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Le rôle du chemin de fer

Le rôle du chemin de fer Privatisation des chemins de fer, aide au développement et sauvegarde de l'environnement en Afrique

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Publié le jeudi 03 avril 2003 par Natalie Petiteau

Résumé

Appel à communications Date limite de réponse à l’appel : 10 septembre 2003 Le rôle du chemin de fer Privatisation des chemins de fer, aide au développement et sauvegarde de l’environnement en Afrique Paris, 3

Annonce

Appel à communications
Date limite de réponse à l’appel : 10 septembre 2003

Le rôle du chemin de fer

Privatisation des chemins de fer, aide au développement
et sauvegarde de l’environnement en Afrique


Paris, 3 jours, Printemps 2004

Comité scientifique : Roland Pourtier Université Paris 1, Jacques Charlier Université de Louvain-la-Neuve - Belgique, Etienne Auphan Université Paris IV, Georges Ribeill CNRS-ENPC LATTS, Alain Bué Université de Paris 8, Chantal Béranger géographe-organisatrice, Anita Adjeoda Ivon GISEE,

L’objectif de ce colloque est de réaliser un état des connaissances sur le thème « Privatisation des chemins de fer, aide au développement et sauvegarde de l’environnement dans les Pays du Sud », de présenter, de confronter et de discuter des recherches en cours ou réalisées depuis moins de dix ans sur le chemin de fer. Ce thème est pluridisciplinaire. Nous sollicitons des géographes, des économistes, des spécialistes des transports, des historiens, des sociologues, des anthropologues, des juristes.
Le chemin de fer a servi, pendant la colonisation, à l’exportation des pondéreux miniers, des bois précieux, et des produits agricoles de rente vers, majoritairement, l’Europe. Au fil du temps, le transport ferroviaire a modifié sa fonction en complétant ou remplaçant le transport de pondéreux d’exportation par un transport de distribution (import-export) notamment par conteneur et par wagon-citerne pour les hydrocarbures (import). Mais la fonction du chemin de fer se limite-t-elle à la vision réductrice d’être un moyen de véhiculer, les marchandises et les personnes, d’un point à un autre ?
Dans le contexte mondial de réduction de moitié de l’extrême pauvreté d’ici à 2015, et de la réduction de l’émission de gaz à effet de serre, le chemin de fer, dans les pays tropicaux, présente des atouts qui dans le cadre de l’aménagement du territoire et du soutien aux échanges vitaux des populations, peuvent-être décisifs. Mobilité, inégalités sociales et territoriales ou les transports et l’exclusion, les conséquences sur le développement pour tous et la sauvegarde de l’environnement seront les pistes de travail.

Six éléments justifient la volonté d’organiser un colloque consacré au rôle du chemin de fer à la fois pour les relations internationales, mais aussi et surtout, pour les relations entre les espaces ruraux et les espaces urbains, qu’elles soient régionales ou locales :
1. Les migrations vers la ville-port ou la grande ville enclavée ou encore pour le retour à la terre ;
2. Le manque de transport adapté aux besoins des populations agricoles pauvres ;
3. La disparition des grands espaces nécessaires à la vie de la faune sauvage ;
4. La dégradation de l’environnement ;
5. L’accroissement régulier des inégalités sociales et spatiales dans les pays très pauvres ;
6. La privatisation des chemins de fer ;
Ces éléments conduisent vers l’organisation de l’espace géographique et du transport, la connaissance du milieu naturel et des modes de fonctionnement des populations.
Différentes questions émergent de ces constats :
- En quoi et comment l’organisation de la société dans l’espace environnant une voie ferrée inclut-elle l’utilisation du train ?
- Le chemin de fer concourt-il au développement humain et à la sauvegarde des grands espaces sauvages ?
- En quoi la privatisation des chemins de fer peut contribuer au développement de la population locale par l’organisation et la gestion ?
- L’effet structurant du chemin de fer et de ses gares est-il une illusion, un mythe ou une réalité dans les pays tropicaux ?
- La pauvreté et l’environnement ne seraient-ils pas un objet de recherche à l’intersection de l’aménagement du territoire, du micro-développement local et de la gestion des transports ?

Alors que le Professeur Joseph Stiglitz, dit « Aujourd’hui, la mondialisation, ça ne marche pas. Ça ne marche pas pour les pauvres du monde. Ça ne marche pas pour l’environnement. Ça ne marche pas pour la stabilité de l’économie mondiale » et qu’au Sommet mondial du développement durable de Johannesburg, on s’interroge sur les moyens pour casser le cercle vicieux dégradation de l’environnement-détérioration de la situation économique et sociale, en quoi le chemin de fer peut-il jouer un rôle essentiel pour la prise en compte de l’ensemble de la population et pour la sauvegarde de l’environnement ? Quels sont les liens entre transport et développement pour tous ? Comment aujourd’hui peut-on concevoir une voie neuve, moderne dans les pays du Sud ? Un héritage existe, doit-on remettre en état ou construire ailleurs ou étendre le réseau ou doubler les voies uniques et pourquoi ? Comment transporter dans les pays tropicaux aujourd’hui ? En quoi la privatisation du chemin de fer peut-elle être un élément qui dynamise le développement d’une région ou d’un couloir de développement ou bien au contraire ne permettre que des flux nationaux ou internationaux de pondéreux ? Pourquoi la micro-économie du développement semble être le meilleur champ scientifique en relation avec l’aménagement du territoire pour résoudre les problèmes de pauvreté et d’environnement ?

