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Supports, dispositifs et discours médiatiques

Supports, dispositifs et discours médiatiques à l'heure de l'internationalisation Domaines d'analyse, modes approches et enjeux socio-culturels

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Publié le jeudi 19 décembre 2002 par Jean-Pierre Masse

Résumé

Supports, dispositifs et discours médiatiques à heure de l'internationalisation Domaines d'analyse, modes approches et enjeux socio-culturels Appel à communications Dixième Colloque Bilatéral franco-roumain Première Conférence Internationale F

Annonce

Supports, dispositifs et discours médiatiques à heure de l'internationalisation

Domaines d'analyse, modes approches et enjeux socio-culturels

Appel à communications

Dixième Colloque Bilatéral franco-roumain

Première Conférence Internationale Francophone en Sciences de l'Information et de la Communication (CIFSIC) (Bucarest, 28 juin-2 juillet 2003)

1°) Problématique générale

Le succès croissant et jusqu'alors non démenti de l'anglais comme langue de la communication scientifique permet d'élargir au monde entier une communauté de chercheurs qui, sans cela, serait cloisonnée à l'intérieur des frontières des nations. Ce phénomène n'est pas nouveau : le latin a eu, en d'autres temps, cette même fonction de faciliter la circulation des contenus savants. Mais s'en tenir à ce seul constat apparaît trop simpliste. La vérité n'est pas seulement l'affaire des scientifiques et de la pertinence de savoirs qui s'imposeraient à la raison de tous par leur seule évidence. Elle est aussi le résultat de rapports de force, d'arguments d'autorité, comme l'a remarqué Bruno Latour. Dans les sciences humaines, comme dans la littérature, la vérité est aussi affaire d'aisance, de cette agilité que nous confère la part de connu et de reconnu, d'être en position de force car, là comme ailleurs, on prête plus facilement aux riches qui, eux-mêmes, le savent bien.

En ce qui concerne l'administration de la preuve scientifique, tout est lié : la vérité dépend autant de la validité des arguments que de la cohésion de l'ensemble. La solidarité de chaque élément renforce la position respective de chacun, si bien que, finalement, le tout devient plus solide, plus équilibré. Dans ce jeu de pouvoir par lequel s'imposent les idées, les catégories, les concepts, les façons de voir et d'analyser le monde, on connaît le poids des grandes institutions et des universités anglo-saxonnes dont les moyens paraissent illimités.

Mais aussi celui des revues incontournables qu'elles éditent, et des index bibliographiques qui ressassent, affirment et défendent leurs positions stratégiques dominantes. Quant au charisme, il est facilité par l'usage, en science internationale, dans sa langue maternelle ; on ne maîtrise jamais parfaitement les subtilités, les nuances sémantiques d'un langage appris ultérieurement. Le vocabulaire en est trop souvent réduit à un ensemble de mots et de tournures idiomatiques. Ce dernier apparaît suffisant pour voyager, mais il se révèle toujours trop pauvre pour communiquer sur des recherches complexes difficiles à expliquer et à argumenter. Jean-Marc Lévy Leblond montre par exemple que la domination d'une seule langue appauvrit la science qui a besoin de la diversité des langages pour varier les éclairages sur le monde, l'étudier dans sa complexité et communiquer pour en rendre compte.

Défendre la francophonie, ce n'est dont pas l'opposer à la domination anglophone, ce n'est pas non plus renoncer à y faire entendre sa voix, c'est simplement faire exister d'autres réseaux, d'autres lieux d'autorité, d'autres façons de voir, de penser et de dire le monde et la science. C'est, en définitive, les enrichir.

Dans cette perspective, le X° colloque franco-roumain, qui a aussi pour objectif d'initier une Première Conférence Internationale Francophone en Sciences de l'Information et de la Communication (CIFSIC), se propose de cristalliser une dynamique d'échanges déjà existante entre chercheurs francophones, mais encore impersonnelle et relativement informelle. Dans un cette première étape, encore modeste, il s'agira d'établir un premier un état des lieux, de repérer la spécificité propre à chaque pays ou à chaque réseau, puis de mettre en évidence des pistes de coopérations, des lignes de convergence possibles. et d'esquisser des pistes de coopérations. Afin de faire de la francophonie un espace de communication scientifique ouvert et fort.

