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Les jeunes en difficultés

Les jeunes en difficultés: leur place dans les politiques et dans la cité

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Publié le vendredi 14 mars 2003 par Natalie Petiteau

Résumé

PREMIERES JOURNEES DE LA RECHERCHE SOCIALE JANVIER 2004 Colloque organisé par la Chaire de travail social du CNAM avec le GRIOT (Groupe de Recherches interdisciplinaires sur les organisations et le travail) et l'Ecole doctorale

Annonce


PREMIERES JOURNEES DE LA RECHERCHE SOCIALE

JANVIER 2004



Colloque organisé par la Chaire de travail social du CNAM avec le GRIOT (Groupe de Recherches interdisciplinaires sur les organisations et le travail) et l'Ecole doctorale ETE (Entreprise Travail Emploi)


APPEL A COMMUNICATION AUX JEUNES CHERCHEURS


1. Les journées de la recherche sociale



Organisées par la Chaire de Travail Social du CNAM, les journées de la recherche sociale veulent répondre à un triple objectif :

- permettre les confrontations interdisciplinaires autour d’objets de réflexion concernant le travail et l’intervention sociale
- resserrer les liens entre les réflexions théoriques et les connaissances détenues par les professionnels du social, dont beaucoup sont, par ailleurs, engagés dans des démarches de théorisation de leurs pratiques
- contribuer ainsi à constituer un milieu autour de la recherche sociale, c'est à dire, selon Castel, de "l'ensemble de tentatives pour faire le lien entre la connaissance de la société et la volonté de la transformer".

Les premières journées de la recherche sociale se tiendront au CNAM à Paris les 27 et 28 janvier 2004 avec le concours du GRIOT et de l’Ecole doctorale Entreprise Travail Emploi .
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Elles seront ouvertes à des communications de doctorants (déjà bien avancés dans leur recherche) et de jeunes docteurs (ayant achevé leur thèse depuis moins de cinq ans), soucieux de confronter leurs travaux et de les présenter à des professionnels du social (action et intervention sociale) concernés par le thème faisant l’objet de l’appel à communication. Elles s’adressent aux jeunes chercheurs s’inscrivant dans les diverses disciplines (sociologie, psychologie, sciences de l’éducation, mais aussi droit, sciences politiques, économie) qui peuvent contribuer à éclairer l’action sociale.

Un premier colloque du même type (Action publique au travail) s'est déroulé en 2002 sous l'égide de l'Ecole doctorale

2. Comité scientifique


MM et Mmes : Aballea (GRIS/Université de Rouen), Bec (Université Paris V), ), Baron (CEE), Bertaux (IRTS Lorraine), Callu (Vaucresson CNFE-PJJ), Crespo (ETSUP), Dubar (MIRE), Germe (école doctorale ETE), Jaeger (IRTS Montrouge) , Martin (CNRS), Mauger (IRESCO), Nivolle (CEE), Soulet (U. De Frybourg), Vulbeau ( U. de Nanterre)


3. Contacts

Si vous souhaitez présenter une communication, adressez votre proposition et la fiche de renseignement ci après à :
Adresse postale : Chaire de Travail social, CNAM, 292 rue St Martin 75003 Paris
Pour toute information : Yvonne Capus : 01 58 80 83 02
Mail : yvonne.capus@cnam.fr

4. Normes de transmission des documents

Les propositions de communication, puis les papiers définitifs si vous êtes retenus, seront transmis selon les normes et délais suivants :

Propositions Papiers définitifs
Taille maximum 4000 signes 30 000 signes (note, annexe et biblio comprise)+ résumé
Format de transmission Document sous word (format rtf) idem
Calendrier et dates limites de réception 15 mai 2003, 30 novembre 2003
Juin 2003 : Sélection par le comité scientifique et avis aux contributeurs


Fiches de renseignement

Les jeunes en difficulté : leur place dans les politiques et dans la cité
Premières journées de la recherche sociale du CNAM

Paris les 27 et 28 janvier 2004
PROPOSITION DE COMMUNICATION

NOM
Prénom
Etablissement :
Laboratoire :
Discipline :
Directeur de Thèse
Adresse :
Tel :
Email :

Situation au regard de la thèse :
1 Doctorant Date de début de thèse :
Intitulé de la thèse :

1 Docteur Date de soutenance :
Intitulé de la thèse :
Recherches en cours :

Souhaite présenter une communication (texte de la communication à joindre)
Titre :
Mots clés :

FICHE à renvoyer, avec votre proposition de communication AVANT LE 16 mai 2003
Yvonne.capus@cnam.fr
Chaire de travail social, CNAM, 292 rue Saint Martin, 75003 Paris
Tel 01 58 80 83 02, Fax : 01 58 80 87 10

APPEL A COMMUNICATION

Les jeunes en difficulté : leur place dans les politiques et dans la cité


Les jeunes, naguère cible de politiques essentiellement éducatives, apparaissent aujourd’hui le public privilégié des politiques (politiques d’insertion, politiques de la ville) par lesquelles la société a, depuis une vingtaine d'années, choisi de répondre à la crise de l’emploi. Ces politiques ont contribué à imposer le terme de “ jeunes en difficulté ”, qui réfère la question de la jeunesse à un ensemble de problèmes – violence, délinquance mais aussi chômage, précarité, absence de qualification, racisme et stigmatisation – débordant largement la sphère éducative. L’approche générationnelle, qui s’est en partie substituée aux approches organisées à partir des oppositions de classes sociales, a contribué à faire que la jeunesse devient, en soi, un problème.

