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Les avatars de la "littérature" technique

Formes imprimées de la diffusion des savoirs liés à la construction

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Publié le mercredi 14 janvier 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

Ce colloque se propose de traiter la question des distinctions qu’il convient d’établir entre les différentes formes de publication assurant la constitution et la diffusion des savoirs techniques.

Annonce

COLLOQUE INTERNATIONAL

LES AVATARS DE LA « LITTERATURE » TECHNIQUE


Formes imprimées de la diffusion des savoirs liés à la construction


organisé par le

Centre d’Histoire des Techniques (CNAM-EHESS) et

l’Institut National d’Histoire de l’Art

les 3, 4 et 5 mars 2005, à Paris, au CNAM, et à l’INHA

Organisation

Jean-Philippe Garric (Ecole d’Architecture de Normandie)

Valérie Nègre (CDHT, CNAM - EHESS / Ecole d’Architecture de Strasbourg)

Alice Thomine (Institut National d’Histoire de l’Art)

Conseil scientifique

Mario Carpo (Centre Canadien d’Architecture)

Robert Carvais (Institut d’Histoire du Droit, CNRS)

Annie Charon (Ecole des Chartes)

Annie Chassagne (Bibliothèque de l’Institut)

Geneviève Deblock (Bibliothèque du CNAM)

Anne-Françoise Garçon (Université Rennes II, Haute-Bretagne)

André Guillerme (Centre d’Histoire des Techniques, CNAM)

Hélène Lipstadt (Massachusetts Institute of Technology)

Daniel Rabreau (Paris I, Centre Nicolas Ledoux)

Ce colloque se propose de traiter la question des distinctions qu’il convient d’établir entre les différentes formes de publication assurant la constitution et la diffusion des savoirs techniques. Portant spécifiquement sur le bâtiment, les travaux publics et les savoirs connexes, envisagés sur une longue période (XVIe – début XXe siècle), il s’ouvre aussi à d’autres domaines et à des exemples plus récents pour lesquels les études existantes seraient susceptibles d’alimenter une approche comparative.

Il s’appuie sur le présupposé méthodologique que les différentes formes de publication que l’on distingue lorsque l’on parle d’un manuel, d’un traité, d’un essai, d’un recueil, d’une revue, d’un catalogue, d’un cours, etc., doivent être interrogées du point de vue des différences de contenu, du positionnement des auteurs et des ouvrages dans le champ général des discours et des savoirs techniques et de leur transmission.

Cette approche ouvre à deux types de questions :

Les premières visent à préciser, en fonction d’une analyse interne aux ouvrages, ce que l’on entend lorsque l’on parle communément d’un traité, d’un manuel, d’un essai, d’un code, d’un texte normatif, etc. A partir de quels critères peut-on distinguer un traité d’un manuel ? Ou un catalogue commercial d’un recueil ? Cette classification va-t-elle de pair avec des différences de contenu et de lectorat ? Peut-on opposer des formes qui seraient de l’ordre de la constitution des savoirs et d’autres qui relèveraient de leur diffusion ?

Les autres questions consistent à distinguer la forme des publications en fonction de motifs externes. Les différents types d’ouvrages doivent-ils être associés de manière privilégiée à telle ou telle période (traités de la période classique, recueils au début de l’éclectisme, catalogues avec l’essor de la production industrielle, revues spécialisées de la deuxième moitié du XIXe siècle) ? Peut-on mettre en évidence un rapport entre le statut des auteurs, leur appartenance à certains types de réseaux et la forme des ouvrages dans laquelle ils choisissent de s’exprimer ? Existe-t-il une relation entre le type d’ouvrage et le public visé ? Peut-on mettre en évidence des choix spécifiques aux différentes maisons d’édition ?

Ce colloque est la première étape d’une réflexion sur les publications techniques, conduite en parallèle de la mise au point de deux bases de données bibliographiques entreprises par le CNAM (Centre d’Histoire des Techniques et Bibliothèque) et l’INHA. Elles contiendront des fiches bibliographiques complètes décrivant les ouvrages de construction (CNAM) et d’architecture (INHA), incluant des informations sur les types de livres (traités, manuels, essais, etc.), la formation des auteurs, les éditeurs, la filiation entre les ouvrages, la place des images, etc.