Tout en essayant de conformer son fonctionnement scientifique à celui des standards internationaux, essentiellement anglo-saxons (organisation en "panels", nombre élevé de participants, comité scientifique international, qualité des prestations offertes sur place, prise en charge des frais des animateurs, etc.), cette manifestation se voudra cependant accessible aux budgets les plus modestes. Ayant constaté, lors de colloques internationaux, les difficultés de nombreux chercheurs à financer les seuls droits d'inscription, les organisateurs de la CIFSIC entendent rompre avec la discrimination de fait que génèrent ces problèmes financiers. Il s'agit pour eux de proposer un droit d'accès accessible à n'importe quel chercheur (50 à 100 euros, contre 400-500 euros en moyenne dans les conférences anglo-saxonnes) et d'inviter, grâce à des soutiens divers (Agence Française pour la Francophonie, notamment) le plus grand nombre possible de collègues aux revenus les plus faibles (à la condition que leur communication soit retenue par le comité scientifique, ou qu'ils en fassent partie).

2°) principes de fonctionnement

Période : 28 juin-2 juillet 2003

Durée : sur quatre jours (samedi, lundi et mardi, mercredi)

Lieu : Université de Bucarest et complexe thermal de Sinaia

Nombre de participants : jusqu'à 200 chercheurs attendus

Financement : Université de Bucarest, Fondation David Ogilvy, Institut Français de Bucarest, Agence Française de la Francophonie, Ministère Roumain des Informations Publiques.

Participation financière : 100 euros tarif de base, 50 euros pour les doctorants et chercheurs d'autres pays ayant des difficultés financières, gratuit pour les membres du comité d'organisation et les chercheurs roumains.

Frais de transports : à la charge des participants (le coût de l'avion pour la Roumanie a considérablement baissé : 150 à 200 euros AR en moyenne depuis la France si l'on s'y prend à l'avance)

Organisation en trois temps : état des lieux par zones de la francophonie en conférence plénière (première journée), discussions en panels thématiques (deux journées suivantes), puis synthèse des ateliers (dernière journée)

Fonctionnements des panels : 20 ateliers thématiques, soit cinq en parallèle par demi-journée avec au maximum 6 intervenants par atelier, donnant l'occasion d'intervenir à environ cent-vingt participants sur deux jours. Ce nombre de panels a priori élevé (il s'agit de recouper le plus possible de sous-champs des sciences de l'information et de la communication) pourra être revu à la baisse en fonctions des réponses à l'appel à communication

Réponses à l'appel: elles devront parvenir aux organisateurs avant le 1° mars 2003.

Sélection des propositions : elle sera effectuée par un comité scientifique ad hoc, qui rendra sa décision début avril 2003. Ce comité est composé de chercheurs français confirmés en sciences de l'information et de la communication, ainsi que de chercheurs francophones (roumains et québécois en particulier)

Comité d'organisation : il est composé d'un noyau franco-roumain de dix personnes, des vingt responsables d'atelier (proposés notamment en raison leur investissement dans les précédents colloques) et des responsables de promotion par zone francophone.

3) composition des comités scientifiques et comités d'organisation

Comité scientifique

Françoise Bernard (Université de Provence, Présidente SFSIC), Simonne Bonnafous (Université Paris XII), Robert Boure (Université Toulouse III), Jean Devèze (administrateur SFSIC, ancien Président), Ghislaine Chartron (URFIST Paris), Oumar Diaghe (Université de Dakar, Sénégal) ; Vasile Dîncu (Université de Bucarest, Ministre des Informations Publiques de Roumanie), Axel Gryspeerdt (Université Louvain-la-Neuve, Belgique), Hatem Siridi (Université de Tunis, Tunisie), Yves Jeanneret (Université Paris IV/Sorbonne), Anne-Marie Laulan (administrateur SFSIC, ancienne Présidente), Bernard Lamizet (Université Lyon II), Oleg Manaaev (Université de Minsk, Biélorussie), Jean-Pierre Meunier (Université Louvain-La-Neuve, Belgique), Mario Morcellini (Université La Sapienza, Rome), Jean Mouchon (Université Paris X), Christian Le Moënne (Université Rennes II), Michel Mathien (Université Strasbourg III), Bernard Miège (Université Grenoble III), Pierre Moeglin (Université Paris Nord), Eric Neveu (CNRS, Rennes), Bruno Ollivier (Université Antilles-Guyanne), Jacques Perriault (Université Paris X), Serge Proulx (Université du Québec à Montréal), Lucille Ribeannutanana (Université de Mogadiscio, Somalie) Philip Schlesinger (Université de Stirling, Ecosse), Roger Silverstone, Jacky Simonin (Université de La Réunion), Jean-François Tétu (Université Lyon II, Président CNU, 71° section), Georges Vignaux (Laboratoire Communication et Politique/CNRS), Peter Vihalemm (Université de Tartu, Finlande)

