AccueilPassé, présent et avenir de l'éloquence judiciaire

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    Publié le jeudi 10 octobre 2002 par Natalie Petiteau

    Résumé

    Nouveau Palais de justice de Grenoble Organisation : Centre de droit fondamental, Faculté de droit (Université Pierre Mendès France, Grenoble 2) Equipe Rhétorique et Ancien Régime (Université Stendhal Grenoble 3) Ordre des avocats de

    Annonce


    Nouveau Palais de justice de Grenoble

    Organisation :

    Centre de droit fondamental, Faculté de droit (Université Pierre Mendès France, Grenoble 2)
    Equipe Rhétorique et Ancien Régime (Université Stendhal Grenoble 3)
    Ordre des avocats de Grenoble


    Vendredi 15 novembre
    9h00
    Ouverture du colloque
    Marcel-René Tercinet, Doyen de la Faculté de droit de Grenoble
    Charles Catteau, Premier Président de la Cour d'appel de Grenoble
    Denis Dreyfus, Bâtonnier de l'Ordre des avocats de Grenoble
    Président de séance : Francis Goyet, Professeur à l'Université Stendhal-Grenoble III, UFR de Lettres

    9h30
    Thémis et Calliope : l'éloquence judiciaire des siècles classiques
    Patrick Brasart, Maître de conférences à l'Université de Paris VIII,Département de littérature française

    9h50
    Eloquence judiciaire et rhétorique d'une cause célèbre : Les époux malheureux de Baculard d'Arnaud
    Jean-Marc Kehrès, Assistant Professor, Princeton University

    10h15
    Le récit dans les factums au début du XVIIIe siècle: trois factums en pro et contra
    Christian Biet, Professeur à l'Université de Nanterre-Paris X, Département Langages, littérature et philosophie

    10h40
    Pause

    11h00
    Proudhon face à la justice
    Hugues Petit, Maître de conférences à l'Université Pierre Mendès France-Grenoble II, Faculté de droit

    11h25
    L'éloquence judiciaire dans le procès politique (XIXe-XXe siècle)
    Jacques Trémolet de Villers, Avocat au Barreau de Paris

    Après-midi
    Président de séance : Jean-Olivier Viout, Procureur Général de Grenoble

    14h00
    Le "pour" et le "contre" Marie Cognot : une comparaison des plaidoyers de Le Maistre et de Gaultier (XVIIe siècle)
    Dianne Dutton, doctorante à l'Université Queen's (Kingston, Ontario) ;avocate, Membre du Barreau du Haut-Canada (Ontario)

    14h30
    Regards croisés sur les plaidoiries de Cochin dans l'affaire Rapalli (XVIIIe siècle)
    Francis Goyet, Professeur à l'Université Stendhal-Grenoble III, UFR de Lettres ; Jérôme Ferrand, Maître de conférences à l'Université Pierre Mendès France-Grenoble II, Faculté de droit

    15h30
    Pause

    15h50
    La plaidoirie de Me Jakubowicz au procès Barbie : l'universalité de droit dans la singularité de fait
    Emmanuelle Danblon, Docteur en linguistique, Laboratoire de linguistique textuelle et de pragmatique cognitive, Université Libre de Bruxelles

    16h20
    Mort d'un écrivain, naissance d'un avocat : la plaidoirie d'Isorni au procès Brasillach Gilles Antonowicz, Avocat au Barreau de Grenoble

    16h50
    Enseigner l'éloquence ? Les rhétoriques d'avocat (XIXe-XXe siècles)
    Anne Vibert, Maître de conférences de littérature française à l'Université Pierre Mendès France-Grenoble II, Faculté de droit


    Samedi 16 novembre
    Président de séance : Catherine Ribot, Professeure à l'Université Pierre Mendès France, Faculté de droit ; Codirectrice du Centre de droit fondamental

    9h00
    L'éloquence dans le procès pénal
    Denis Dreyfus, Bâtonnier de l'Ordre des avocats de Grenoble

    9h30
    Trente-cinq ans de pratique judiciaire : un témoignage personnel
    Alain Balsan, Avocat au Barreau de Valence, Ancien Bâtonnier de l'Ordre des avocats de Valence

