AccueilLa géographie militaire de la Picardie

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Publié le dimanche 28 mars 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

Cette journée d’étude a pour but de faire l’état des connaissances sur la géographie militaire de la Picardie. Comment la géographie explique-t-elle la dimension stratégique de la Picardie ? Quelle est la géographie militaire de la Picardie depuis l’Antiquité ? Quelle est la place des aménagements militaires et des espaces de guerre en Picardie aujourd’hui ?

Annonce



Centre d’histoire des sociétés de l’Université de Picardie

Commission de géographie historique du Comité national français de géographie

LA GEOGRAPHIE MILITAIRE DE LA PICARDIE


Journée d’étude pluridisciplinaire

organisée par Philippe Boulanger et Philippe Nivet

Entrée libre

Bibliothèque municipale d’Amiens
50, rue de la République 80000 Amiens

15 mai 2004


Introduction : La géographie militaire et la Picardie

La géographie participe de manière évidente à l’art militaire depuis les premiers traités de stratégie et pourtant, cette influence reste mal connue. En Chine, Sun Tse recommande dans L’Art de la Guerre, au Ve siècle avant J.C, de s’y intéresser. Une armée en mouvement, pense-t-il, doit tenir compte de l’influence du terrain. Aux XIXe et XXe siècles, les stratèges et stratégistes européens continuent de penser l’espace comme une nécessité. La géographie demeure inhérente à la guerre au même titre que le temps qui s’écoule dans le mouvement. Elle forme un cadre de réflexion central au point que toutes les grandes puissances européennes organisent une Ecole de géographie militaire entre le XIXe siècle et le début du XXe siècle. La géographie est devenue l’un des indispensables instruments de la guerre moderne.

La géographie militaire désigne deux aspects distincts. Au sens large et contemporain du terme, l’expression renvoie à l’utilisation sous toutes ses formes de la géographie à des fins militaires. La géographie physique et humaine associée à la cartographie sont autant de domaines propres au fait militaire. Elle impose un cadre d’action pour la préparation, la conduite et l’exploitation d’une opération tactique, opérationnelle ou stratégique. Elle suscite aujourd’hui des champs de réflexion plus larges auprès des géographes militaires et l’emploi de moyens technologiques plus performants comme le satellite d’observation. Le militaire a toujours tenté de maîtriser ses effets pour accomplir ses missions du temps de paix et du temps de guerre. Au sens étroit du terme, l’expression renvoie à l’existence d’une Ecole de géographie militaire française qui connaît son apogée entre 1871 et 1939. Des géographes militaires comme Anatole Marga ou Gustave-Léon Niox participent activement à son rayonnement entre 1875 et 1895. Respectivement auteurs d’une Géographie militaire en plusieurs volumes, ils favorisent l’émergence d’une pensée géographique structurée et riche en enseignements de toutes sortes pour les officiers français. Ils conçoivent, par exemple, la préparation des batailles futures en valorisant toutes les dimensions spatiales de la guerre. Ils montrent que l’espace est source de force et de puissance, non seulement grâce à ses composants géologiques, topographiques, climatiques, hydrographiques mais aussi par ses données humaines. Ces notions reviennent sous la plume d’autres géographes militaires français comme étrangers jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Dans ce mouvement de pensée qui se veut à la fois théorique et appliqué, la géographie militaire de la Picardie suscite, sous plusieurs formes, un intérêt évident compte tenu de sa situation au bout des grandes voies d’invasions venant du Nord-Est de l’Europe.

