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Organisation média

Dispositifs médiatiques, sémiotiques et de médiations de l’organisation

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Publié le mardi 06 avril 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

Colloque international sur l'organisation Média, dispositifs médiatiques, sémiotiques et de médiations de l'organisation, qui aura lieu les 19 et 20 novembre 2004 à Lyon, Université Jean-Moulin

Annonce

Colloque international les 19 et 20 novembre 2004 à Lyon

Université Jean-Moulin Lyon 3

Thématique générale du colloque

En s’appropriant progressivement, différents moyens de communication (publicité, consumer magazine, journaux d’entreprises, intranet et internet) l’organisation peut être de plus en plus considérée comme un média à part entière, au sein d’espaces de médiations et de dispositifs sémiotiques. En effet, on ne peut penser une organisation qui ne soit une instance productrice de sens, au sein de laquelle se co-construisent les logiques d’acteurs et d’actions. En l’espèce, les dispositifs de communications jouent ainsi un rôle essentiel en créant, au sein de l’organisation, des référentiels d’ordres cognitifs, normatifs, symboliques et sociaux.

Simultanément, en tant que dispositif social et de production, l’instance organisationnelle produit sans cesse des processus de coopération, de coordination, de luttes, d’enjeux, de recherche de pouvoir et/ou de légitimité au sein d’un espace social. Se créent ainsi, à tous les niveaux de l’organisation des dispositifs de médiations, qu’ils soient de nature politique (représentativité et pouvoir), symbolique (dimension institutionnelle), spatiale (l’espace comme organisateur social), normative (règles, normes, conventions, procédures), sociale (identités, rôles, acteurs), discursive (production de discours et de sens) ou encore culturelle (valeurs, conventions, façons d’être et de faire). L’ensemble fait de l’organisation un vaste espace de médiations voire un média à part entière articulant des logiques et dynamiques de production, d’appropriation et de transformation.

Ces différentes dimensions permettent de sérier plusieurs entrées et axes de réflexions.


1. Les dimensions discursives et symboliques de et dans l’organisation

La dimension discursive et langagière au travail est de plus en plus étudiée dans une perspective de la sociologie du travail et constitue, de fait, un lien social inaliénable de l’organisation. Quelle place tient le langage (au sens large) dans nos organisations, comment se manifeste-t-il, est-il partagé ou au contraire manifeste-t-il des rapports de positionnement et de traduction spécifique au sein d’une organisation ? Autrement dit, quels liens et relations existent-ils entre les dimensions linguistique et discursive et la dimension organisationnelle ?

2. L’organisation face aux médias

Comment l’organisation se présente-t-elle face aux médias, quelles stratégies de communication sont mises en œuvre et comment sont-elles présentées par les médias ? On pense tout particulièrement aux effets de stéréotypisation, aux crises médiatiques, aux médias alternatifs, à la désinformation, aux dimensions juridiques et multiples régulations de l’espace communicationnel. Quels types de médiations sont-ils mis en œuvre entre l’organisation d’une part et les médias d’autre part.

3. L’organisation face à ses publics

La notion de public a fortement évolué au cours des dernières années. Il en est de même pour les dispositifs de communication de l’organisation qui subissent l’évolution conjointe des mentalités et des technologies. Ainsi parle-t-on aujourd’hui de capital symbolique, de communautés virtuelles se fédérant autour de la notion de marque. Assiste-t-on dès lors à une redéfinition des publics et des formes de la relation de l’entreprise face à ses publics. Quelles évolutions notables se font sentir dans cette perspective (communication interne, recrutement, one-to-one, événementiel, marketing viral, communautés virtuelles, e-commerce…).

4. L’organisation comme dispositif sémiotique de formes et de régulation

L’organisation peut-être considérée comme un dispositif sémiotique enrôlant des acteurs et leur assignant des rôles sociaux au sein d’un espace organisationnel. Comment les différents dispositifs (ligne hiérarchique, bâtiments, aménagement de l’espace, rites et cultures, mais aussi règles et dispositifs de régulation, mises en scènes, TIC, journal interne, télévision) jouent-ils un rôle sur l’organisation et impliquent-ils des formes organisationnelles qui donnent elles-mêmes forme à l’organisation ?

5. L’organisation carrefour de médiations

L’organisation est soumise à différentes logiques (politique, économique, sociale, cognitive, légitimité, identité...) et différents acteurs (salariés, clients, actionnaire, pouvoirs publics…). Comment concilie-t-elle ces différentes logiques, quels dispositifs de médiation met-elle en œuvre pour assurer ces relations (service après vente, comité hygiène et sécurité, démarche qualité, aide en ligne, comité de pilotage…), avec quelle finalité et contraintes communicationnelles pesant sur les acteurs (cadre et dispositifs, identités, rôles, jeux, interactions...) ?


