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Archéologies autochtones

Journées d'études de Carcassonne

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Publié le dimanche 09 novembre 2003 par Natalie Petiteau

Résumé

Les recherches anglo-saxonnes ont ces dernières années mis en évidence la place de choix qu'occupe l'archéologie dans l'affirmation de différents nationalismes, notamment dans le cas des minorités autochtones et des pays décolonisés.

Annonce

Archéologies autochtones

Journées d'études de Carcassonne

24, 25 et 26 novembre 2003

Ethnopôle GARAE - LAHIC

Les recherches anglo-saxonnes ont ces dernières années mis en évidence la place de choix qu'occupe l'archéologie dans l'affirmation de différents nationalismes, notamment dans le cas des minorités autochtones et des pays décolonisés. Forte de ces acquis, les enquêtes conduites dans le cadre du programme " L'institution archéologique " s'appuient sur des terrains plus proches et resserrés non sans, au préalable, prendre acte de la réalité d'un certain " retour du local " qui veut que, ici et ailleurs, s'expérimentent de nouvelles manières de construire la localité et de vivre son autochtonie.

En d'autres termes, les territoires se redessinent et se redéfinissent, dans un mouvement que les politiques d'aménagement accompagnent, suscitent ou contrarient. Depuis quelques années déjà, les ethnologues ont pris acte du fait que cette redéfinition " trouve son expression culturelle dans une dynamique qui partout fait du recours à l'histoire son étendard " (A. Bensa, in Une histoire de soi, MSH, 2001, 2). Plus récemment, l'attention s'est portée sur les rapports, encore à expliciter, qu'entretiennent cette production d'histoire et la requalification des espaces ("Fictions historiques et productions des territoires " - GARAE - Carcassonne, 13 - 14 et 15 juin 2001).


C'est dans la continuité de ce questionnement que s'inscrit la réflexion conduite au sein du LAHIC autour des archéologies autochtones. Nous souhaitons plus précisément porter notre regard sur les localités dont l'archéologue fouille le sol. Il s'agit de comprendre comment les identités locales en pleine recomposition usent de ce passé exhumé et, à l'échelle des individus, comment l'archéologie, consommée ou pratiquée, participe de l'élaboration de leur lien au lieu, de leur enracinement.

Ces journées d'études ont pour double objectif de faire un premier point sur les enquêtes en cours et de les confronter aux résultats déjà obtenus sur d'autres territoires, à d'autres échelles et en d'autres temps de l'autochtonie. Il s'agira en outre de resserrer le dialogue avec les archéologues pour enrichir nos analyses d'ethnologues de leur expérience d'autochtone et / ou de leur distance d'observateur dans les situations de récupération autochtone.


PROGRAMME


Lundi 24 novembre 2003

10 h

Les savoirs de l'autochtonie
Daniel Fabre

Archéologie et autochtonie : le cas israélien
Katell Berthelot

Entre France et Allemagne : l'archéologie nazie en Lorraine annexée (1940-1944)
Jean Pierre Legendre

15 h

Autochtonies romaines
Andreina Ricci

Exploration archéologique à Fiorentino, cité médiévale désertée, proche de Torremaggiore (nord des Pouilles)
Françoise Piponnier

Archéologie et figurations locales du passé à Fiorentino
Anna Iuso

21 h

Conférence

La préhistoire et les paradoxes de l'autochtonie
Entretien entre Daniel Fabre et Jean Guilaine

La longue expérience de néolithicien de la Méditerranée vécue par Jean Guilaine permet un parcours exemplaire des différentes relations entre la recherche des archéologues et l'autochtonie entendue dans la diversité de ses significations et de ses contextes d'emploi. La révolution néolithique met d'abord à l'épreuve des modèles de compréhension qui opposent ou combinent l'idée d'une diffusion continue depuis un centre créateur de techniques et de savoirs et l'idée d'une invention ou d'une réinvention locales. Plus largement, la recherche archéologique reposant sur une connaissance intime du terrain peut favoriser des expressions et des réalisations très locales qui posent le problème de leur scientificité. Comment le rapport entre enracinement dans un lieu et production générale du savoir a-t-il évolué dans le temps, au fil de la constitution de l'archéologie comme discipline ? Enfin, troisième ensemble de thèmes qui seront débattus, l'intervention, financière et institutionnelle, des collectivités chargées d'administrer les territoires ne favorise-t-elle pas aujourd'hui une vision identitaire de l'archéologie et une politique trop étroitement sélective des projets de recherche, d'exposition, de musées ?


Mardi 25 novembre 2003

9 h 30

Narbonne, les narbonnais et leur patrimoine historique de 1789 à 1939
Chantal Alibert

Narbonne ou le complexe des premiers
Sylvie Sagnes

Les potiers de Sallèles
Christiane Amiel

14 h

" Aller aux cailloux " en Touraine. Les collectionneurs de silex du Grand-Pressigny
Odile Vincent

Au pays de Laurent Coulonges
Véronique Moulinié

Les héritiers intellectuels d'André Leroi-Gourhan
Philippe Soulier


Mercredi 26 novembre 2003

9 h

Vignerons archéologues
Jean Pierre Piniès

Table Ronde
" Expériences et regards d'archéologues "

Dominique Baudreu ; Jean Guilaine ; Dominique Sacchi ; Pierre Arnaud De Labriffe ; Marie Elise Gardel ; Christine Rendu ; Jean Vaquer ; Philippe Vergain ; Christian Jacquelin ; Jean Zammit ; Pierre Campmajo.


Contact :
Ethnopôle GARAE
Maison des Mémoires
54, rue de Verdun - 11000 Carcassonne
Tél. : 04 68 71 29 69
Fax : 04 68 71 20 75

Mél : ethno.garae@wanadoo.fr

Catégories

Lieux

  • Carcassonne, France

Dates

  • lundi 24 novembre 2003

Contacts

  • Ethnopôle GARAE
    courriel : ethno [dot] garae [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • David Wissocq
    courriel : wissocqd [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Archéologies autochtones », Journée d'étude, Calenda, Publié le dimanche 09 novembre 2003, http://calenda.org/188529