De tous temps la Picardie révèle une situation hautement stratégique. Elle relie la Flandre et les grands axes de communications nord-européens au Bassin Parisien, cœur d’un pouvoir politique de plus en plus en centralisé à partir de la fin du Moyen-Age. La Picardie est une région carrefour des grandes civilisations et un lieu de passage franchissable. Ses amples et plats plateaux favorisent le développement d’activités rurales et urbaines tout en créant des conditions favorables à la rencontre des puissantes armées adverses. Les champs de bataille y sont perpétuels. Sa richesse économique et humaine, la diversité des paysages et des pays, l’organisation des grandes voies de communication naturelles, telles les vallées larges et évasées (Somme, Authie, Canche) ou sa façade littorale dans sa partie Nord-Ouest, suscitent l’intérêt des puissances et des aménagements militaires divers selon les époques. Ces données naturelles et humaines font de la Picardie une région convoitée et stratégique pour ses multiples richesses, menacée et vulnérable par sa position géographique entre de puissantes entités politiques et économiques sur ses périphéries. Terre de batailles au fil des siècles, une forte présence militaire s’y est maintenue de tous temps jusqu’au XXIe siècle.

Cette journée d’étude a pour but de faire l’état des connaissances sur la géographie militaire de la Picardie. Comment la géographie explique-t-elle la dimension stratégique de la Picardie ? Quelle est la géographie militaire de la Picardie depuis l’Antiquité ? Quelle est la place des aménagements militaires et des espaces de guerre en Picardie aujourd’hui ?

Deux thèmes distincts seront abordés :

1. La Picardie, région stratégique : Pourquoi et comment la région est-elle un objectif géographique dans la stratégie ? Quels sont les atouts et les contraintes du milieu naturel dans les opérations militaires selon les époques ? Quelles sont les lignes de force et de faiblesse de la région dans les guerres ? Quelle est la place de la Picardie dans la géographie militaire de la France et de l’Europe ?

2. La mise en valeur patrimoniale et touristique des espaces de guerre picards. Quelles sont les traces des guerres dans le paysage urbain et rural aujourd’hui ? Comment, pour certains, sont-ils réappropriés par les collectivités publiques et privées à des fins notamment culturelles et touristiques ?


SAMEDI 9h00-12h00 : LA PICARDIE, REGION STRATEGIQUE


9h00-9h30 : accueil

9h30-9h45 : Ouverture

9h45-11h30 : Interventions

Nathalie Jung-Baudoux (doctorant, professeur d’histoire et de géographie)
La géographie militaire de l’échevinage d’après ses comptes 1380-1435

Marie-Claude Dinet-Lecomte (maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Picardie)
Les hôpitaux militaires en Picardie : une logistique sanitaire aux XVIIe et XVIIIe siècles

Nicolas Todorov (docteur en histoire, professeur d’histoire et de géographie)
La Picardie dans le dispositif stratégique offensif et défensif de Napoléon

Philippe Boulanger (maître de conférences en géographie à l’Université Paris-Sorbonne)
La Picardie dans la géographie militaire française (1871-1939)

Philippe Nivet (professeur en histoire contemporaine à l’université de Picardie)
La place des combats en Picardie dans la géographie militaire française (1914-1918)

11h30-12h00 discussion

14h30-17h30 : LES AMENAGEMENTS PATRIMONIAUX ET TOURISTIQUES DES ESPACES DE GUERRE


14h30-16h00 : Interventions

Jean-Paul Amat (professeur de géographie à l’Université Paris-Sorbonne)
Convoitise sur les sites de la Grande Guerre en Picardie : lieux de mémoire, patrimonialisation, développement touristique

Martine Becker (docteur en géographie de l’Université Paris-Sorbonne)
Valorisation touristique des paysages militaires : champs de bataille et (ou) fortifications en Picardie

Anne Hertzog (Doctorante à Paris VII, enseignante au lycée de Noyon)
Les musées de guerre en Picardie : lieux de mémoire, lieux d’histoire, lieux d’identité ?

Guy Marival (Chargé de mission Chemin des Dames auprès du Conseil général de l'Aisne)
Chemin des Dames 1919-1963 : La bataille des cimetières militaires.

16h00-16h20 : Pause

16h20-17h15 : Table-ronde : faut-il conserver les traces de la guerre en Picardie ?