Les contributions se rattacheront aux questions suivantes :
La migration des savoirs techniques

- Passage de l’oralité au livre ou de la transmission des savoirs à leur diffusion ; mutation du statut de l’image du carnet de dessins à l’imprimé.

- Vulgarisation des savoirs techniques de la publication savante à la publication « pratique ».
La forme des publications

- Définition des formes d’ouvrages (traité, manuel, cours, essai, dictionnaire, code, etc.) ; frontières entre les différentes formes de publications (le traité et le manuel, le recueil et le catalogue commercial, etc.) ; formes hybrides (traité / recueil, revue / catalogue, etc.).

- Identification d’un type d’ouvrage ou d’une « figure » de l’édition technique en fonction du rapport entre forme et contenu (rapport texte – illustrations, organisation du contenu de l’ouvrage, rôle desparatextes : privilèges, dédicaces, listes de souscripteurs, avis, prospectus).

- Identification d’un type d’ouvrage ou d’une « figure » de l’édition technique dans la perspective historique de son apparition (naissance du traité, du manuel, de la revue, du catalogue commercial, du code, etc.).
Le statut du discours

- Relation entre le type d’ouvrage et le public visé / public réel (cours / élèves, manuel / praticiens, traité / savants, etc.).

- Relation entre l’ambition intellectuelle de l’auteur et la forme adoptée. Peut-on associer certaines formes et certains types de discours ? (essai et invention, manuel et vulgarisation, traité et « réduction en art », etc.).

- Rapport entre le statut des auteurs, leur appartenance à certains réseaux et la forme des ouvrages dans laquelle ils choisissent de s’exprimer.
Les modes de production

- Lien entre un type d’ouvrage, un mode de production éditorial, une technique d’impression, un mode de reproduction des illustrations (le recueil du début du XIXe siècle et la vente par livraisons, le catalogue commercial et la lithographie, la revue et la gravure sur acier, planches hors-texte et illustrations dans le texte, etc.).

- Lien entre l’évolution des contenus, l’inflation éditoriale, la mutation des techniques de fabrication et de reproduction.
Les maisons d’édition

- Rôle de l’auto-édition et des auteurs éditeurs.
- Les maisons d’édition et les formes éditoriales qu’elles privilégient.

- Les maisons d’édition, leurs liens avec des écoles, des institutions, des réseaux.

- Le rôle des auteurs « maison ».

Calendrier :

Le titre de l’intervention accompagné d’un résumé de 2000 signes doit être adressé, avant le 15 mai 2004, sous forme de courrier électronique à :

garric-negre@wanadoo.fr

et sous forme de document imprimé :

à l’attention d’Alice Thomine, Institut National d’Histoire de l’Art (INHA)
2 rue Vivienne, 75 002 Paris.
Forme des contributions :
Les résumés seront obligatoirement fournis en français ou en anglais. Les interventions auront une durée de 20 min.
Conditions de participation :
Inscriptions gratuites. Un nombre limité de bourses permettra de prendre en charge les frais des chercheurs ne bénéficiant pas du soutien d’une institution.

Langues du colloque :

Français, Anglais, Italien, Allemand, Espagnol.

Renseignements :

Sofia Foughali
Centre d’Histoire des Techniques (CDHT),
5 rue du Vertbois, 75003 Paris, Tél. 01 53 01 80 25

garric-negre@wanadoo.fr
Institut National d’Histoire de l’Art (INHA)
2 rue Vivienne, 75 002 Paris, Tél. 01 47 03 86 04

lesavatars@inha.fr



Catégories

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • samedi 15 mai 2004

Contacts

  • Valérie Nègre
    courriel : valerie-negre [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Robert Carvais
    courriel : rcarvais [at] noos [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les avatars de la "littérature" technique », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 14 janvier 2004, http://calenda.org/188706