Dans le même temps, ces politiques ont fondamentalement renversé le regard porté sur les publics auxquels elles s’adressent. Les politiques de la ville, mais aussi les politiques d’insertion à partir du tournant provoqué par le RMI, tendent à inverser ce regard négatif. Elles entendent, en effet, augmenter l’autonomie des individus et valoriser leurs projets ; dans cette nouvelle optique chacun doit inventer les formes de son utilité sociale et trouver les moyens de la mettre en œuvre en utilisant au mieux les institutions. Les jeunes sont alors présentés comme porteurs de projet : projets individuels pour leur insertion professionnelle et l'on valorisera alors leur capacité à donner sens aux différents dispositifs et aux formes d'emploi atypiques, mais aussi projets collectifs les positionnant en acteurs de la cité et l'on valorisera alors les nouvelles formes de sociabilité qu'ils inventent.

Jeunes victimes de la précarité, jeunes fauteurs de troubles, jeunes inventeurs de la société., dans leur antagonisme et leur complémentarité, ces trois regards sur la jeunesse n’ont rien de spécialement novateurs, ils traversent l’histoire. On peut penser que la particularité de notre époque c’est que ces trois regards sont largement organisés à partir d’un ensemble de dispositifs ou de mesures qui, directement ou plus indirectement, ont à voir avec les politiques sociales. C’est bien l’agrégation des problèmes de la jeunesse, soit autour de la question de l’emploi (via les politiques d’insertion) soit autour de l’appartenance territoriale (via les politiques de la ville), qui a contribué à constituer une même catégorie unifiante : les jeunes en difficulté. Celle-ci agglomère les fauteurs de troubles (ou en danger de le devenir), ceux qui sont en difficulté face au marché du travail du fait de leur absence de qualification ou de leur origine ethnique, ceux qui tentent d’inventer de nouvelles façons de “ s’en sortir ” .

C’est autour de ces images en partie contradictoires – jeunes exclus et dominés, jeunes dérangeants, jeunes porteurs de projets et inventeurs de la société - construites par les politiques publiques en direction de la jeunesse que seront organisées les premières journées de la recherche sociale.

Sous le terme de "jeunes en difficulté", on considère généralement l’ensemble de la population (adolescents et jeunes adultes) confrontée à des difficultés d’ordre socio-économique ou socio-culturel. Les communications devraient fournir des données et des analyses concernant les grands types de manques économiques, sociaux ou culturels, les souffrances, conduites à risques et problèmes d'ordre psychologique, les situations sociales ou familiales, les comportements et stratégies à partir desquels on peut inférer l'existence de difficultés. Elles devraient ainsi contribuer à une réflexion sur la catégorie "jeunesse en difficulté", et éventuellement à sa mise en question. Elles pourraient, en particulier, permettre de s'interroger sur la manière dont les difficultés des jeunes reflètent des fonctionnements sociaux dont ils sont la traduction exacerbée.

Elles pourront aussi apporter un éclairage sur la manière dont les politiques sociales, éducatives et culturelles définissent et traitent les problèmes rencontrés par les jeunes (pauvreté, précarité, migration.. ) et aussi les problèmes qu’ils posent (délinquance, incivilités … ). Quelles réponses (ou absence de réponse) apportent-elles à ces questions ? Quelle place donnent elles aux jeunes : sont-ils objets des politiques, acteurs de la cité, sujets de leur vie ? Quels moyens leur donnent-elles pour tenir cette place ? Qui sont les agents de ces politiques (professionnels du social, de l’éducatif, jeunes en voie de professionnalisation, bénévoles ou militants) et comment voient-ils et traitent-ils les problèmes des “ jeunes en difficulté ” ?

Les communications pourront également s’intéresser aux réponses apportées par les jeunes et leurs familles aux difficultés (précarité, stigmatisation, recomposition culturelle) autour desquelles sont construites les politiques sociales et éducatives. Comment s’emparent-ils des politiques et pour quoi faire, comment s’y opposent-ils, comment les ignorent-ils ou les contournent-ils ? Développent-ils les innovations les amenant à faire société sur d' autres bases que celles offertes par ces politiques ? A partir de quels modèles de référence construisent-ils leurs identités et organisent-ils leurs conduites ? Comment, par exemple, s'organisent les relations entre garçons et filles, les représentations réciproques et les conduites ?

Les contributions devront présenter des travaux empiriques et les situer par rapport aux enjeux sociaux. Elles pourront aborder la question aussi bien au niveau macro des déterminants et des politiques qu'à celui des individus, de leurs comportements, stratégies et représentations.

Les travaux portant sur l’école seront pris en compte à condition de porter sur les interactions entre l'école et son environnement : la violence à l'école et son traitement, les relations avec les familles etc. Enfin, les travaux portant sur des populations, situations ou politiques similaires dans des pays étrangers sont concernés par cet appel à communication.

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • jeudi 15 mai 2003

Mots-clés

  • jeunes , action sociale , sociologie , psychologie , sciences de l'éducation

Contacts

  • Yvonne Capus
    courriel : yvonne [dot] capus [at] cnam [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Yvonne Capus
    courriel : yvonne [dot] capus [at] cnam [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les jeunes en difficultés », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 14 mars 2003, http://calenda.org/187915