6. Espace public, espace privé ou espace organisationnel ?

Entre les notions d’espace privé et d’espace public de la tradition habermassienne, entre des logiques individuelles et collectives – basées soit sur la logique de la propriété personnelle, soit sur celle de l’éthique de la représentation démocratique et citoyenne – certains auteurs remettent en question cette dichotomie réductionniste de l’espace social. D’aucuns parlent ainsi d’action collective organisée et de théorie de l’agir organisationnel où les logiques d’action, de coordination, de lutte et de pouvoir symbolique ne relèvent plus simplement d’un idéal de type égalitaire et démocratique (sous la forme d’un contrat social) mais de logiques d’acteurs et d’action dans des espaces de jeux constitutifs de l’action (Friedberg) ou bien encore dans des logiques de champ (Bourdieu). Dans cette perspective que pourrait nous apporter la construction d’un concept tel que l’espace organisationnel par rapport aux notions plus traditionnelles d’espace public et privé ?

7. L’organisation média culturel

On assiste de plus en plus à l’émergence d’une dimension sémio-culturelle de l’entreprise, notamment avec le développement des TIC où l’accent est mis sur l’information et sur l’univers culturel de la marque plus que du produit. Le site de l’Oréal correspond ainsi plus à un magazine tel que Elle qu’à une vitrine où la marque exposerait ses produits… Quels sont les perspectives et les univers sémiotiques que l’organisation tend à construire, quels en sont ses manifestations et ses enjeux ? Quels impacts les dispositifs médiatiques jouent-ils sur la sémiotisation de l’organisation ?

8. L’organisation, perspective médiologique et /ou structuraliste ?

Au même titre que la médiologie s’est intéressée à l’impact et à la signification socio-culturelle de la bicyclette, des monuments, de la route… peut-on envisager de s’interroger sur une perspective médiologique des organisations. Quelles lectures pourrait-on faire de l’organisation dans une telle perspective historique et sociale, comme constitutives de symboliques et de traductions dans l’implémentation factuelle et sociale de nos sociétés… On peut penser ainsi à l’impact que des organisations ont eu sur nos sociétés telles que l’école, les chemins de fer, l’État, les institutions européennes, l’Église, mais aussi la poste, l’université, les chambres de commerce et d’industrie, l’hôpital, la prison, l’usine, le commerce, l’artisanat, le syndicalisme… Toutes étant autant des formes à la fois organisationnelles mais également sociales et symboliques… Á l’inverse, tout dispositif organisationnel secrète ses propres logiques, ses propres lois, son propre ordre social, ses propres logiques d’action. Dans cette perspective d’une dialectique interne/externe, médiologique/structuraliste, ouverture/fermeture, comment penser l’organisation comme dispositif sémiotique social signifié et signifiant ?


APPEL A CONTRIBUTIONS

Outre les interventions des 4 conférenciers invités en séances plénières, et une table ronde composée de professionnels de la communication, une quarantaine de contributions seront sélectionnées pour les différents ateliers. Les personnes souhaitant présenter une contribution enverront à l’une des deux adresses suivantes :

bouzon@lerass.iut-tlse3.fr

vancuyck@univ-lyon3.fr

Une proposition en français sous forme numérique (Word, RTF) de 3000 signes maximum (espaces compris). avant le 30 avril 2004.Ce résumé sera envoyé par mail et précisera le plan de la communication retenu. La proposition devra impérativement suivre la structure décrite ci-dessous (critères de sélection). En particulier, les titres des rubriques devront y apparaître à l'identique.

Page 1 : renseignements généraux
Titre : le plus court et le plus informatif possible.
Nom du ou des auteurs : souligner l'auteur principal.
Affiliation ou institution de rattachement et coordonnées du ou des auteurs :
université, laboratoire, adresse, téléphone, fax, mail.
La thématique (axe concerné) dans laquelle il souhaite inscrire la communication

Page 2 et suivantes :
Résumé du texte (3000 caractères au plus espaces compris) en français et en anglais.
Quatre mots clés, en français et en anglais, Références bibliographiques (une dizaine)

Soumission et évaluation
Un accusé de réception électronique sera envoyé dès réception à chaque auteur. Chaque proposition de communication fera l'objet d'une évaluation en aveugle par au moins deux membres du comité scientifique. Les acceptations seront adressées à partir du 20 juin 2004, accompagnées d’un document précisant toutes les normes typographiques à respecter pour l’édition dans les actes.Les textes définitifs (20.000 signes espaces compris), devront parvenir avant le 30 septembre 2004 pour être inclus dans les actes. Ils seront accompagnés d’un résumé du texte (1000 caractères environ) en français et en anglais, et de quatre mots clés, également en français et en anglais. La durée prévue pour chaque communication sera de 20 minutes. Les contributions seront ensuite éditées dans des actes.