    10h00
    L'art oratoire dans le contentieux des droits de l'homme : éloquence ou technique juridique
    Mickaël Challancin, Allocataire-moniteur à l'Université Pierre Mendès France-Grenoble II, Faculté de droit

    10h30
    Pause

    10h45
    Les limites déontologiques au pouvoir de l'éloquence
    Jean-Pascal Chazal, Professeur à l'Université Lyon III, Faculté de droit ;Avocat au Barreau de Valence

    11h15
    Quelques considérations sur le réquisitoire devant la Cour d'Assise : sa méthodologie, sa forme
    Christian Cadiot, Vice-Président du Tribunal de Grande Instance de Lyon

    11h45
    Rapport de synthèse
    Pierre Murat, Professeur à l'Université Pierre Mendès France, Faculté de droit ; Codirecteur du Centre de droit fondamental


    Constitutive de la rhétorique antique avec l'éloquence délibérative(dans les conseils politiques) et épidictique (dans les cérémonies et les fêtes), l'éloquence judiciaire se définit sous l'Ancien Régime en référence
    au lieu institutionnel d'où s'exerce le pouvoir de sa parole : le Barreau.
    Celui-ci est avec la Chaire, en attendant la renaissance de la Tribune à la Révolution, «un grand et magnifique théâtre pour l'Éloquence». Démosthène et surtout Cicéron constituaient en effet, du XVIIe au XVIIIe siècle, le fonds
    commun à l'élite cultivée, et l'art de bien dire orientait la formation de l'honnête homme, qu'il soit futur avocat ou prédicateur, homme d'état ou encore poète.
    Rien d'étonnant donc à ce que les plaidoiries des grands avocats des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles aient été éditées et conservées comme des morceaux d'anthologie. On ne compte plus les traités ou essais consacrés à l'éloquence judiciaire, les avocats se considérant eux-mêmes comme directement intéressés au progrès de la langue et aux théories de l'éloquence. Et si le XVIIIe siècle passe pour l'âge d'or du Barreau, c'est que l'éloquence judiciaire a su s'élever de la défense des intérêts
    particuliers aux grands sujets politiques tout en perfectionnant la langue et le raisonnement. Le XIXe siècle à son tour inventera la plaidoirie politique et lui donnera le retentissement que permet l'essor considérable de la presse moderne.
    Que reste-t-il de cet héritage ? Avec la disparition de la rhétorique des programmes scolaires à la fin du XIXe siècle, la tradition de l'enseignement de l'éloquence s'interrompt. Ni dans les lycées, ni à l'
    université on ne forme plus à l'exercice de la parole publique. Au XIXe siècle également, la littérature s'est peu à peu constituée en domaine séparé, tandis que la plaidoirie a rejoint le domaine du droit et que la
    parole des avocats n'est plus considérée comme digne d'être recueillie et divulguée.
    Il est donc devenu difficile aujourd'hui d'étudier l'éloquence judiciaire. Joue-t-elle encore un rôle décisif dans le procès ? La procédure écrite a-t-elle supplanté la parole ? Comment le jeune avocat ou le jeune magistrat se forment-ils à l'art de la parole ? Cet art est-il réservé aux avocats pénalistes ? En somme, la figure de l'avocat ou du magistrat humaniste peut-elle encore être proposée comme modèle? Telles sont quelques-unes des questions que ce colloque voudrait soulever.


    Vendredi 15 novembre, de 9h00 à 17h30
    Samedi 16 novembre, de 9h00 à 12h30
    Nouveau Palais de justice de Grenoble Quartier Europole, derrière la gare SNCF

    Accès : Tram B, arrêt Palais de justice

    Plan d'accès : www.ca-grenoble.justice.fr

    Lieux

    • Grenoble, France

    Dates

    • vendredi 15 novembre 2002

    Contacts

    • Centre de Droit Fondamental
      courriel : cdf [at] upmf-grenoble [dot] fr

    URLS de référence

    Pour citer cette annonce

    « Passé, présent et avenir de l'éloquence judiciaire », Colloque, Calenda, Publié le jeudi 10 octobre 2002, http://calenda.org/187430