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Appropriation et détournement de l'espace urbain

Revue Consommations et Sociétés

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Publié le jeudi 08 avril 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

Annonce

APPEL À CONTRIBUTION POUR UN NUMÉRO THÉMATIQUE

Consommations et Sociétés

Rédacteur en chef : Dominique Desjeux

Directrice de publication : Isabelle Garabuau-Moussaoui

Collection : "Dossiers Sciences Humaines et Sociales"

Editeur : L'Harmattan, Paris

TITRE PROVISOIRE

“ C’est ma ville ! ”

De l’appropriation au détournement de l’espace urbain

POINT DE DÉPART

La ville est un espace de vie mais aussi un lieu de passage qui semble prôner la mobilité des individus et des flux. Certains s’arrêtent un instant, tandis que d’autres investissent plus longuement un banc, un parc ou un couloir de métro. D’autres encore ne font que défiler sans prêter attention à leur environnement immédiat. Pourtant, l’espace urbain offre un univers d’images et de messages, allant de l’affichage publicitaire au slogan politique en passant par des expressions artistiques officielles ou officieuses. Et un tel espace ne peut manquer d’être détourné à des usages seconds pour s’afficher et tenter de sortir du bien fameux « anonymat des grandes villes » s’il en est.

Dès lors, tout ou presque est envisageable et un véritable bras de fer peut opposer le citoyen à sa commune mais aussi à ses pairs. A charge pour la ville de réprimer ou de légaliser – donc encadrer, policer et domestiquer – sa pratique, mais en tout cas de ne pas se laisser déborder. Un cas d’école réside dans les pratiques de sports urbains par le biais, par exemple, du street-ball (ou basket de rue), du roller ou encore du vélo (pour lequel les communes mettent en place des axes de circulation aménagés par des couloirs spécifiques), mais aussi par le biais de défilés, comme la Technoparade, rendus légaux pour limiter les débordements d’une manifestation spontanée et donc illégale (la Technoparade étant la façade voulue légale des rave parties). Car c’est bien, selon notre postulat, la crainte du débordement qui motive d’abord les politiques de la ville. Le mobilier urbain, pourtant toujours immobile, est pensé en conséquence et un contexte international peut venir le modifier. En France, c’est par exemple le cas du Plan Vigipirate qui fait installer des grilles devant les bâtiments publics et sous les sièges du métro et qui transforme les poubelles de rue en sacs poubelle transparents. Le mobilier urbain peut en outre être détourné de son usage premier par ses utilisateurs : la cabine téléphonique permet à ceux qui peuvent y dormir de gagner quelques degrés Celsius la nuit ; le jour, elle permet de s’isoler du bruit de la rue pour parler au téléphone… mobile ; l’été, les fontaines se transforment parfois en piscines pendant que les « amoureux se bécotent sur les bancs publics »…

PROBLÉMATIQUE DE LA PUBLICATION

Nous pouvons alors nous demander quel sens revêtent ces différentes utilisations de l’espace urbain. Comment distinguer une « simple appropriation » d’un « détournement » de l’espace public ? Quels sont les protagonistes qui participent à la mise en scène de la ville ; qui opère, qui décide ce qu’est un usage légitime ou illégal de l’espace urbain, quels moyens sont mis en œuvre pour détourner ces consignes ?

A travers un ensemble d’articles traitant de pratiques urbaines diversifiées, abordés à la lumière de disciplines variées, nous chercherons à définir des pratiques – et les acteurs qui y sont associés – sur un axe allant du « légitime » à l’« illégal ». Nous tenterons ainsi de cerner les critères de définition d’une pratique il/légale, puis de distinguer les registres d’action caractéristiques aux différents acteurs, leurs pouvoirs officiels et officieux, les marges de manœuvre et de possible détournement des règles explicites, les zones de flou et les attitudes de tolérance vis-à-vis de certaines expressions dans l’espace public.

PROPOSITION DE THÈMES D’ÉTUDE

Inscription matérielle dans l’espace urbain

- De l’affichage officiel à l’affichage sauvage

- De l’expression artistique à la prise de parole politique

Occupation de l’espace urbain

- Mobilité et immobilité dans l’espace public

- L’institutionnalisation de pratiques “ free ”

- La gestion des foules

Règles de conduite

- Détournement du mobilier urbain

- De la norme implicite au savoir-vivre imposé

- Pratiques réglementées qui donnent le sentiment d’une liberté d’action

POUR UNE APPROCHE INTERDISCIPLINAIRE

Cette publication vise une approche interdisciplinaire, faisant appel à des lectures d’ordre sociologique, anthropologique, ethnologique, urbain, linguistique, éthologique, juridique, politique, philosophique, psychologique, psychologie sociale, marketing, artistique, sportif…

DATE LIMITE POUR L’ENVOI DES PROPOSITIONS

Les propositions (1 à 2 pages) sont à faire parvenir avant le mardi 1er juin 2004, par e-mail :

jarvin@management.uottawa.ca

nicohoss@hotmail.com

Magdalena Jarvin, docteure en sociologie à Paris 5, actuellement « post-doc » à l’université d’Ottawa (Canada).

Nicolas Hossard, doctorant en sociologie à Paris 5, chargé de cours du magistère de sciences sociales de la Sorbonne.

Catégories

Dates

  • mardi 01 juin 2004

Contacts

  • Nicolas Hossard
    courriel : nicohoss [at] hotmail [dot] com
  • Magdalena Jarvin
    courriel : jarvin [at] management [dot] uottawa [dot] ca

Source de l'information

  • Jarvin / Hossard ~
    courriel : nicohoss [at] hotmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Appropriation et détournement de l'espace urbain », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 08 avril 2004, http://calenda.org/188998