique, comme outil, méthode et nouveau langage universel, d’autre part, l’intégration de pratiques expérimentales originales qui redéfiniront à terme les rapports entre mathématiques et philosophie naturelle. Ces innovations et leurs répercussions cognitives sont d’ordinaire étudiées séparément alors que leur implantation sociale et pédagogique s’effectue à peu près dans les mêmes cercles.

    Prenant en compte les acquis historiographiques récents, l’objectif des conférences est de comprendre l’articulation entre ces innovations en reconstituant l’expérience mathématique d’un de ces cercles —celui de Marin Mersenne et de ses collaborateurs et successeurs immédiats comme Bernard Frenicle de Bessy—dans ses multiples registres scientifiques, institutionnels et personnels. Je m’intéresserai en particulier aux relations entre le réseau de correspondance de Mersenne et les réunions mathématiques parisiennes, envisagés comme deux lieux de travail, mais aussi de contextualisation historique. Il est ainsi possible de mettre en évidence des configurations spécifiques entre heuristique, méthode, expérimentation numérique, formes des résultats et organisation collective du travail dans ce milieu. Les mises en discours particulières de cette expérience mathématique, le genre des textes qui en rendent compte, suggèrent aussi des liens cruciaux qu’il s’agira de préciser avec les transformations contemporaines des sciences du langage (rhétorique et dialectique) [ cf. sur ce thème pour la période antérieure le séminaire de Mme Giovanna Cifoletti]. Dans un deuxième temps, je m’interrogerai sur la spécificité de ce cercle parisien et sur son rôle social et intellectuel dans la formation des mathématiques en France.

    Programme du premier semestre

    4 novembre 2002 : Présentation générale

    18 novembre 2002 : Catherine Goldstein : Une République des mathématiques comme

    République des lettres: le cercle de Mersenne

    25 novembre 2002 : Dinah Ribard : Conférences et cours ordinaires de philosophie à Paris

    2 décembre 2002 : Antonella Romano et Catherine Goldstein : Un cours de mathématique au collège de Clermont

    9 décembre 2002 : Stéphane Van Damme : Province/Paris : le tropisme parisien des savants lyonnais (1650-1680)

    16 décembre 2002 : Catherine Goldstein : Des mathématiques à Paris

    13 janvier 2003 : Stéphane Van Damme : Descartes “ parisien ”

    20 janvier 2003 : Catherine Goldstein : Méthode et expérimentation mathématique, dans le cadre d' une journée d’étude sur “ La réduction en art ” organisée par Hélène Vérin et Pascal Dubourg Glatigny

    27 janvier 2003 : Dinah Ribard : Paris, lieu de science pour la province ?

    3 février 2003 : Catherine Goldstein : Frenicle, le nombre et l’expérience.




    Lieux

    • Paris, France

    Dates

    • lundi 04 novembre 2002

    Contacts

    • Antonella ROMANO
      courriel : aromano [at] voila [dot] fr

    Pour citer cette annonce

    « Histoire des savoirs scientifiques au XVIIe siècle », Séminaire, Calenda, Publié le mercredi 02 octobre 2002, http://calenda.org/187401