AccueilInstitution universitaire et mouvements étudiants : entre intégration et rupture ?

Institution universitaire et mouvements étudiants : entre intégration et rupture ?

Sous le haut patronage du Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche

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Publié le lundi 12 janvier 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

9ème colloque du Groupe d'Etudes et de Recherche sur les Mouvements Etudiants (GERME) co-organisé avec le Centre d'Histoire de l'Europe du Vingtième Siècle (CHEVS-FNSP), visant à croiser les recherches sur l’institution universitaire et celles sur les mou

Annonce

COLLOQUE "INSTITUTION UNIVERSITAIRE ET MOUVEMENTS ETUDIANTS : ENTRE RUPTURE ET INTEGRATION",
6 et 7 février 2004,

Auditorium de la Ville de Paris et Sciences Po, Paris.

Les recherches sur l’institution universitaire et celles sur les mouvements étudiants se croisent rarement. Et l'on se doit encore de constater généralement une double absence, des acteurs étudiants dans l’étude du système universitaire, et de l’institution dans les recherches sur le monde et les mouvements étudiants. Prolongeant et approfondissant les 3 premières années d'activité du groupe de travail consacré à cet axe de recherche, entretenant un échange permanent entre chercheurs et acteurs, anciens et actuels et favorisant l'approche pluridisciplinaire, le GERME se propose d’y consacrer son 9ème colloque, co-organisé avec le CHEVS (FNSP).

Lorsqu'il est question du rapport qu'entretiennent institution universitaire et mouvements étudiants, deux pôles ont spontanément tendance à se dessiner, l’un autour de la notion de "participation", tirant du côté de l’institution, l'autre attirant les mouvements étudiants du côté du refus et de la violence au sens large, verbale et langagière ou physique à l'extrême. Sous cette vision un peu convenue, sinon manichéenne, qui régit traditionnellement la perception commune des moments de tension qui agitent plus ou moins régulièrement la vie des établissements d'enseignement supérieur, transparaît insensiblement et presque "naturellement", pourrait-on dire, l'idée d' "instrumentalisation" et de "récupération". Car enfin, que reste-t-il (superficiellement) au soir d'un mouvement finissant dans l'esprit de ses acteurs, quels qu'ils soient, si ce n'est cette sempiternelle question : qui a instrumentalisé qui et à qui a profité le "crime" ? Bref, qui récupère qui ? Mais, à bien y regarder, cette vision spontanée est bien entendu trompeuse, partielle et partiale (et d'ailleurs souvent portée par les médias ces dernières années). Le réel est comme il se doit bien plus complexe. Et c'est précisément à ce réel, complexe sinon contradictoire, que nous souhaitons nous confronter à l'occasion de ce colloque, en bénéficiant du luxe du recul du temps et du temps d'en débattre.

Suite à notre appel à contribution, voici donc le programme complet du 9ème colloque du GERME co-organisé avec le CHEVS, sous le haut patronage du Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche :

Vendredi 6 février 2004, matin
(Auditorium de la Ville de Paris, 3, rue Lobau, 75004, Paris)

9h15 : Accueil par un(e) représentant(e) de la Ville de Paris.
Ouvertures : Jean-François Sirinelli (directeur du CHEVS-FNSP) et Robi Morder (président du GERME).
Introduction : Jean-Philippe Legois et Jean-Louis Violeau (Groupe de travail "Institution universitaire et mouvements étudiants").

10h10 : Premières expériences d’implication étudiante dans l’institution universitaire.
Président : Christophe Charle (Université Paris I - Panthéon-Sorbonne).
Alain MONCHABLON (auteur de "L'histoire de l'UNEF") : Les AGE et l'institution universitaire avant 1914 : une occasion manquée.
Pierre MOULINIER (auteur de "La naissance de l'étudiant moderne") : Les Associations étudiantes au début du XXème siècle, entre attachement à la communauté universitaire et solidarité professionnelle.
Didier FISCHER (auteur de "L'histoire des étudiants en France") : L’UNEF et les oeuvres : de l’utilité publique à la raison syndicale (1918-1955).
David COLON (doctorant en histoire, Institut d'Etudes Politiques de Paris) : Des cercles d'étudiants aux aumôneries : les organisations et mouvements d'étudiants catholiques face à l'institution universitaire au XXe siècle.
11h30 : débat.

Vendredi 6 février 2004, aprè-midi (Auditorium de la Ville de Paris, 3, rue Lobau, 75004, Paris)

14h : Des stratégies des organisations étudiantes en général.
Président : Bernard Pudal (Université Paris X - Nanterre).

Gaële GOASTELLEC (docteur en sociologie, Université Bordeaux II, CADIS, LAPSAC) : Les mouvements étudiants : une production de l’institution ? Une comparaison Etat-Unis, Indonésie, France.
Arielle HAAKENSTAD BIANQUIS (doctorante en sciences politiques, Institut d’Etudes Politiques de Paris, CERI) : Le Komsomol, persistance structurante d’une organisation disparue.
Lucie BARGEL (doctorante en science politique, ENS-EHESS, Laboratoire de Sciences Sociales) : Quels mouvements étudiants dans une « grande école » ? Le cas de Sciences Po Paris.
15h : débat.
15h40 : pause.

