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Entreprises de l'énergie sous l'Occupation

LES ENTREPRISES DU SECTEUR DE L'ENERGIE SOUS L’OCCUPATION

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Publié le vendredi 11 juillet 2003 par Marin Dacos

Résumé

APPEL A COMMUNICATIONS 3e colloque du Groupement de recherche (GDR) 2539 du CNRS Les entreprises françaises sous l’Occupation organisé avec la Fondation EDF et l’université d’Artois LES ENTREPRISES DU SECTEUR DE L'ENERGIE SOUS L’OCCUPATION Arras

Annonce

APPEL A COMMUNICATIONS

3e colloque du Groupement de recherche (GDR) 2539 du CNRS
Les entreprises françaises sous l’Occupation
organisé avec la Fondation EDF et l’université d’Artois

LES ENTREPRISES DU SECTEUR DE L'ENERGIE SOUS L’OCCUPATION
Arras (Pas-de-Calais), novembre 2004

(Les dates seront précisées en décembre 2003 : deux jours entiers pour les interventions, un troisième consacré à la visite du Centre historique minier et de l’énergie de Lewarde ainsi qu’au site de La Coupole à Helfaut-Wizernes)

Désormais, depuis quelques années, la vie des entreprises françaises du secteur de l’énergie pendant la Seconde Guerre mondiale a retenu l'attention des historiens. Un numéro spécial de la revue Histoire, Économie et Société en 1992 (n° 3) sur le thème « Stratégies industrielles sous l'Occupation » fit œuvre pionnière en rassemblant quatre articles sur « Les entreprises d’électricité (production thermique) » (Alain Beltran), « La construction électrique entre Vichy et l’Occupation » (Pierre Lanthier), « De la pénurie à la stratégie ou l’organisation de l’énergie électrique sous l’Occupation en France » (Henri Morsel) et « La stratégie de la Compagnie française des pétroles durant la Seconde Guerre Mondiale : sauvegarder l’essentiel » (Hervé L’Huillier). Alain Beltran exposa ensuite deux synthèses fécondes et complémentaires sur les entreprises d’électricité et la question de l’énergie sous l’Occupation. Entre temps, quelques articles et thèses consacrées à l’électricité n’avaient pas négligé la période.
Toutefois, selon les énergies envisagées, l'enquête ouverte conserve ses limites, marche d'un pas différent et n'a toujours pas fait l'objet d'un ouvrage d’ensemble ni d'un colloque spécifique. La mise en place du GDR, le soutien de la Fondation EDF et l’accueil de l’université d’Artois (EA 2466) permettent de combler cette lacune.
Les organisateurs appellent donc à de nouvelles recherches susceptibles de faire émerger une première synthèse. Même si la question des relations entre les entreprises et l’énergie se pose de manière multiple, l’approche retenue privilégie les activités de production et de distribution. Dans le cadre hexagonal, ils attendent des propositions consacrées aux électriciens ainsi qu’à leurs équipementiers (Alsthom, Schneider, CGE, Fives-Lille, NBPP, Bouchayer-Viallet, etc.) qui, tous, peuvent être abordés dans des logiques d'établissement, de firme ou de groupe. Des contributions thématiques ou transversales sont également souhaitées. Elles pourraient notamment s’intéresser aux évolutions observées depuis la Première Guerre mondiale : le développement de l’hydroélectricité observé au cours de l’entre-deux-guerres dans ce qui devint ensuite la zone non occupée a-t-il protégé la production française ? À l’inverse, quelle fut l’influence du développement de l’interconnexion des réseaux de transport dans d’éventuels transferts au profit des zones annexées ou interdites, voire de l’Allemagne ? Au-delà de la prise en compte des zones occupée et non occupée, les propositions peuvent s’inscrire dans des cadres locaux (avec notamment l’évocation du rôle joué par certaines écoles professionnelles) ou régionaux particuliers (Alsace, Nord–Pas-de-Calais, etc.), dans des temps variés et concerner des populations diverses (la main-d’œuvre étrangère sur les chantiers et dans les usines, par exemple). Des communications centrées sur des aspects extra-territoriaux (évolution des intérêts français anciennement installés à l'extérieur, redéploiement spatial lié à la guerre, relations entre entreprises et industriels de différentes nationalités, etc.) ou sur des contrepoints étrangers (Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Suisse, etc.) sont également attendues.
Outre champ électrique, dans le même esprit, des interventions sont souhaitées dans les domaines du charbon, du gaz et du pétrole ainsi que sur la question des carburants de remplacement. Ici, les conséquences de la rupture des sources d'approvisionnement extérieures prennent une dimension supplémentaire.
D’une manière générale, l’on s’interrogera sur les hommes, les organisations et leurs stratégies : comment l’occupant a-t-il arbitré entre appropriation de l’énergie produite en France et poursuite de la consommation intérieure ? Dans un pays au déficit énergétique chronique et dans un secteur très strictement contrôlé par les autorités françaises et d'occupation, les contraintes pesant sur les stratégies patronales seront également analysées, notamment à la lumière de l’étude des dossiers de l’épuration. La situation de la main-d’œuvre (marché de l’emploi, gestion du personnel, relations et actions sociales, pressions allemandes, Résistance et répression, etc.) méritera enfin une attention particulière.

Comité scientifique
. Dominique Barjot (professeur, université de Paris IV Sorbonne)
. Alain Beltran (directeur de recherche, CNRS-IHTP)
. Christophe Bouneau (professeur, université de Bordeaux III)
. Sophie Coeuré (secrétaire scientifique, comité d’histoire de la Fondation EDF)
. Alexandre Fernandez (maître de conférences, université de Bordeaux III)
. Patrick Fridenson (directeur d’études, EHESS)
. Hervé Joly (directeur du GDR, chargé de recherche CNRS, LARHRA, Lyon)
. Michel Margairaz (professeur, université de Paris VIII)
. Denis Varaschin (professeur, directeur de l’EA 2466, université d'Artois)
. Philippe Verheyde (secrétaire général du GDR, chercheur associé CNRS-IHTP)
. Catherine Vuillermot (maître de conférences, université de Franche-Comté)
. Jean-Pierre Williot (maître de conférences, université de Paris IV Sorbonne)

Les propositions d’intervention, d'une page au maximum, comprenant les titres et qualités des auteurs et le rappel de leurs récentes publications, seront reçues jusqu'au 1er novembre 2003 à l’adresse électronique suivante :

gdr2539@ish-lyon.cnrs.fr
Le comité scientifique fera connaître son avis aux auteurs des propositions au plus tard le 15 décembre 2003.
Les interventions orales seront limitées à 20 minutes. Elles pourront être présentées en français ou en anglais.
Selon des modalités précisées ultérieurement, les frais engagés par les intervenants au colloque pour leur déplacement et leur hébergement seront pris en charge par les organisateurs.
Les actes du colloque feront l’objet d’une publication en volume. Les délais de remise des textes ainsi que les normes de rédaction seront précisés avec la réponse donnée aux auteurs.

Dates

  • samedi 01 novembre 2003

Contacts

  • GDR n° 2539 ~
    courriel : gdr2539 [at] ish-lyon [dot] cnrs [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Entreprises de l'énergie sous l'Occupation », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 11 juillet 2003, http://calenda.org/188216