AccueilÉcoles, formation et itinéraires militants dans le monde communiste

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Publié le lundi 03 novembre 2003 par Marin Dacos

Résumé

L’École léniniste internationale a constitué un lieu à la foi mythique et prestigieux, qui se voulait moule unique du militant révolutionnaire. Tenus par le secret, les militants l’ont peu évoquée et seule l’ouverture de ses archives a permis d’avancer da

Annonce

Centre d’histoire et de sociologie des Gauches

Institut de Sociologie (U.L.B.)



Centre d’histoire sociale du XXeme  siècle,  Paris I Panthéon-Sorbonne (séminaire "Communismes")


Séminaire international , Bruxelles 12-13 décembre 2003
(Institut de Sociologie, 44 avenue Jeanne 1050 Bruxelles)


La formation, c’est-à-dire la construction du militant communiste à travers l’étude, est consubstantielle à l’existence des partis et a fortiori, de l’organisation internationale communistes.
L’École léniniste internationale a constitué un lieu à la foi mythique et prestigieux, qui se voulait moule unique du militant révolutionnaire. Tenus par le secret, les militants l’ont peu évoquée et seule l’ouverture de ses archives a permis d’avancer dans la connaissance de l’école elle-même, des militants qu’elle a hébergés, des cours et des professeurs qui s’y sont succédé. Sa période de fonctionnement couvre plusieurs évolutions dans la politique de l’IC. Elle est touchée par différentes purges subies par l’IC et les partis qui la composent.

Il nous a semblé intéressant de faire le point de nos connaissances en comparant les travaux déjà entamés, principalement sur le plan de l’Europe occidentale, sans écarter les points de comparaisons avec les autres écoles qui ont fonctionné à Moscou, éventuellement avec les écoles centrales des partis. Quels sont les objectifs affichés par l'Internationale, les consignes aux partis, les critères de sélection ? Qui sont les militants et militantes envoyés, qu’y font-ils, que perçoivent-ils de la vie sociale et politique soviétique, mais aussi que deviennent-ils dans le (ou hors du) Mouvement communiste ? Quels sont les rapports éventuels entre élèves du même pays, mais aussi des différents pays, voire avec les citoyens soviétiques. Comment vivent-ils les tournant politiques, les épurations, la répression ? L’ELI forme-t-elle vraiment un détachement bolchevik mondial, un militant communiste interchangeable ? Dans quelle mesure interviennent les paramètres nationaux ?
Les « anciens » de l’ELI ont-ils occupé une place spéciale dans leurs partis respectifs. Un nombre non négligeable disparaît de la vie après le séjour à Moscou, d'autres occupent une place modeste dans des directions régionales. Quel fut le taux d’échecs, quelle distance par rapport aux objectifs affirmés ?
Que deviennent les systèmes de formation après la dissolution du Komintern ? Que doivent les écoles centrales de l'après Libération aux écoles nationales et internationales des années 30 ? En quoi est-elle étroitement imbriquée avec la politique de promotion et de contrôle biographique des cadres ? Quelle forme prend-elle quand la politique d'encadrement s'éloigne de ses formes staliniennes ?
Une comparaison est-elle légitime avec la formation organisée dans les partis socialistes ?
Ce séminaire se veut à la fois analytique, en s'appuyant sur des dépouillements d'archives nouvelles comme sur la constitution de bases prosopographiques des élèves de l'ELI, et comparatif en interrogeant les divers modes des formations des élites, cadres, militants issus du monde populaire.

PROGRAMME


Vendredi 12 décembre   (de 10 à 18 heures)

Matinée (10-13 heures)

Mikhaïl Narinski
MGIMO (Moscou)

Introduction : problématique générale

Jutta Scherrer
Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales (Paris)
Des écoles du parti pré-révolutionnaires à l’Université communiste
L’éducation de l »homme nouveau »

Brigitte Studer
Université de Berne
Les Ecoles internationales, diversités, spécificités

Après midi (14-18 heures)

Claude Pennetier
Centre d’histoire sociale du XX siècle (Paris). CNRS
Pour une prosopographie  des élèves des écoles internationales. Le cas des élèves français

Gerrit Voerman
Centre de documentation des partis politiques néerlandais, Université de Groningen
Pour une prosopographie des élèves des écoles internationales, les élèves néerlandais

José Gotovitch
Centre d’histoire et de sociologie des gauches, Institut de Sociologie, ULB.
Pour une prosopographie des élèves des écoles internationales, les élèves belges

Jean Vigreux
Université de Dijon
Les paysans dans les écoles communistes

André Mommen

Université d’Amsterdam
Le Parti socialiste et la formation de ses cadres.


Samedi 13 décembre  (9h30-13 heures)



Paul Boulland
Centre d’histoire sociale Paris I
Le passage par les écoles dans les itinéraires militants dans années 50-60 en France

Nathalie Ethuin
Université de Lille
Les écoles centrales du PCF à l’heure de la « déstalinisation ». les ambiguïtés de l’aggiornamento

Gérard Belloin,
Ecrivain
L’expérience d’un directeur d’école

Henri Wehenkel
Centre Jean  Kill,  Luxembourg
La formation des cadres dans le P.C. luxembourgeois

Bernard Pudal
Université de Paris X-Nanterre
Le PCF et la pédagogie , de la fin des années Vingt à la Guerre Froide.

Conclusions

Institut de Sociologie, Salle Henri Jeanne ( 15eme niveau)
44, avenue Jeanne 1050  Bruxelles
Inscriptions Renseignements :
Email : jgotovit@ulb.ac.be
Adresse de correspondance : J. Gotovitch Histoire contemporaine
CP 175/01  ULB , 5O av FD Roosevelt B 1050 Bruxelles


Dates

  • vendredi 12 décembre 2003

Source de l'information

  • jgotovit #
    courriel : jgotovit [at] ulb [dot] ac [dot] be

Pour citer cette annonce

« Écoles, formation et itinéraires militants dans le monde communiste », Colloque, Calenda, Publié le lundi 03 novembre 2003, http://calenda.org/188502