(avec la participation de Jean-Paul Amat, Martine Becker, Anne Hertzog, Guy Marival)

17h15-17h30 : conclusion de la journée d’étude


RESUME :

Jean-Paul AMAT (professeur de géographie à l’Université Paris-Sorbonne)

Convoitise sur les sites de la Grande Guerre en Picardie : lieux de mémoire, patrimonialisation, développement touristique

La Batterie de Bryères-et-Montbérault et le Fort de Condé-sur-Aisne appartiennent à la seconde ligne de défense de Paris conçue par le Général Serré de Rivières au lendemain de la défaite de 1870. Les Forts de cette ligne présentent la particularité de n’avoir pratiquement jamais été utilisés au cours des périodes de guerre. L’invention de la mélinite en 1885, testée sur l’un d’entre eux, à la Malmaison, sur le Chemin des Dames, les ayant rendu totalement inefficaces. Ils connaîtront un usage militaire sporadique pendant la première moitié du XXe siècle et certains seront finalement cédés par l’Etat au cours des années 1960. Aujourd’hui, propriété communale, leur gestion est confiée à des associations de sauvegarde du patrimoine architectural et historique.

Comment se sont opérés de tels mécanismes d’appropriation, ou de réappropriation, collective ? Qui en sont les instigateurs ? E comment se déroulent-ils ? Comment s’articulent stratégies publiques et privées, voire individuelles ? Existe-t-il différentes formes de réappropriation collective ? Quels en sont les exclus ?

Les Forts échappant à tout dispositif de classement patrimonial (inventaires des sites...), ils constituent des espaces de liberté où toutes les formes de valorisation peuvent être envisagées. Les exemples retenus sont particulièrement significatifs de ce que peuvent être deux optiques, en apparence diamétralement opposées. Les alternatives de valorisation développées intègrent différemment les contraintes posées par l’articulation du développement économique et de la préservation patrimoniale. Des discordances apparaissent entre les stratégies des acteurs publics et privé. Se pose la question des limites à donner à ces valorisations : Limites éthiques, tout est-il permis dans des lieux qui sont aussi des lieux de mémoire ? Limites économiques quand on cherche à rentabiliser les actions ? Limites culturelles quant à la pertinence du message délivré ?

Martine BECKER (docteur en géographie de l’Université Paris-Sorbonne)

Valorisation touristique des paysages militaires : champs de bataille et (ou) fortifications en Picardie

Des oppida gaulois aux champs de bataille du XXe siècle, les activités militaires ont laissé dans le paysage de profondes empreintes, dont certaines sont aujourd'hui objets de curiosité et de visites.

Ce tourisme est essentiellement lié en Picardie aux traces de la Première Guerre mondiale. Aux pèlerinages dans les paysages bouleversés de l'après-guerre ont succédé des visites et pratiques mémorielles concentrées sur quelques secteurs emblématiques, aménagés pour le recueillement. Aujourd'hui, il devient nécessaire de donner aux nouvelles générations de touristes des clés de lecture pour un conflit devenu moins familier, d'où les aménagements ou réaménagements récents de Péronne, du Chemin des Dames ou de Beaumont-Hamel… Mais d'autres batailles et d'autres guerres font aussi en Picardie l'objet d'une valorisation touristique, quoique de façon plus discrète.

Le patrimoine fortifié picard, pourtant conséquent, est quant à lui très inégalement connu et valorisé. De très beaux châteaux forts et quelques enceintes urbaines polarisent l'essentiel des visites, alors que seuls quelques-uns des très nombreux oppida répertoriés en Picardie ont une certaine notoriété. La citadelle de Doullens cherche encore une affectation pour assurer sa survie tandis que les forts Séré-de-Rivières de l'Aisne ne sont connus que des initiés…

Si les paysages militaires picards ont un indéniable potentiel d'attraction touristique (qualité des sites, proximité de la clientèle…) leur nature particulière impose souvent de chercher un équilibre entre les contraintes d'une valorisation économique et le respect d'une mémoire sensible.

