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Faut-il parler pour apprendre ?

Faut-il parler pour apprendre ? Dialoguqes, verbalisation et apprentissages en situation de travail à l'école : acquis et questions vives. Colloque organisé par l'IUFM Nord - Pas-de-Calais Université Lille 3 Théodile du 17 au 19 mars 2004

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Publié le vendredi 21 mars 2003 par Natalie Petiteau

Résumé

IUFM Nord – Pas-de-Calais Université Charles de Gaulle Lille 3 Laboratoire Théodile COLLOQUE Faut-il parler pour apprendre ? Dialogues, verbalisation et apprentissages en situation de travail à l’école : acquis et questions vives.

Annonce

IUFM Nord – Pas-de-Calais
Université Charles de Gaulle Lille 3
Laboratoire Théodile

COLLOQUE
Faut-il parler pour apprendre ?
Dialogues, verbalisation et apprentissages en situation de travail à l’école : acquis et questions vives.
17, 18, 19 mars 2004 – Arras ou Villeneuve d’Ascq



APPEL A COMMUNICATIONS

Les recherches sur la construction des connaissances dans l’interaction sociale, le dialogue coopératif en situations de travail et d’apprentissage, les formes de médiation et d’étayage d’un tuteur ou d’un enseignant se sont développées dans divers champs (psychologie des apprentissages, linguistique et psycholinguistique, ethno-méthodologie). Elles en ont marqué les problématiques (en ouvrant par exemple l’analyse conversationnelle à la dimension cognitive ou aux théories de l’activité, ou l’étude des acquisitions cognitives à la prise en compte du rôle des outils sémiotiques, des contextes discursifs propres aux situations de recueil). Elles se sont aussi imposées progressivement dans les sciences de l’éducation et les didactiques, où beaucoup de travaux sur l’apprentissage prennent en compte la dimension discursive et interactionnelle des acquisitions, la description précise des contextes et des procédures à travers l’analyse des protocoles verbaux recueillis en situation écologique : les travaux en didactique des mathématiques ont été à cet égard pionniers. Le temps semble venu de faire un bilan de ce qu’on sait, de ce qu’on ne sait pas et des chantiers qui s’ouvrent.

La diffusion de ces travaux a pu servir de référence à des orientations institutionnelles récentes dans l’enseignement français (nouvelles fonctions attribuées aux disciplines, affirmation dans les instructions officielles de la place de l’oral et de la dimension discursive dans tous les apprentissages, par exemple). On en connaît assez mal les effets sur les pratiques réelles dans les classes (effets directs sur des pratiques nouvelles ou effets de justification de pratiques anciennes). Elle a pu être utilisée de manière peu informée, sans bien mesurer les acquis et les limites, les convergences et les divergences entre approches relevant de champs différents, sans toujours prendre en compte le statut des indicateurs choisis, les conditions de validation permettant des généralisations, et les présupposés culturels à l’arrière-plan de ces modèles d’apprentissage.

Il serait donc utile de faire la carte, d’interroger les modes de mise en oeuvre de ces principes et leur pertinence pour les résultats des élèves, et de réfléchir aux moyens qu’on se donne pour observer et interpréter de tels effets.


Le colloque se propose donc de susciter des confrontations à partir de l’état des recherches sur des objets d’investigation significatifs de l’évolution des problématiques sur la verbalisation et les interactions en situation d’apprentissage
A - La verbalisation de l’activité et la verbalisation dans l’activité :
- l’articulation du verbal avec d’autres systèmes sémiotiques dans les dialogues en situation de travail ou d’apprentissage (écrits, tableaux et schémas, gestuelle) ;
- les différentes modalités de la pensée et de l’apprentissage (pensée verbale et non verbale...).
B - Les variations de fonctionnement du langage selon les moments et les domaines d’apprentissage :
- les variations de phénomènes dialogiques spécifiques (explication, définition, justification, problématisation) en fonction des contenus notionnels sur lesquels s’effectue un travail ;
- l’incidence des cultures et des logiques disciplinaires, notamment sur les genres de dialogue, les critères de pertinence et de cohérence ;
- les variations de statut et de fonctionnement du langage selon les phases de l’apprentissage.
C - La question des temporalités et du rapport entre temporalités :
- temps de l’observation, temps de la tâche, temps de l’apprentissage, temps de l’interaction ;
- les indicateurs de progression et le statut des connaissances acquises dans l’interaction ;
- la pluralité des temporalités mises en jeu, notamment dans les interactions en grands groupes.
Cette confrontation organisera la réflexion autour de trois grandes perspectives

