AccueilPouvoir critique et critique du pouvoir des anthropologues

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Publié le vendredi 30 janvier 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

Cet atelier vise à stimuler une discussion des limites de la réflexivité des anthropologues vis-à-vis de la production et reproduction de structures de pouvoir au sein de leur propre discipline.

Annonce

Pouvoir critique et critique du pouvoir des anthropologues / Critical power and critique of the power of anthropologists


Appel à contributions / Call for Papers

European Association of Social Anthropologists /
Association européenne d’anthropologues sociaux
(EASA)
8th Biennial Conference
“Face to Face: Connecting Distance and Proximity”

Vienne (Autriche), 8-12 septembre 2004 / Vienna (Austria), 8-12 September 2004

Résumé:


Les anthropologues étudient les rapports de pouvoir chez les autres, mais sont souvent peu disposés à porter le même regard critique sur leurs propres pratiques. Certains départements d’anthropologie, le plus souvent dans les pays anglophones occidentaux, sont considérés (sur quelles bases ?) comme constituant une élite, et leurs membres exercent une influence déterminante sur le développement intellectuel et institutionnel de la discipline à l’échelle globale. Associations professionnelles, revues anthropologiques, comités de lecture, et commissions scientifiques distribuant postes et fonds de recherche sont dominés par un nombre relativement restreint d’anthropologues. A quel point cette domination étouffe-t-elle la créativité intellectuelle ? Le manque de réflexivité des anthropologues traduirait-il une insuffisance conceptuelle et théorique du regard qu’ils portent sur le politique ? L’autocritique serait-elle une condition préalable aux critiques anthropologiques du pouvoir ?
Cet atelier vise d’une part à stimuler une discussion des limites de la réflexivité des anthropologues vis-à-vis de la production et reproduction de structures de pouvoir (sociales, intellectuelles, institutionnelles, éditoriales, linguistiques) au sein de leur propre discipline. D’autre part, nous aimerions réfléchir sur les fondements et limites du pouvoir critique et éthique des anthropologues. A quel point notre éthique serait-elle définie par nos conceptions du relativisme culturel et de la tolérance? Dans quelle mesure serait-elle définie par notre engagement politique ? Enfin, les divergences d’opinions dans des domaines controversés comme la sexualité, le sida, le multiculturalisme, l’environnement, l’autochtonie, les minorités reflètent-elles une absence de consensus disciplinaire sur ces questions ?
Les langues de travail de l’atelier seront le français et l’anglais.

Abstract:


Anthropologists study power relations among other groups of people but are often reluctant to examine critically their own practices. Some anthropology departments, most often located in English-speaking countries in the West, are regarded (on what grounds?) as constituting an elite, and their members exert a powerful influence on the discipline’s intellectual and institutional development on a global scale. Professional associations, anthropological journals, editorial boards, and scientific committees allocating positions and research funds are dominated by a relatively small number of anthropologists. To what extent does this domination stifle intellectual creativity? Does anthropologists’ lack of reflexivity reveal conceptual and theoretical weaknesses in their approach to politics? Is self-criticism a precondition of anthropological critiques of power?
This workshop aims, on the one hand, to stimulate discussion about the limits of anthropologists’ reflexivity vis-à-vis the production and reproduction of (social, intellectual, institutional, editorial, linguistic) power structures within their own discipline. On the other, we would like to consider the bases and limits of anthropologists’ critical and ethical power. To what extent is our ethical approach defined by our conceptions of cultural relativism and tolerance? How far is it defined by our political engagement? Finally, do differences of opinion in controversial areas such as sexuality, Aids, multiculturalism, the environment, autochthony, and minorities reflect the absence of a disciplinary consensus on these questions?
The languages of the workshop will be French and English.


Catégories

Lieux

  • Vienne, France

Dates

  • lundi 01 mars 2004

Fichiers attachés

Contacts

  • Quentin GAUSSET
    courriel : quentin [dot] gausset [at] anthro [dot] ku [dot] dk
  • Robert Gibb
    courriel : Robert [dot] Gibb [at] glasgow [dot] ac [dot] uk

Source de l'information

  • Robert Gibb
    courriel : Robert [dot] Gibb [at] glasgow [dot] ac [dot] uk

Pour citer cette annonce

« Pouvoir critique et critique du pouvoir des anthropologues », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 30 janvier 2004, http://calenda.org/188752