Philippe BOULANGER (maître de conférences en géographie à l’Université Paris-Sorbonne)

La Picardie dans la géographie militaire française (1871-1939)

La Picardie est-elle une région stratégique pour les géographes militaires français entre 1871 et 1939 ? La géographie révèle-t-elle des atouts pour la défense de la région et du territoire national ? Les études de géographie militaire consacrées à cette région, pendant cette époque, traduisent une réelle valeur stratégique par l’obstacle que forme la Somme, envisagée comme une ligne de défense, et par l’axe d’invasion pluriséculaire Sambre-Oise conduisant à Paris. Elles mettent en évidence également que la Picardie est loin de devenir une région hautement stratégique. Sa localisation de périphérie du pivot parisien et ses faibles défenses fortifiées en font finalement une région stratégique secondaire. La géographie picarde semble prédisposer les opérations militaires au mouvement, à l’exception des fonds de vallées marécageux, pendant une période courte. Les vastes plateaux picards et l’absence de grands obstacles naturels limitent les possibilités d’organisation d’une barrière militaire. La guerre se déroulerait, pense-t-on, plutôt sur la frontière septentrionale, en cas de violation de la neutralité belge, ou sur un théâtre d’opération oriental comme en Lorraine.

Marie-Claude DINET-LECOMTE (maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Picardie)

Les hôpitaux militaires en Picardie : une logistique sanitaire aux XVIIe et XVIIIe siècles

Après avoir distingué et cartographié les différents types d’hôpitaux militaires (ambulants, sédentaires, hôtels-Dieu astreints de recevoir des soldats en vertu de l’édit de 1708, hôpitaux de la marine, etc.), on montrera que les armées de Louis XIV peuvent compter sur un dispositif sanitaire varié et relativement efficace pour soigner et remettre les troupes en état de combattre.

Anne HERTZOG (Doctorante à Paris VII, enseignante au lycée de Noyon)

Les musées de guerre en Picardie : lieux de mémoire, lieux d’histoire, lieux d’identité ?

On s’efforcera dans un premier temps de dresser un bilan de la représentation du fait militaire régional dans les musées de Picardie. Quels faits militaires sont particulièrement mis en scène, quelles guerres, quels sites ? On présentera les formes de mise en exposition selon les époques, les types de musées et les espaces concernés. On tentera de montrer que la patrimonialisation du fait militaire et guerrier en Picardie s’est fondée sur une institutionnalisation et une territorialisation inégales selon les 3 départements.

Dans un second temps, on tentera de cerner comment la lecture du passé guerrier de la Picardie s’inscrit dans les enjeux actuels de l’organisation de l’espace régional. L’extension du nombre des musées consacrés à la guerre est un phénomène récent qu’il faut localiser et expliquer. En nous appuyant plus particulièrement sur les musées consacrés à la première guerre mondiale, nous tenterons de montrer que les musées ne représentent pas seulement des atouts touristiques, mais qu’ils sont aussi conçus comme des instruments de requalification des territoires et des outils identitaires. En effet, la Picardie, champ de bataille « international » entre 1914 et 1918, est devenue un lieu de mémoire fondateur pour des nations aussi lointaines que le Canada ou l’Afrique du Sud : qu’en est-il de la France ?

L’étude des musées consacrés à cette période (Historial, caverne du Dragon, Wagon de l’armistice, musées étrangers…) permettra de cerner les enjeux actuels de l’usage du passé guerrier de la région.

Nathalie JUNG-BAUDOUX (doctorant, professeur d’histoire et de géographie)

La géographie militaire de l’échevinage d’après ses comptes 1380-1435

La mis en place d’un réseau défensif structuré est visible, entre autres, dans les comptes présents de vin de la municipalité amiénoise. Ses relations interurbaines ainsi que les rencontres avec la noblesse locale, bourguignonne, française et anglaise traduisent son souci de maîtriser son territoire, de savoir au mieux ce qui s’y passe afin d’agir en conséquence.