1 - Quel est l’état des connaissances sur interactions, verbalisation et apprentissages ?
Cette réflexion implique la prise en compte de dimensions comme :
- la dimension historique et évolutive de la problématique, depuis les premières études sur les interactions scolaires, le conflit socio-cognitif, l’étayage et la médiation (acquis et impasses, déplacements d’attention, intégration de champs nouveaux, problématiques en émergence) ;
- la dimension des choix théoriques et épistémologiques (définitions de l’interaction, modèles psychologiques, cognitifs, didactiques de l’acquisition de connaissances) ;
- la dimension des choix méthodologiques (interrogation sur les unités d’observation, les modes de recueil et d’analyse des corpus, la nature des inférences de phénomènes langagiers à des processus d’apprentissage et leur validation, le champ de leur transfert et de leur applicabilité).

2 - Quels questionnements amène la prise en compte des conditions ordinaires du travail scolaire, par rapport aux études sur l’apprentissage en contexte expérimental ou en situation professionnelle ?
Cette réflexion comporte la prise en compte de dimensions comme :
- les interactions en grands groupes et plus seulement en situation duelle ;
- la pluralité de registres et de fonctions du langage dans le travail scolaire ;
- la temporalité particulière au temps scolaire, en particulier la durée longue ;
- l’importance des contenus de connaissances et des corps de savoirs constitués, notamment selon des logiques disciplinaires ;
- la place des normes et des contraintes institutionnelles dans l’évaluation des acquisitions ;
- la place dans l’apprentissage des représentations et des pratiques culturelles des familles.

3 - Que sait-on des mises en oeuvre dans les classes et de leurs effets sur les savoirs construits par les élèves ?
Les relations entre ces recherches et les pratiques dans les classes peuvent être abordées dans plusieurs perspectives :
- l’attention aux discours intermédiaires sur ce sujet (contenus, diffusion, statut par rapport aux normes et contraintes de la pratique du métier) ;
- l’état des connaissances sur la place donnée dans les classes à la verbalisation et aux échanges, sur ses effets ;
- le questionnement sur le rapport entre temps de l’observation et temps de l’apprentissage, sur les indicateurs pour repérer les processus d’apprentissage dans l’activité langagière en situation de travail scolaire ;
- les perspectives de mise en oeuvre pour favoriser les apprentissages (à quelles conditions apprend-on à travers le dialogue, qu’apprend-on dans des situations de dialogue entre pairs ? quel rôle de l’expert, comment définir l’expertise en ce domaine ?).


CRITERES DE SELECTION DES COMMUNICATIONS
On privilégiera les communications :
- s’appuyant sur des travaux engagés relatifs aux objets (A, B ou C) et aux perspectives (1, 2 ou 3) proposés dans cet appel à communications ;
- intégrant la dimension évaluative et réflexive sur la démarche et les savoirs produits (choix théoriques, type de rapport avec le terrain, élucidation des indicateurs et des modes d’interprétation, problèmes méthodologiques et épistémologiques rencontrés) ;
- susceptibles de contribuer à l’établissement en commun de l’état des lieux visé (possibilité d’articulation des savoirs produits, clarification des alternatives et des lieux d’incertitude, inventaire des recherches à poursuivre ou des chantiers à ouvrir).

MODALITES DE REPONSE
Les propositions de communication peuvent être faites à titre individuel (pour être intégrées dans un atelier construit par le comité scientifique) ou collectif dans le cadre d’un symposium proposé au comité scientifique (quatre interventions maximum et un discutant).

Les propositions de communication en atelier ou en symposium doivent être saisies en ligne avant le 31 mai 2003, sur le site du colloque : www.lille.iufm.fr/colloqueparler.htm.

