AccueilLa sociologie du travail et ses catégories

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Publié le samedi 09 novembre 2002 par Natalie Petiteau

Résumé

Histoire & Société. Revue européenne d’histoire sociale : Appel à contributions DOSSIER : LA SOCIOLOGIE DU TRAVAIL ET SES CATEGORIES. Vous êtes invités à envoyer vos propositions d'articles d'une quinzaine de lignes en précisant vos nom, prénom

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Histoire & Société. Revue européenne d’histoire sociale : Appel à contributions

DOSSIER : LA SOCIOLOGIE DU TRAVAIL ET SES CATEGORIES.

Vous êtes invités à envoyer vos propositions d'articles d'une quinzaine de lignes en précisant vos nom, prénom, thème de recherche et université de rattachement. Étant donné les délais de retour des articles, les synopsis sont attendus au plus tard le 30 janvier 2003 à l’adresse électronique suivante : alexandra.bidet@noos.fr.

Taille des articles: 30 000 signes (espaces, notes et bibliographies compris; cf. notice explicative jointe)
Retour des articles: pour le 30 mai 2003 au plus tard.


La revue Histoire & Société. Revue européenne d’histoire sociale souhaite consacrer l’un de ses prochains dossiers à la constitution et aux évolutions récentes de la sociologie du travail. Qu’en est-il aujourd’hui de cette tradition disciplinaire, qui a toujours récusé les traits de la « discipline », soucieuse d’aborder plutôt le travail comme un « fait de civilisation » intéressant d’emblée la sociologie générale ? De quelle manière les nouveaux chemins qu’empruntent les recherches empiriques sur le travail participent-ils d’un renouvellement conceptuel de la « discipline » ? Comment les catégories d’analyse et les types de problèmes classiquement abordés par la sociologie du travail se trouvent-ils aujourd’hui réinvestis, retravaillés, déplacés, etc. ? Ce questionnement revêt-il des significations particulières d’une tradition nationale à une autre ?

En France, la sociologie du travail fut dans les années cinquante au cœur du renouveau de la sociologie et de sa conversion à l’enquête empirique. Les œuvres fondatrices de Georges Friedmann et de Pierre Naville ouvrent alors la voie à un ensemble impressionnant de travaux qui se sont, jusqu’à aujourd’hui, principalement attachés à documenter l’évolution des formes à la fois techniques et sociales du travail. Si elle n’a jamais proposé une définition du travail, la tradition de sociologie du travail n’a pas à proprement parler non plus développé de cadre analytique unifié ; ses frontières avec la psycho-sociologie du travail, avec la sociologie des organisations, avec celles encore des relations professionnelles et de l’entreprise, ont à cet égard toujours connu un certain flou. Ces caractéristiques de la sociologie française du travail sont-elles une spécificité ou se retrouvent-elles dans d’autres pays ? Autrement dit, la sociologie du travail s’est-elle construite de manière autonome et originale d’un pays à l’autre, avec des problématiques et des cheminements propres ?

Régulièrement, depuis près d’une vingtaine d’années, se sont fait jour des interrogations sur le devenir d’une discipline que d’aucuns estiment « en crise » ; furent notamment soulignés le poids au sein de ses travaux les plus classiques d’un déterminisme technologique, la prégnance d’une représentation mécanique du travail et d’une figure idéalisée du métier artisanal, une attention trop exclusivement centrée sur l’ouvrier français de la grande industrie et l’unité dramaturgique de l’atelier, etc. Force est néanmoins de constater que ces questionnements n’ont pas entamé la vitalité de cette veine d’études empiriques du travail, tour à tour enrichie par la rencontre de la tradition interactionniste, des travaux d’ethnographie de la communication, des approches de l’ethnométhodologie, des développements de la psychodynamique du travail, du renouveau de la sociologie des sciences, de l’anthropologie technique, mais également de la sociologie économique, etc. Ces enrichissements sont-ils proprement « français » ? Témoignent-ils de difficultés conceptuelles et/ou empiriques de la sociologie du tavail classique ? Doit-on plutôt considérer qu’ils participent d’une recomposition plus générale du champ sociologique, d’un contexte intellectuel ou socio-politique particulier, etc ?

Le dossier peut comprendre aussi bien des travaux de nature empirique, soucieux d’interroger à travers leurs objets singuliers les catégories d’analyse du travail qu’ils mobilisent, que des contributions d’ordre plus théorique, opérant un retour réflexif sur la tradition de sociologie du travail. La constitution de ses catégories peut être ici interrogée tant au plan scientifique que culturel, politique, etc. Quelque soit le type d’approche adopté (synthétique, monographique, historique, etc), le dossier entend privilégier des travaux présentant un regard réflexif sur les catégories mêmes de la sociologie du travail et faire une large part à des approches présentant un point de vue comparatiste.



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- Becker A., 1988, Les monuments aux morts, Paris, Errance.
- Soutou G.-H., 1976, "L'impérialisme du pauvre : la politique économique du gouvernement français en Europe centrale et occidentale de 1918 à 1929", Relations internationales, 7, p. 219-239.

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La rédaction d'Histoire et Société

Dates

  • jeudi 30 janvier 2003

Mots-clés

  • sociologie, travail, sociologie du travail, catégorie, europe

Contacts

  • Alexandra Bidet
    courriel : alexandra [dot] bidet [at] ens [dot] fr

Source de l'information

  • Pierre Purseigle
    courriel : pierre [dot] purseigle [at] tcd [dot] ie

Pour citer cette annonce

« La sociologie du travail et ses catégories », Appel à contribution, Calenda, Publié le samedi 09 novembre 2002, http://calenda.org/187564