L’échevinage et la capitaine de la ville agissent, le plus souvent, de concert avec le bailli, mais les intérêts municipaux priment parfois sur ceux de l’Etat en cette période mouvementée où il faut choisir entre les princes bourguignons et le roi.

Guy MARIVAL (chargé de mission au Chemin des Dames auprès du Conseil général de l'Aisne)
Chemin des Dames 1919-1963 : La bataille des cimetières militaires

Dans le secteur du Chemin des Dames, âprement disputé en 14-18, commence après la Grande guerre, une nouvelle bataille autour d'un enjeu autant spatial que symbolique : l'emplacement des cimetières militaires allemands.

Tout en appliquant l'article 225 du Traité de Versailles sur l'entretien des sépultures militaires, le gouvernement français entreprend à partir de 1920 non seulement de regrouper les tombes dans de vastes nécropoles, mais aussi de faire disparaître complètement certains cimetières créés par les Allemands pendant la guerre à des endroits jugés désormais inopportuns. Que ce soit sur le Chemin des Dames ou à Laon par exemple, le choix des emplacements attribués aux cimetières allemands ne laisse rien au hasard.

La défaite de la France en 1940 et la situation du Chemin des Dames en zone interdite redonne à l'armée allemande l'avantage sur le terrain. Le site retenu pour implanter un nouveau cimetière en 1941 a à nouveau valeur de symbole : c'est le fort de La Malmaison où les Allemands avaient subi en octobre 1917 un important revers. Les accords du 19 juillet 1966 signés à la suite du traité franco-allemand de 1963 mettent un point final à cette véritable "bataille des cimetières".

Philippe NIVET (professeur en histoire contemporaine à l’université de Picardie)

La place des combats en Picardie dans la géographie militaire française (1914-1918)

Nicolas TODOROV (docteur en histoire de l’Université Panthéon-Sorbonne, professeur d’histoire et de géographie)

La Picardie dans le dispositif stratégique offensif et défensif de Napoléon

Les différents camps établis à Boulogne et dans ses alentours entre 1800 et 1812 ont joué un rôle dans la stratégie napoléonienne face à l'Angleterre et à l'Europe. Conçu comme instrument permanent, la flottille et les camps de Boulogne permettaient de mettre en valeur sur le plan maritime une force terrestre que la France devait entretenir de toute façon. Sa localisation avait été choisie dès le début en fonction du double objectif: l'immobilisation d'une partie de la marine anglaise dans la Manche et une intervention rapide en cas de guerre avec les puissances continentales. Mais pour atteindre ces objectifs, il fallait préparer le terrain pour les mouvements de troupes, la levée des marins. A côté des opérations, bien connues, de 1804-1805, nous insisterons particulièrement sur les préparatifs de 1807-1808 et surtout de 1811-1812. Les troupes concentrées à Boulogne pouvaient atteindre la Vistule «comme l'éclair», pour reprendre une expression de Napoléon de 1811, pour arrêter une éventuelle agression russe. Mais le rétablissement d'un camp à Boulogne avait été projeté avant la détérioration des relations avec la Russie. Un camp à Boulogne et une flottille étaient aux yeux de l'Empereur une arme permanente que l'on pouvait activer selon les besoins, témoignant de l'importance stratégique de la Picardie.



Catégories

Lieux

  • Amiens, France

Dates

  • samedi 15 mai 2004

Contacts

  • Philippe Boulanger
    courriel : Philippe [dot] boulanger [at] univ-paris8 [dot] fr

Source de l'information

  • Philippe Boulanger
    courriel : Philippe [dot] boulanger [at] univ-paris8 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La géographie militaire de la Picardie », Journée d'étude, Calenda, Publié le dimanche 28 mars 2004, http://calenda.org/188956