AccueilLes engagements résistants catholiques et protestants

Les engagements résistants catholiques et protestants

Journée d'étude : Les engagements catholiques et protestants contre le nazisme en France et en Allemagne

*  *  *

Publié le lundi 12 mai 2003 par Anne Gentil-Beccot

Résumé

Journée d’étude CIERA sur les engagements résistants catholiques et protestants contre le Nazisme en France et en Allemagne. organisée par le CIERA (Centre interdisciplinaire d'études et de recherches sur l'Allemagne)

Annonce

Journée d’étude CIERA sur les engagements résistants catholiques et protestants contre le Nazisme en France et en Allemagne.


organisée par le CIERA (Centre interdisciplinaire d'études et de recherches sur l'Allemagne)
en collaboration avec le CNRS et l'Université de Caen
Coordination : Claire de GALEMBERT et Loïc BATEL

Mercredi 21 Mai 2003 (10h-12h30/14h30-17h30)
Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales,
54 boulevard Raspail ( Salle 215)


Cette journée d’étude du CIERA (Centre interdisciplinaires d’études et de recherches sur l’Allemagne) a pour objectif de confronter quelques travaux empiriques inédits relatifs à des actions résistantes de personnes se référant au christianisme ou encore de mouvements et organisations confessionnels aux avancées de la réflexion théorique et historiographique sur le concept de résistance. Les études de cas abordées concerneront tant la France que l’Allemagne. Elles se focaliseront toutefois exclusivement sur des cas protestants et catholiques.
La problématique de la journée s’articule autour de la question de savoir s’il est pertinent d’analyser ces engagements résistants en terme de « résistance religieuse ». Répondre à cette question suppose de s’interroger à un double niveau. Il convient d’une part de s’interroger sur le sens même du concept de résistance, concept, qui, comme le révèlent les débats au sein de la communauté scientifique française et allemande (pour ne citer que celles-ci), est loin d’aller de soi tant il fait référence à une réalité complexe. L’action résistante renvoie à une série de notions plus ou moins emboîtées les unes dans les autres et à un spectre étendu de modalités allant de l’action armée et insurrectionnelle à des actions de désobéissance civile. Elle s’inscrit aussi dans une dynamique de l’action.
Se pose d’autre part le problème de déterminer les contours d’une résistance qui aurait en propre d’être « religieuse ». Une telle notion est-elle opératoire ? faut-il lui préférer celle de résistance spirituelle ? En outre est-il possible d’isoler les motivations religieuses des raisons politiques et sociales qui sous-tendent le comportement résistant ou encore le passage à l’acte de résistance. La résistance religieuse, si tant est qu’elle existe, présente-t-elle des registres et répertoires d’action spécifiques ? S’illustre-t-elle par des pratiques et formes de mobilisations distinctives, répond-elle à des fondements et des objectifs particuliers qui la démarqueraient –idéal-typiquement s’entend- d’autres formes de résistances politique, militaire, judiciaire par exemple ? Ne faut-il pas au contraire se défier de toute vision essentialiste du religieux en resituant d’une part le recours au registre, structures et motivations religieuses et théologiques dans la dynamique générale des rapports sociaux et en s’interrogeant d’autre part sur les contradictions internes au champ religieux que révèlent remarquablement les différents qui opposent certains individus et mouvement aux institutions religieuses.
Située dans cette perspective, la journée s’organise selon deux modules. Le premier, consacré au protestantisme, se tiendra le matin, le second au catholicisme l’après-midi. L’un et l’autre de ces modules sont organisés de manière à faire dialoguer études de cas, présentant des trajectoires inédites de personnes (l’entrée en résistance des sœurs Valloton, la position du Pasteur Bonhoeffer sur la question juive,) ou de mouvements ou organisations confessionnels (les Katholikentage, les jésuites lyonnais) avec les renouvellements théoriques et historiographiques concernant l’histoire de la Résistance. A cet effet, dans l’un et l’autre module, les interventions seront soumises à l’analyse de discutants chargés de cette mise en perspective plus générale.
Enfin, un rapport de synthèse général permettra de capitaliser les acquis de cette journée.

PROGRAMME DE LA JOURNEE



MATIN (10h-12 h30) Résistances au sein du protestantisme en France et en Allemagne
Présidence de séance : Pr Pierre BOLLE ( Université Pierre Mendès-France, Grenoble 2)


10 H 30 -Andrea TAM (Centre Marc Bloch, Strasbourg 2)
: Bonhoeffer et la question juive

11 H - Michael Fribourg et Nicolas PICARD (ENS-Cachan) : Trajectoires de résistance des sœurs Valloton

11 h 30 -Discutant : Pierre Laborie (Directeur de recherche, EHESS)

Discussion avec la Salle


APRES-MIDI (14 h 30-18 h) : Résistances au sein du catholicisme en France et en Allemagne Présidence de séance : Olivier Wiewiorka (ENS Cachan)

14 H 30. Marie-Emmanuelle Reytier (Lyon 2) : « Les Katholikentage locaux entre 1933 et 1935 : entre résistance et soumissions ».

14 h 45 heures. Monsieur Bernard Comte (IEP, Lyon) : « La résistance spirituelle chez les jésuites lyonnais : de Témoignage Chrétien aux combats du Vercors ».

15 h 30 Discutant : Denis Pelletier (Lyon 2)

17 H Synthèse générale : Jacques Semelin (CNRS, CADIS)



Avec le soutien du DAAD et du MJENR

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • mercredi 21 mai 2003

Mots-clés

  • Allemagne, France, nazisme, eglise, catholique, protestant, engagement, résistance

Contacts

  • Claire de Galembert
    courriel : galembert [at] gapp [dot] ens-cachan [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Faure #
    courriel : faure [at] ciera [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les engagements résistants catholiques et protestants », Séminaire, Calenda, Publié le lundi 12 mai 2003, http://calenda.org/188094