Calendrier :

Date limite de réception des résumés : 25 mai 2004
Notification aux auteurs : 30 juin 2004
Diffusion du programme provisoire : 10 juillet 2004
Réception des textes complets : 20 septembre 2004

Toutes les propositions de communication devront être adressées par courrier électronique à l’adresse suivante :
Bouzon@lerass.iut-tlse3.fr et Vancuyck@univ-lyon3.fr

Site internet

http://www.univ-lyon3.fr/ersicom/orgamedia/

COMITE DE PILOTAGE

Françoise BERNARD, Université Aix Marseille 2
Robert BOURE, Université Paul Sabatier, Toulouse 3
Arlette BOUZON, Université Paul Sabatier, Toulouse 3
Christian LE MOENNE, Université de Haute Bretagne, Rennes
Axel GRYSPEERDT, Université Catholique, Louvain-la-Neuve
Jean-Max NOYER, Université Denis Diderot Paris 7
Nicole D’ALMEIDA, CELSA/ Paris 4 La Sorbonne
Vincent MEYER, Université de Nancy
Alain VAN CUYCK, Université Jean-Moulin - Lyon 3

COMITE SCIENTIFIQUE

Igor BABOU, École Normale Supérieure LSH Lyon
Françoise BERNARD, Université Aix Marseille 2
Robert BOURE, Université Paul Sabatier, Toulouse 3
Arlette BOUZON, Université Paul Sabatier, Toulouse 3
Valérie CARAYOL, Université Bordeaux 3
Nicole D’ALMEIDA, CELSA/ Paris 4 La Sorbonne
Pierre DELCAMBRE, Université Charles de Gaulle / Lille 3
Olivier DUPONT, Université Jean Moulin Lyon 3
Axel GRYSPEERDT, Université Catholique, Louvain-la-Neuve
Jean Pierre ESQUENAZI, Université Jean-Moulin Lyon 3
Sylvie LAINE-CRUZEL, Université Jean-Moulin Lyon 3
Joëlle LE MAREC, École Normale Supérieure LSH Lyon
Christian LE MOENNE, Université de Haute Bretagne, Rennes
Vincent MEYER, Université de Nancy
Jean-Max NOYER, Université Denis Diderot Paris 7
Marie France PEYRELONG, ENSSIB, Lyon*
Serge PROULX, UQAM, Université de Québec à Montréal
Ahmed SILEM, Université Jean-Moulin Lyon 3
Alain VAN CUYCK, Université Jean-Moulin Lyon 3

* : sous réserve de confirmation

COMITE D’ORGANISATION (Lyon 3)

Romane BATOUL
Bruno BERNARD
Élisabeth COSSALTER
Catherine DESSINGES
Moussa DJIGO
Florian FÉREYRE
Saïda HABHAB
Anne Laurence MARGERARD
Marie-Claire THIÉBAUT
Éric THIVANT
Alain VAN CUYCK

Conférenciers invités en séance plénière

Axel GRYSPEERDT, Université Catholique de Louvain-la-Neuve, Belgique
Christian LE MOENNE, Université de Haute Bretagne, Rennes, France
Serge PROULX, UQAM, Université de Québec à Montréal, Canada
Oumar DIAGNE, Université Cheikh Anta Diop, Dakar, Sénégal

PARTENAIRES

Lyon 3, Ecole Doctorale MIF, ERSICOM, Org&Co, Alec.sic

Catégories

Lieux

  • Lyon, France

Dates

  • mardi 25 mai 2004

Contacts

  • Marie-Claire Thiebaut
    courriel : thiebaut [at] sunlyon3 [dot] univ-lyon3 [dot] fr
  • Alain Van Cuyck
    courriel : Alain [dot] Van [dot] Cuyck [at] univ-lyon3 [dot] fr

Source de l'information

  • Eric Thivant
    courriel : thivanter [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Organisation média », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 06 avril 2004, http://calenda.org/188984