Comité d'organisation

Comité directeur :

Ioan Dragan (organisateur principal, Professeur, Faculté de Sociologie de Bucarest, Directeur du Centre d'Etudes des Médias et des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication), Nicolae Perpelea et Camelia Beciu (MCF, Faculté de Sociologie de Bucarest, collaborateurs principaux de Ioan Dragan) ; Nicolas Pélissier (MCF Université de Nice, CRIC/LAMIC, roumanophone, correspondant en France du colloque depuis 1994) ; Paul Rasse (Professeur à l'Université de Nice, administrateur SFSIC, chargé de promouvoir la dynamique francophone dans le cadre de la SFSIC) ; Mihai Coman et Daniela Roventa-Frumusani (Professeurs, Faculté de Journalisme et de Sciences de la Communication de Bucarest) ; Mihai Dinu (Professeur, Université de Bucarest) ; Guy Lochard (Université Paris III/DESTEC/partenaire CEMNTC) ; Jacques Walter (Université de Metz/CRM/partenaire CEMNTC).

Responsables de promotion :

Yann Bertacchini et Gabriel Gallezot (promotion sur Internet, pages web du colloque et dépôt des textes sur archives SIC dans le but de constituer une mémoire la recherche francophone) ; Olivier Arifon (Allemagne et Europe du Nord) ; Kristian Feigelson (Russie et CEI) ; André Kiyindou (Afrique), Jean Lagane et Dominique Collomb (Asie), Bruno Ollivier (Amérique Latine et Caraïbes) ; Catherine Loneux et Philippe Maarek (France et Etats-Unis), Riadh Ferjani et Lotfi Madani (Afrique du Nord et Moyen-Orient) ; Gina Stoiciu (Canada).

Responsables d'atelier :

Françoise Bernard, Jean-Jacques Boutaud, Mihai Coman, Marlène Coulomb-Gully, François Demers, Jean Davallon, Derrick De Kerkhove, Ioan Dragan, Philippe Dumas, Béatrice Fleury-Vilatte, Brigitte Guyot, François Jost, Pascal Lardellier, Guy Lochard, Claude Le Boeuf, Isabelle Pailliart, Michael Palmer, Paul Rasse, Jean-François Tétu, Jacques Walter, Jean-Louis Weissberg.


4°) déroulement prévisionnel du colloque

Ouverture (samedi 28 juin 2003, 10h-13h ; 15h-18h30) : interventions des organisateurs et état des lieux de la recherche francophone en SIC, avec Ioan Dragan et Mihai Coman (Roumanie et Europe de l'Est), Axel Gryspeerdt et Peter Dalghren (Belgique et Europe du Nord), Tristan Mattelart et Riadh Ferjani (Maghreb et Moyen-Orient), Yves Jeanneret (France), André Kiyindou (Afrique) Bruno Ollivier (Amérique Latine), Jean Lagane et Dominique Collomb (Asie), François Demers et Serge Proulx (Canada et Amérique du Nord), Jacky Simonin (Océanie). Animation : Michel Mathien (UNESCO-section française)

1° série d'ateliers (lundi 30 juin 2003, 9H-12h30)

2° série d'ateliers (lundi 30 juin 2003, 14h30-18h30)

3° série d'ateliers (mardi 1° juillet 2003, 9H-12H30)

4° série d'ateliers (mardi 1°juillet 2003, 14h30-18h30)

Synthèse des ateliers (mercredi 9h30-13h00) et séance de clôture.

