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Publié le samedi 20 septembre 2003 par Natalie Petiteau

Résumé

Atelier Réseaux et pratiques politiques Après une période de suspension, l’atelier « Réseaux et pratiques politiques » créé et animé par Bernard Gainot a repris ses

Annonce

Atelier
Réseaux et pratiques politiques






Après une période de suspension, l’atelier « Réseaux et pratiques politiques » créé et animé par Bernard Gainot a repris ses activités à l’initiative de Karine Rance (I.H.R.F.) et de Jean-Luc Chappey (Université de Clermont-Ferrand/C.H.E.C.). L’objet central de l’atelier est l’étude des modalités de la construction des identités politiques, sociales et culturelles pendant la période révolutionnaire. Les pratiques de sociabilité, les formes d’intervention individuelle ou collective, les logiques sociales de construction et de diffusion des discours (à l’échelle locale, nationale et internationale) sont autant d’approches que nous souhaitons croiser. Deux terrains d’enquête ont été choisis : les milieux intellectuels et artistiques d’une part, les milieux contre-révolutionnaires de l’autre. A raison de 6 séances par an organisées respectivement à Paris et à Clermont-Ferrand (avec mise au point historiographique ou bibliographique, présentation de recherches en cours ou débat autour d’un ouvrage en présence de son auteur), l’atelier est ainsi structuré autour de deux axes.

S’inscrivant dans le cadre des recherches menées au sein du C.H.E.C., les séances organisées à Clermont-Ferrand portent sur l’étude des artistes, des hommes de lettres et des scientifiques pendant la période révolutionnaire. Nous écartant de l’histoire traditionnelle des idées et des approches « hagiographiques » ou « internalistes » des œuvres, nous nous plaçons sur le terrain d’une histoire sociale des acteurs et des productions intellectuelles et artistiques à travers l’analyse des institutions, des pratiques et des carrières. Après une première séance organisée en mai 2003 autour des recherches de Sylvie Granger sur les « hommes de musique » en Révolution, l’atelier poursuivra une réflexion sur les processus qui rendent compte de la transformation des milieux et des productions artistiques et littéraires pendant la période révolutionnaire. Aux côtés des questions touchant au statut des artistes et des hommes de lettres (la distinction entre « amateurs » et « professionnels », par exemple), celles concernant la réception des œuvres et la construction de nouveaux publics seront soulevées.

Les séances qui se tiennent à l’IHRF sont centrées sur l’étude des réseaux contre-révolutionnaires en Europe. L’interrogation, qui rejoint celle d’une continuité des anti-lumières aux légitimistes, a pour objet la place de la légitimité monarchique dans la pensée et l’action contre-révolutionnaires. La réflexion porte sur l’instrumentalisation de l’argument légitimiste, son intériorisation par les acteurs, les modalités d’adhésion et d’identification à un principe dont la nature reste à définir et qui est autant moteur d’action que principe fédérateur et justificateur. La circulation de l’idée dans l’espace européen et son remodelage à l’occasion des transferts sont des questions à envisager également. Lors d’une première séance, organisée en juin 2003, Hélène Becquet et Pauline Hodille ont centré leurs interventions sur deux modes d’instrumentalisation de la légitimité monarchique dans les milieux d’émigrés tandis que Natalie Petiteau et Jean-Clément Martin ont envisagé les formes de légitimités politiques pour aboutir chacun à une typologie. Les prochaines séances, organisées cet automne, permettront d’aborder le moment 1815 et de donner une perspective européenne à cette réflexion.





Calendrier


– 25 Octobre 2003 : Bilan et perspectives (IHRF)



– 29 Novembre 2003 : Légitimité monarchique et contre-révolution en Europe des anti-lumières au légitimisme (IHRF)



– Février 2004 : Professionnels et amateurs dans les milieux artistiques et littéraires sous la Révolution : questions autour d’une distinction (CHEC)



– Mars 2004 : Arts et éducation sous la Révolution (CHEC)


– Mai 2003 : les réseaux d’émigrés (IHRF)


– Juin 2004 : Arts et publics sous la Révolution (CHEC)



Catégories

Lieux

  • Paris, France
  • Clermont-Ferrand, France

Dates

  • samedi 25 octobre 2003
  • mardi 01 juin 2004

Mots-clés

  • historiographie, légitimistes, contre-révolution, émigrés, réseaux

Contacts

  • IHRF #
    courriel : ihrf [at] univ-paris1 [dot] fr

Source de l'information

  • IHRF #
    courriel : ihrf [at] univ-paris1 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Réseaux et pratiques politiques », Séminaire, Calenda, Publié le samedi 20 septembre 2003, http://calenda.org/188330