Le colloque sera articulé autour de quatre thématiques principales :

1. Micro-développement local et besoin de transport
Les stratégies de survie des populations pauvres emboîtées dans les différents systèmes correspondant au sens large, aux différents systèmes sociaux, agricoles, commerciaux, industriels, à toutes les échelles : locale, régionale et internationale - sans oublier le système englobant de mondialisation -., sont-elles un moyen pour augmenter l’indice de développement humain ? Comment les stratégies micro-économiques peuvent-elles être en accord, en congruence avec les modes de transports dans le but d’un meilleur approvisionnement des villes et d’une meilleure répartition de la population le long d’un axe de transport ?
Le lien entre effet structurant et potentiels socio-économiques est-il la recette pour obtenir le développement durable avec un minimum de décisions politiques ?

2. Contrainte de l’environnement face au besoin de transport
Les parcs nationaux sont-ils suffisant pour un bon équilibre entre la société et la nature, faut-il créer d’autres types de zones, lesquelles et pourquoi ? L’hyperthropie des villes-port est-elle un fléau pour l’environnement et un nid de paupérisation ? En quoi un bon réseau de transport ferroviaire permet-il une meilleure répartition de la population le long de son axe qu’un réseau routier ? Les effets du transport routier et du transport ferroviaire pour le milieu environnemental et le tourisme ? Quels sont les effets du tourisme raisonné sur la sauvegarde de l’environnement ? En quoi une mauvaise répartition de la population peut-elle réduire le tourisme ?

3. Gestion des espaces et transport
Les coûts de construction d’infrastructures routières et ferroviaires sont-ils inversement proportionnels à leurs coûts d’exploitation ? Quels choix l’Etat doit-il opérer pour un développement pour tous qui permettent l’abaissement des coûts ? Et en quoi ces choix influent-ils directement sur l’aménagement du territoire et la gestion des espaces urbanisés, agricoles et naturels ? En fonction du mode de transport ou de la non-existence de transport qu’elles sont les disparités sociales et territoriales ? La notion de frontière ou les nouveaux espaces, les nouvelles significations et les nouveaux enjeux, pour qui et pourquoi ?

4. Régulation entre l’état et une société ou une concession de transport
Quel financement du service public ferroviaire, quelle régulation du marché, quelle durée et quelles modalités des contrats ? Quelle déréglementation appliquer ? Quelle régulation établir entre l’Etat et une concession de chemin de fer ? La privatisation des chemins de fer présente-t-elle les mêmes significations, les mêmes conséquences pour les états, les populations et les entreprises dans les pays du Nord que dans les pays du Sud ? Peut-on appliquer un même modèle de privatisation des chemins de fer, au Nord comme au Sud ? Quelle organisation du trafic ? Quelle composition des trains ? Quelles politiques tarifaires ?

Au sein de cet éventail thématique assez large, nous encourageons plus particulièrement les propositions traitant de cas africains cependant la réflexion peut donner lieu à des communications sur les fondements théoriques, empiriques ou méthodologique. Nous sollicitons des propositions de communications individuelles ou de tables rondes qui permettent d’aider à comprendre le rôle réel du chemin de fer.
Les présentations individuelles seront limitées à une durée de vingt minutes et en français. Les tables rondes comprendront trois interlocuteurs. Les textes des présentations formeront un recueil d'actes que nous espérons publier. Titres et résumés doivent être envoyés avant le 12 Mai 2003, par courrier électronique. Propositions de tables rondes et résumés de communications individuelles (maximum de 300 mots) doivent être envoyés avec un bref curriculum vitae.

Mots clés : chemin de fer, route, privatisation, aménagement du territoire, relation ville-campagne, disparités sociales et spatiales, exclusion, agriculture, commerce, tourisme, environnement, protection de la faune sauvage, population locale pauvre, indice de développement humain, public, privé, développement durable, couloir de développement, effet structurant des marchés, de la route, du chemin de fer

Soumission des propositions de communication : 12 Mai 2003
Notification aux auteurs : 28 mai 2003
Date limite d’envoi du papier final : 14 janvier 2004

Contact : chantal.beranger@free.fr - Tél 01 64 90 93 34 - 13 rue du Bois Gaudron 91340 Ollainville

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • mercredi 10 septembre 2003

Mots-clés

  • aménagement du territoire, disparités sociales et spatiales, environnement, développement durable, tourisme, exclusion, géographie, histoire, économie, anthropologie

Contacts

  • Chantal Béranger
    courriel : chantal [dot] beranger [at] free [dot] fr

Source de l'information

  • Chantal Béranger
    courriel : chantal [dot] beranger [at] free [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le rôle du chemin de fer », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 03 avril 2003, http://calenda.org/187977