5) intitulés des ateliers et responsables

a) Première série : domaines d'analyse

Métamorphoses du journalisme (F. Demers/C. Lemieux)

Alternatives audiovisuelles (F. Jost/J.C. Soulages)

Communication politique et publique (M. Coullomb-Gully/Arnaud Mercier)

Actualité de la communication des organisations (F. Bernard/H. Alexis)

Les nouveaux statuts du document numérique (P. Dumas/G. Gallezot)

Propositions de communication à adresser à : Paul Rasse (paul.rasse@unice.fr) et Ioan Dragan (dragan@sas.unibuc.ro)

b) Deuxième série : modes d'approche

Analyse de discours (G.Lochard/G. Soulez)

Sociologie des usages (B. Guyot/M. Durampart)

Anthropologie de la communication et des médias (M.Coman/P.Lardellier)

Philosophie de la communication et de la cognition (D. Sperber/N. Perpelea)

Economie politique des industries culturelles (I. Pailliart/B. Cailler)

Propositions à adresser à : Jacques Walter (walter@zeus.lettres.univ-metz.fr) et Ioan Dragan (dragan@sas.unibuc.ro)

c) Troisième série : enjeux socio-culturels

La publicité en quête de sens (JJ Boutaud/C. Loneux)

Médiation culturelle et espace public (J. Davallon/F. Boillot)

Mémoire, identités et communication (J. Walter/B. Fleury-Vilatte)

Mondialisation et nouvelles sociabilités (P. Rasse/D. Pagès)

Technologie, communication et civilisation (D. De Kerkhove, Y. Bertacchini)

Propositions à adresser à : Guy Lochard (glochard@club-internet.fr) et Ioan Dragan (dragan@sas.unibuc.ro)

d) Quatrième série d'ateliers : questions transversales

Diversité des méthodologies en SIC (J.F Tétu, D. Courbet)

Nouvelles épistémologies pour les SIC ? (C. Le B?uf, N. Pélissier)

Internationalisation de la communication (M. Palmer/T. Mattelart)

Questions de réceptions et de publics (I. Dragan/J. Araszkiewiez)

Que reste-t-il des TIC ? (J-L Weissberg/S. Agostinelli)

Propositions à adresser à : Nicolas Pélissier (pelissie@iutsoph.unice.fr) et Ioan Dragan (dragan@sas.unibuc.ro )

Contacts téléphoniques :

Ioan Dragan : 00 40 2 1 222 24 81

Nicolae Perpelea : 00 40 2 1 410 64 91

Paul Rasse : 00 33 4 93 24 70 45

Nicolas Pélissier : 00 33 4 93 13 08 21

Secrétariat LAMIC : 00 33 4 93 37 55 45

Bulletin d'inscription à renvoyer avant le 15 mai 2003 à :

Edith VISOCCHI, LAMIC, Faculté des Lettres et Sciences Humaines , 98 bd Edouard Herriot, BP 3209, 06 204 Nice Cédex, France.

Actuellement, le site web du colloque est disponible à l'adresse : http://site.voilà.fr/Bucarest.2003

A compter du 15 janvier 2003, le site web du colloque sera aussi disponible à l'adresse : http://www.sfsic.org


5°) Le Colloque annuel franco-roumain en SIC : principes et acquis

Lancé en juillet 1993 à l'initiative du Professeur Ioan Dragan et de l'équipe pluridisciplinaire du Laboratoire " Médias, communication et culture " (Institut de Sociologie/Académie Roumaine) en collaboration avec de multiples partenaires locaux (Faculté de Journalisme et de Sciences de la Communication, Institut Français de Bucarest, etc.), ce colloque a accueilli depuis neuf ans, sur un mode à la fois souple et rigoureux, les échanges de chercheurs français et roumains spécialisés dans différentes branches des sciences de l'information et de la communication. De même, aux travaux des colloques ont été associés des chercheurs en provenance d'autres milieux francophones, notamment du Québec. Dans ce champ scientifique, les colloques constituent d'ailleurs un exemple pérenne et fécond de coopération scientifique et universitaire internationale, dans une dynamique institutionnelle de valorisation de la francophonie dans des domaines de pointe de la recherche. Ses principaux acquis sont les suivants. Continuité : en dépit de difficultés conjoncturelles, le colloque a pu se tenir chaque année, toujours à la même période (fin juin-début juillet) et va bientôt fêter son dixième anniversaire. Il a par ailleurs réussi à mobiliser un " noyau dur " de chercheurs français, qui sont revenus plusieurs fois et ont mis en place d'autres formes de coopération franco-roumaine (échanges pédagogiques, co-tutelles, programmes communs de recherche).

Diversité : celle-ci se retrouve dans la forme variée des manifestations scientifiques organisées chaque année (du simple " atelier de travail " à des rencontres plus formalisées avec comité scientifique et conférences plénières) et dans la thématique de ces rencontres (" Médias et société ", " Médias et espace public ", " NTIC et redéfinition des territoires de la communication ", " La communication du politique ", " Les mises en scènes télévisuelles ", "La télévision et les nouvelles technologies de communication", etc.)

