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Crise de l'État, revanche des sociétés.

Nouveaux regards sur les relations transnationales

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Publié le jeudi 08 janvier 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

Ce colloque international a pour objectif d’aborder de manière pluridisciplinaire les profondes transformations du système mondial qu’implique l’affirmation en son sein d’une pluralité d’acteurs de poids inégal. D’une part, la critique du modèle de l’État

Annonce

Dans le cadre du 72ème Congrès annuel de l'Association francophone pour le savoir (ACFAS), la Chaire de recherche du Canada en mondialisation, citoyenneté et démocratie organisera les 11 et 12 mai 2004 à Montréal, le colloque international intitulé : Crise de l'État, revanche des sociétés.

PROBLÉMATIQUE :

La crise du modèle de l’État-nation, nourrie d’une critique des principes de territorialité, de souveraineté et de sécurité qui le fondent, de même que l’essor de la société civile et l’emprise grandissante du secteur privé appelés à prendre une part de plus en plus active dans les grands forums internationaux et au sein des institutions supranationales, sont autant de phénomènes qui conduisent à repenser les relations internationales. Le paradigme des relations transnationales vise à faciliter la compréhension de ce processus de recomposition des rapports de pouvoir qui s’opère sous nos yeux depuis une dizaine d’année. Il suppose le dépassement du modèle stato-national centralisé et institutionnalisé, et privilégie la vision d’un monde multicentré et complexe dont les modes de régulation sont souvent plus informels, et qui transparaît sous les concepts de mondialisation, de globalisation, de gouvernance.

Ce colloque se déroulera selon trois axes thématiques :

Les acteurs :

Nature et rôles des nouveaux acteurs de la scène mondiale

L’irruption de nouveaux acteurs sur la scène mondiale, notamment issus de cet univers du non-gouvernemental si difficile à figurer, impose de prendre la mesure à la fois de leur nature et de leur rôle. En effet, que recouvrent les termes, aujourd’hui communément employés, de société civile et de secteur privé ? Est-il possible de concevoir chacune de ces deux entités de manière cohérente ? Quelles sont les relations qui tendent à s’établir entre la société civile et le secteur privé ? Que signifie l’apparition de cette dichotomie à l’intérieur même d’un espace jadis défini dans sa globalité par opposition au domaine public de l’État ? Quelles sont les conséquences de l’émergence de ces nouveaux acteurs sur la scène mondiale ? La société civile et le secteur privé ont-ils une réelle influence sur les relations transnationales ? Devons-nous penser les rapports entre la société civile, le secteur privé et l’État, sur le mode de l’autonomie ou de la dépendance ?

Le système :

Des relations internationales au système transnational

La nouvelle donne actuellement à l’œuvre sur la scène mondiale implique de prendre la mesure de la recomposition des rapports de pouvoir et de la transformation des relations entre les différents acteurs en présence. Cela implique d’adopter un point de vue général sur ces transformations, que ce soit sur le plan méthodologique ou théorique. Sous quelles formes nous est-il aujourd’hui possible de penser les relations qui se tissent entre les nombreux acteurs du système mondial ? Quels outils conceptuels et quels cadres théoriques devons-nous adopter pour saisir cette nouvelle réalité transnationale ? Sous quelles formes pouvons-nous figurer le système mondial post-westphalien ?

La régulation :

La gouvernance comme réponse politique à la globalisation

L’influence croissante des nouveaux acteurs sur la scène internationale et la recomposition à la fois théorique et pratique du système transnational que ce phénomène impose doit aussi nous conduire à réfléchir sur les nouvelles formes de régulation que supposent ces profondes transformations. Quelles peuvent être les conséquences de la perte de centralité de l’État dans le processus de régulation politique des sociétés ? Comment interpréter les revendications visant l’effacement des institutions de la démocratie représentative au profit d’une vision participative du processus décisionnel ? Comment penser la substitution progressive des structures de gouvernance aux instances classiques du gouvernement ? Peut-on faire la critique du déficit démocratique des pouvoirs exécutifs dans les démocraties occidentales tout en faisant l’économie d’un changement radical de l’ordre politique ? Le modèle de la gouvernance, conçu comme la réponse politique à la globalisation économique, est-il réellement démocratique ?


DÉROULEMENT DU COLLOQUE :

Ce colloque, placé sous la responsabilité de Jules Duchastel, professeur au département de sociologie de l’UQAM et titulaire de la Chaire MCD, se déroulera à l’Université du Québec à Montréal les mardi 11 et mercredi 12 mai 2004, et comprendra trois séances de présentations thématiques (de trois heures chacune) et une discussion plénière (deux heures).

Chacune des trois séances thématiques comprendra une conférence (30 minutes) prononcée par un présentateur invité, et quatre présentations (20 minutes chaque) de participants recrutés sur appel de communication. L’ensemble de ces communications sera suivi d’une discussion placée sous l’égide d’un président de séance faisant office de rapporteur.

La discussion plénière, rassemblant l’ensemble des intervenants, sera précédée d’un court exposé des rapporteurs permettant la mise en perspective de la problématique générale. La discussion sera ensuite ouverte à tous, et placée sous la présidence de Jules Duchastel.

Cet appel de communications vise à recruter les 12 participants qui interviendront durant les séances thématiques. Nous privilégierons les communications d’étudiants gradués, de chercheurs et professeurs de manière à leur offrir un tribune et à provoquer de bénéfiques échanges avec les membres de la Chaire MCD. Les approches théoriques tout comme les études de cas sont acceptées.

Nous prévoyons de publier les résultats de ce colloque, qu'il convient plutôt d'appréhender comme une journée d'étude, dans un dossier spécial de notre site internet (www.chaire-mcd.ca) ainsi que sous la forme d'un ouvrage collectif édité en partenaire avec Athéna éditions.

PROGRAMME PROVISOIRE

Mardi 11 mai 2004

09h00-12h00 : Première séance thématique :

Les acteurs : Nature et rôles des nouveaux acteurs de la scène mondiale

14h00-17h00 : Seconde séance thématique :

Le système : Des relations internationales au système transnational

Mercredi 12 mai 2004

09h00-12h00 : Troisième séance thématique :

La régulation : La gouvernance comme réponse politique à la globalisation

14h00-17h00 : Exposés des rapporteurs et discussion plénière

Veuillez adresser vos propositions de communication (titre et présentation succincte de la problématique, environ 300 mots) avant le 25 février 2004 par courriel à :

- Raphaël Canet : canet.raphael@uqam.ca

- Emmanuelle Juan : juan.emmanuelle@uqam.ca

Chaire de Recherche du Canada en mondialisation, citoyenneté et démocratie

Université du Québec à Montréal

CP 8888, succursale Centre-Ville

Montréal, Québec

CANADA H3C 3P8

Tel : 987-3000 #3366

Fax : 987-7870

Courriel : informations@chaire-mcd.ca

Catégories

Lieux

  • Montréal, Canada

Dates

  • mercredi 25 février 2004

Contacts

  • Raphaël Canet
    courriel : canet [dot] raphael [at] uqam [dot] ca
  • emmanuelle Juan
    courriel : juan [dot] emmanuelle [at] uqam [dot] ca

Source de l'information

  • Raphaël Canet
    courriel : canet [dot] raphael [at] uqam [dot] ca

Pour citer cette annonce

« Crise de l'État, revanche des sociétés. », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 08 janvier 2004, http://calenda.org/188677