Les propositions de communication, sous forme de fichier informatique, doivent comporter les éléments suivants :
- Titre de la proposition de communication
- Intitulé du symposium, nom/prénom du discutant pressenti (éventuellement)
- Nom, prénom, statut, institution d'appartenance (nom et ville) du ou des auteurs
- Objet (A, B ou C) et Perspective (1, 2 ou 3) de l’appel à communications retenus
- 5 mots clés maximum
- Résumé de la proposition (2.500 caractères environ)

A défaut d’une saisie en ligne, les propositions de communication peuvent être adressées à dominique.tissoires@lille.iufm.fr accompagnées de la fiche descriptive téléchargeable sur le site du colloque (en cas de difficulté, contacter le 03.20.79.87.15).

Les notifications du comité scientifique aux auteurs de propositions de communication seront envoyées courant octobre 2003.

Les communications retenues en atelier ou symposium seront organisées autour de confrontations en relation avec les problématiques posées en plénières. Elles seront introduites puis mises en débat après présentation par un discutant, sur la base de textes envoyés avant le 15 décembre 2003.

Les communications donneront lieu à publication dans des actes début 2005.


Comité scientifique
Emmanuelle Auriac-Peyronnet (IUFM d’Auvergne ) ; Elisabeth Bautier (université Paris 8) ; Jean-Paul Bernié (IUFM d’Aquitaine) ; Robert Bouchard (université Lyon 2) ; Josiane Boutet (IUFM de Paris) ; Michel Brossard (université Bordeaux 2) ; Francine Cicurel (université Paris 3) ; Jean-Marc Colletta. (IUFM de Grenoble) ; Régine Delamotte (université de Rouen) ; Isabelle Delcambre (université Lille 3) ; Raymond Duval (IUFM Nord – Pas-de-Calais) ; Frédéric François (université Paris 5) ; Claudine Garcia-Debanc (IUFM Midi Pyrénées) ; Roland Goigoux (IUFM d’Auvergne) ; Jean-François Halté (université de Metz) ; Christian Hudelot (CNRS Paris 5) ; Lorenza Mondada (université Lyon 2) ; Elisabeth Nonnon (IUFM Nord – Pas-de-Calais) ; Christian Orange (IUFM des Pays de Loire) ; Maria Pagoni (université Lille 3) ; Anne-Nelly Perret-Clermont (université de Neuchâtel) ;Marie-Jeanne Perrin (IUFM Nord – Pas-de-Calais) ; Sylvie Plane (IUFM de Paris, INRP) ; Yves Reuter (université Lille 3) ; Maria-Luisa Schubauer-Leoni (université de Genève) ; Alain Trognon (université Nancy 2) ; Edy Veneziano (université Nancy 2, Paris 5) ; Gérard Vergnaud (université Paris 8) ; Daniel Véronique (université Paris 3); Annick Weil-Barais (Université d’Angers).


Comité d’organisation
Sylvie Considère (IUFM du Nord – Pas-de-Calais), Bertrand Daunay (IUFM du Nord – Pas-de-Calais), Joëlle Delattre (université Lille 3), Isabelle Delcambre (université Lille 3), Agnès Desbiens (IUFM du Nord – Pas-de-Calais), Fabienne Gippet (IUFM du Nord – Pas-de-Calais), Aziz Jellab (IUFM du Nord – Pas-de-Calais), Jean-Bernard Lemaire (IUFM du Nord – Pas-de-Calais), Anne Lemonier (IUFM du Nord – Pas-de-Calais), Elisabeth Nonnon (IUFM du Nord – Pas-de-Calais), Maria Pagoni (université Lille 3), Marie-Jeanne Perrin (IUFM du Nord – Pas-de-Calais), Evelyne Rosen (université Lille 3), Eric Roditi (IUFM du Nord – Pas-de-Calais), Dominique Tissoires (IUFM du Nord – Pas-de-Calais).

Equipe de coordination
Elisabeth Nonnon, Marie-Jeanne Perrin, Dominique Tissoires





Pour toute information complémentaire, consultez le site web du colloque indiqué dans la fiche technique ci-dessous


Dates

  • samedi 31 mai 2003

Mots-clés

  • dialogue, verbalisation, apprentisage

Contacts

  • Dominique Tissoires
    courriel : dominique [dot] tissoires [at] lille [dot] iufm [dot] fr
  • Elisabeth Nonnon
    courriel : Nonnon [dot] eli [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Dominique Tissoires
    courriel : dominique [dot] tissoires [at] lille [dot] iufm [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Faut-il parler pour apprendre ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 21 mars 2003, http://calenda.org/187935