Productivité : les différents colloques ont donné lieu à trois ouvrages dont deux édités en français (" La construction symbolique du champ électoral ", Iasi, Polirom, 1999 ; " La communication du politique ", Paris, L'Harmattan, 1999 ; " Redéfinition des territoires de la communication ", Bucarest, Tritonic, 2002), à des articles dans des revues (Quaderni, Réseaux, Global Network, Romanian Journal of Sociology), à des échanges institutionnels européens (Tempus, Erasmus), à des coopérations d'Ecoles doctorales (avec Paris III, Paris V, Lyon II, Dijon, l'EHESS, grâce notamment à l'implication de François Jost, Guy Lochard, Michel Maffesoli, Jean-François Tétu, Bernard Lamizet, Jean-Jacques Boutaud, Laurent Thévenot) et enfin à des programmes communs de recherche (avec Nice, Paris III, Strasbourg III) sur des thèmes variés (analyse de la stratégie et de la réception de la communication électorale, médiatisation de la guerre en ex-Yougoslavie, réception de la mise en scène médiatique des événements du 11 septembre, identités et débat public en Europe, analyse comparée de programmes de real-tv, etc.).

Comparativité : regards croisés Est-Ouest dans le contexte émergent d'une double transition. A l'Ouest, post-modernité remodelée par les métamorphoses de la communication. A l'Est, post-communisme structuré et déstructuré par l'avènement des libertés de la communication. Dans les deux cas, cette transition a généré un renouvellement dynamique des paradigmes de la communication que les divers colloques ont tenté de mettre en lumière et en relation.

6) un contexte de coopérations très favorable

Etant donnés ces multiples acquis, le colloque franco-roumain en sciences de la communication, à l'occasion de sa dixième édition, servira de base à une Conférence Internationale Francophone (CIFSIC) de dimension plus importante et qui pourrait réunir jusqu'à deux cent chercheurs en SIC de l'espace francophone. Les organisateurs en sont le Centre d'Etudes des Médias et des Nouvelles Technologies de la Communication de l'Université de Bucarest, en coopération avec la Faculté de Journalisme et de Sciences de la Communication de Bucarest, le Ministère Roumain des Informations Publiques, l'Agence de la Francophonie, et le soutien de la SFSIC, celui du Conseil de l'Europe et de l'Ambassade de France en Roumanie. Un tel projet nous paraît favorisé par un environnement favorable : Une volonté politique, au niveau de l'Union Européenne, de préparer, suite à la ratification définitive du Sommet de Nice, son élargissement à l'Est par toute une série d'actions dans le domaine scientifique et culturel

Une priorité réaffirmée par l'Agence Française pour la Francophonie de valoriser toutes les formes originales et productives de coopération scientifique

Une interrogation de la SFSIC, lors de son XIII° Congrès à Marseille en octobre 2002, sur l'opportunité de dresser un état des lieux de la recherche en SFSIC francophone et de favoriser les rencontres entre les différents chercheurs de cet espace scientifique. Cette nouvelle démarche, bien sûr, ne serait pas contradictoire, avec la nécessité, pour les chercheurs français, de participer davantage aux colloques internationaux anglophones (AIERI, etc.) et de publier davantage en langue anglaise dans les revue internationales référencées par le current, etc.

Dès lors, ce dixième franco-roumain peut s'envisager à la fois comme une opération de valorisation d'une coopération bilatérale durable et un point de départ pour d'autres conférences multilatérales francophones en sciences de l'information et de la communication (CIFSIC) engageant davantage de chercheurs, de laboratoires, d'universités et de pays de l'espace francophone. Ce X° colloque également pour objectif de favoriser la constitution, avec le soutien actif de la SFSIC, d'une Association Roumaine des Chercheurs en Communication (ARCC) qui pourrait servir d'exemple pour d'autres pays francophones.

Catégories

Lieux

  • Bucarest (Roumanie)
    Bucarest, Roumanie

Dates

  • samedi 01 mars 2003

Source de l'information

  • Arnaud Mercier
    courriel : arnaud [dot] mercier [at] theconversation [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Supports, dispositifs et discours médiatiques », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 19 décembre 2002, http://calenda.org/187706