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Pour une politique illimitée

Septième conférence du cycle "De la limite" organisé par Echange et diffusion des savoirs

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Publié le mercredi 05 mars 2003 par Natalie Petiteau

Résumé

Jeudi 3 avril 2003 Conférence de ALAIN BADIOU "Pour une politique illimitée" à 18 h 45 à l'Hôtel du Département des Bouches-du-Rhône 52 avenue de Saint-Just 13004 Marseille métro Saint-Just entrée libre Aujourd'hui où penser qu'il fai

Annonce

Jeudi 3 avril 2003
Conférence de ALAIN BADIOU
"Pour une politique illimitée"

à 18 h 45 à l'Hôtel du Département des Bouches-du-Rhône
52 avenue de Saint-Just 13004 Marseille
métro Saint-Just
entrée libre

Aujourd'hui où penser qu'il faille penser le réel se fait rare – car le consensus qu'on nous vante c'est cela : la non-pensée comme pensée unique – la tâche de la philosophie est bien d'exposer une politique à son évaluation. Et au fond un très vieux mot désigne philosophiquement les politiques qui sortent victorieuses de cette épreuve : c'est le mot "justice".

"Justice" est un mot de la philosophie. Mais ce mot de la philosophie est sous condition. Il est sous condition de la politique. Car la philosophie se sait incapable de réaliser dans le monde les vérités dont elle témoigne. La pensée n'est rien d'autre que ce par quoi le trajet d'une vérité saisit et transit l'animal humain. Ainsi, une politique digne d'être interrogée par la philosophie sous l'idée de justice est-elle une politique dont l'unique axiome général est : les gens pensent, les gens sont capables de vérité.

Ainsi une politique touche-t-elle à la vérité pour autant qu'elle se fonde sur le principe égalitaire d'une capacité au discernement du juste, de la vérité dont le collectif est capable. Une telle égalité n'est nullement un programme. Elle est une maxime politique, une prescription. Et de même, pour la philosophie, "justice" ne saurait être un programme. "Justice" est la qualification d'une politique égalitaire en acte.

En ce sens, la politique est la seule procédure de vérité qui soit générique. Seule la politique est intrinsèquement requise de déclarer que la pensée qu'elle est est la pensée de tous. La politique est impossible sans l'énoncé que les gens, pris indistinctement, sont capables de la pensée qui constitue le sujet politique.

Alain Badiou, philosophe, dramaturge et romancier, enseigne la philosophie à l'Université de Paris VII-Vincennes et au Collège International de Philosophie. Son œuvre philosophique, singulière, tente d'assigner un nouveau rôle à la philosophie qui serait la reconnaissance des pensées existant en dehors et indépendamment d'elle, éloignée de toute velléité hégémonique. Il développe, notamment, un travail critique important et particulièrement nécessaire aujourd'hui sur ce que peut être une pensée politique émancipatrice.

Abrégé de métapolitique, Seuil, 1998 ; Court traité d'ontologie transitoire, Seuil, 1998 ; Petit manuel d'inesthétique, Seuil, 1998 ; D'un désastre obscur : droit, Etat, politique, Editions de l'Aube, 1998 ; Saint-Paul : la fondation de l'universalisme, PUF, 1997 ; L'éthique : essai sur la conscience du mal, Hatier, 1993 ; Manifeste pour la philosophie, Seuil, 1989 ; Peut-on penser la politique ?, Seuil, 1985.

Pour tout renseignement :
Echange et diffusion des savoirs
16 rue Beauvau 13001 Marseille
téléphone : 04 96 11 24 50
fax : 04 96 11 24 51
mail : contact@des-savoirs.org

Lieux

  • Marseille, France

Dates

  • jeudi 03 avril 2003

Mots-clés

  • conférence

Contacts

  • Echange et diffusion des savoirs ~
    courriel : contact [at] des-savoirs [dot] org

Source de l'information

  • Cécile Arnold
    courriel : contact [at] des-savoirs [dot] org

Pour citer cette annonce

« Pour une politique illimitée », Informations diverses, Calenda, Publié le mercredi 05 mars 2003, http://calenda.org/187889