16h : Et des stratégies de l’extrême-droite estudiantine en particulier.
Président : Bernard Pudal (Université Paris X - Nanterre).

Xavier RENOU (docteur en science politique, Université Paris II) : De l’incrustation d’une minorité active en milieu universitaire. Le GUD à l’université Paris II-Assas.
Magali BOUMAZA (ATER à l’Université de Haute Alsace, docteur en science politique, Groupe de Sociologie politique européenne/ IEP de Strasbourg) : "Déviationnisme" à l'université : pratiques syndicales, carrières militantes et politiques au Renouveau Etudiant. Contribution à l'étude des mouvements étudiants d'extrême-droite.
16h40 : débat.
17h10 : pause.

17h30 : Terrains, violence, revendication, vie associative.
Président : René Mouriaux (CEVIPOF) (sous réserve).

Mohamed DHIFALLAH (Institut supérieur de documentation, Université de la Manouba, Tunis) : Participation et exclusion : Étudiants tunisiens et réformes de l’enseignement et de l’université (1958-1986).
Laurent JALABERT (maître de conférences en histoire contemporaine, Université des Antilles-Guyane, GRHI (Université Toulouse Le Mirail)) : Le mouvement étudiant de novembre-décembre 1995, à l’Université Toulouse le Mirail : la confusion entre un conflit aux visées nationales et un conflit contre le pouvoir universitaire local.
Vincent ENRICO (chargé de cours à l’Université de Limoges, doctorant en sciences de l’éducation, Université de Paris VIII) : Participation à un mouvement étudiant et entrée dans l’institution universitaire.
18h30 : débat.

Samedi 7 février 2004, matin (Sciences Po - Paris, Salle Goguel, 56, rue des Saints-Pères, 75007, Paris - 5è étage)

9h : Moment(s) et années 68 : ruptures ?
Président : Gérard Mauger (CSE).

Jean-François CONDETTE (maître de conférences en histoire contemporaine à l’IUFM de Reims, membre du CRHEN-O de l’Université de Lille 3) : Entre intégration et rupture ? Le mouvement étudiant lillois et l’institution universitaire dans les années soixante.
Vincent PORHEL (doctorant en histoire, Université de Rennes II) : Vers une autre institution universitaire ? L’expérience paritaire du Collège Littéraire Universitaire de Brest en mai-juin 1968.
Jean-Philippe LEGOIS (doctorant en histoire, Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne) : quand la Commune étudiante de mai-juin 1968 inventait une autre gouvernance universitaire.
10h : débat.
10h40 : pause.

11h : Des années 68 dans le monde.
Président : Gérard Mauger (CSE).
Mélanie DE GROOTE (assistante de recherche, Université catholique de Louvain, Belgique) : Des leaders étudiants de 68 en France et en Belgique et la critique d’un mode de gouvernance.
Caroline ROLLAND-DIAMOND (doctorante en histoire, Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne, Centre d’histoire et de recherches nord-américaines) : Ni répression ni concession : l’Université de Chicago et le mouvement Students Against the Rank (mai 1966) ou l’invention d’une nouvelle réponse à la contestation.
11h40 : débat.
12h15 : repas.

Samedi 7 février 2004, après-midi (Sciences Po - Paris, Amphithéâtre Lerot-Beaulieu, 27, rue Saint-Guillaume, 75007, Paris)

14h00 : Gouvernance, expertise et participation.
Présidente : Christine Musselin (CSO/ Sciences Po - Paris et CNRS).

François TAVERNIER (doctorant en sciences de la communication, Université Paris XII – Val-de-Marne, CEDITEC) : La fonction politique des étudiants au sein des conseils d’université. Le cas d’une université francilienne.
Geneviève GENICOT (doctorante en sciences politiques, IEP de Grenoble, CIDSP) : A qui profite l’expertise ? Les étudiants de l’ESIB et le processus de Bologne.
Thierry COME (maître de conférences en sciences de gestion, vice-président de l’Université de Reims Champagne-Ardenne) et Gilles ROUET (professeur de sciences de l’éducation à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, directeur-adjoint de l’IUFM de Reims) : Les universités françaises en projet : gouvernance et place des étudiants dans les contrats quadriennaux.
15h10 : débat.
15h45 : pause.

16h : conclusions provisoires par Robi MORDER (président du GERME) et table ronde avec des représentants des organisations étudiantes, de la CPU et du Ministère.

INSCRIPTIONS auprès de Carole Gautier (responsable administrative du CHEVS) par fax (01.42.22.59.62) ou par courriel. RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES auprès de Jean-Philippe Legois.

Catégories

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • vendredi 06 février 2004

Contacts

  • carole gautier
    courriel : carole [dot] gautier [at] sciencespo [dot] fr
  • Jean-Philippe Legois
    courriel : jplegois [at] gmal [dot] com

Source de l'information

  • Jean-Philippe Legois
    courriel : jplegois [at] gmal [dot] com

Pour citer cette annonce

« Institution universitaire et mouvements étudiants : entre intégration et rupture ? », Colloque, Calenda, Publié le lundi 12 janvier 2004, http://calenda.org/188698