AccueilLes nouvelles politiques d'immigration

ColloqueNon classée

Dates

Catégories

    Les nouvelles politiques d'immigration

    Frontières intérieures de la France et mise à l’écart des indésirables : perspective socio-historique et nouvelles politiques d’immigration

    *  *  *

    Publié le jeudi 14 novembre 2002 par Natalie Petiteau

    Résumé

    Journée d’étude organisée par L’Unité de recherches Migrations et société 13 janvier 2003 Université de Paris 7 - Jussieu 2 place Jussieu (75005 Paris) Amphithéâtre 24 La définition d’une doctrine commune d’immigration est à l’ordre du jo

    Annonce

    Journée d’étude organisée par L’Unité de recherches Migrations et société

    13 janvier 2003
    Université de Paris 7 - Jussieu 2 place Jussieu (75005 Paris) Amphithéâtre 24




    La définition d’une doctrine commune d’immigration est à l’ordre du jour de l’Union européenne, où l’on voit se dessiner une tendance générale à la régulation sélective des candidats au séjour, et donc au refoulement des étrangers jugés indésirables.
    Après avoir consacré deux journées en 2002, respectivement à la criminalisation de l’immigration et aux droits de l’asile, l’Urmis entend continuer la réflexion à partir d’un débat sur les camps et autres zones spéciales qui reçoivent et retiennent les réfugiés.
    En voulant rendre dissuasives les conditions d’accès à son territoire, l’État français a multiplié les situations juridiques inextricables faites aux demandeurs d’asile, dans un climat où la suspicion et l’hostilité priment souvent la référence de principe aux droits de l’homme.
    Le camp de réfugiés de Sangatte a fait récemment l’objet d’une forte médiatisation. Sa fermeture annoncée pourrait déboucher bientôt soit sur un simple déplacement des réfugiés, soit vers des mesures d’enfermement en marge de la légalité. Son existence suscite des interrogations quant aux prérogatives de l’État sur son propre sol. Le cas des zones d’attente et des centres de rétention est différent : on n’y transite pas de plein gré. Ce ne sont pas officiellement des lieux pénitentiaires, quoique l’entrave à la liberté de mouvements et les conditions souvent inhumaines les y apparentent. Les zones d’attente ont été créées pour limiter à la source l’exercice du droit d’asile à ce qui paraît légitime et compatible avec les accords entre la France et ses voisins. Elles sont un espace pour l’application d’un droit policier abusif. Les centres de rétention, de leur côté, reçoivent les personnes irrégulières en instance d’être chassées. La répression spectaculaire et parfois brutale qui s’y exerce n’est-elle pas un nécessaire élément symbolique des politiques de limitation de l’asile, destiné à dissuader les nouveaux candidats à l’immigration ?
    L’ensemble de ces questions nous conduit à envisager l’enracinement historique des pratiques actuelles, où plane constamment le spectre de l’inassimilabilité de certains étrangers, et à proposer une réflexion générale sur l’avenir des zones spéciales et hors droit comme mode de gestion des indésirables.
    Enfin, élargissant notre problématique aux politiques européennes, nous nous interrogerons sur les nouvelles configurations qu’annoncent les zones spéciales en matière d’accueil des étrangers, à l’heure où l’on reparle d’une nécessaire « reprise concertée » de l’immigration.


    Matinée (9 h 30 - 12 h 30) :

    Jérôme Martinez
    Coordinateur national du service de défense des étrangers reconduits, Service œcuménique d’entraide (Cimade)
    Le spectacle de l’expulsion : bilan subjectif de la présence de la Cimade dans les centres de rétention

    Marc Bernardot
    Sociologue, maître de conférences à l’université de Lille I
    Au centre du camp :
    une sociologie des centres de séjour surveillé – 1944-1945

    Gérard Noiriel
    Historien, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Ehess)
    Les camps de rétention dans l’histoire de la République française. Comment affronter un passé qui dérange ?

    Après midi (14 h - 17 h) :

    Olivier Clochard
    Géographe, doctorant à Migrinter, université de Poitiers
    Zones d’attente : un espace frontalier
    mal connu et qui tient à le rester

    Smaïn Laacher (sous réserve)
    Sociologue, chercheur associé au
    Centre d'études des mouvements sociaux (Cems)
    L’État et le centre d’accueil de Sangatte

    Sandra Blasselle
    Sociologue, Unité de recherches Migrations et société (Urmis)
    Les Kurdes irakiens à Sangatte, entre politiques européennes et stratégies migratoires

    Michel Agier
    Anthropologue, directeur de recherches à l'Institut de recherches pour le développement (Ird)
    Ordres et désordres dans les camps de réfugié


    Les débats se tiendront à l'université de Paris 7 - Denis Diderot, 2 place Jussieu, 75005 (métro Jussieu) Amphithéâtre 24

    Coordination : Alain Morice et Christophe Daum.

    Entrée libre et sans inscription

    Lieux

    • Paris, France

    Dates

    • lundi 13 janvier 2003

    Contacts

    • Alain Morice
      courriel : urmis [at] paris7 [dot] jussieu [dot] fr
    • Christophe Daum
      courriel :

    Pour citer cette annonce

    « Les nouvelles politiques d'immigration », Colloque, Calenda, Publié le jeudi 14 novembre 2002, http://calenda.org/187590