AccueilLa quête de l'émergence face à la contrainte de la globalisation financière

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Publié le mardi 11 mai 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

Appèl à contribution pour un colloque international organisé par l'université d'Annaba, les 23 et 24 novembre 2004

Annonce

Colloque international sur le thème :

La quête de l’émergence face à la contrainte de la globalisation financière : référence au contexte économique algérien.

23-24 Novembre 2004

nadji_recherche@yahoo.fr

PROBLEMATIQUE.

Le processus de la mondialisation, qui a de tout temps scandé l’histoire du capitalisme, se caractérise, dans l’étape historique actuelle, par son aspect ‘’global’’. A l’origine, la caractéristique marquante de cette globalisation se situe au niveau de sa mutation : intensification de sa dimension financière et commerciale, au détriment des aspects réels. Les principaux traits de cette mutation peuvent être résumés autour des trois fameux ‘’D’’ : déréglementation- désintermédiation- décloisonnement . C’est dans ce sens que l’on comprend l’important processus de modernisation du marché des capitaux, engagé en 1984, pour gérer la concurrence sur un marché devenu international. Cette modernisation se distingue essentiellement par cette tendance à l’intégration des marchés financiers nationaux. Grâce à la connexion de ces derniers, les produits financiers s’échangeraient sur un marché mondial unique. La montée en puissance des marchés financiers va donner lieu à des dérives :

* Autonomie des mouvements de capitaux internationaux, ne répondant plus aux rendements comparés du capital, ni aux urgences liées aux pénuries relatives d’épargne.

* Liquidité et le verrouillage des marchés financiers.

* Récurrence, ou ‘’cyclicité’’, des crises.

Il importe, à ce niveau de la réflexion, de poser la question suivante : la globalisation financière marque-t-elle l’affirmation de la modernité en économie, qui verrait la disparition des frontières, et donc, des réglementations ? A-t-elle joué un rôle déséquilibrant ? En fait, les années 80 vont réaffirmer son caractère spéculatif et son corollaire, les retournements des marchés. Perturbée, l’économie réelle est incapable de révéler le taux de change d’équilibre. Les effets bénéfiques du commerce et les vertus de l’échange deviennent incertains. Les économies du Sud, à faible potentiel productif, connaissent des phases de récession et de crise sans précédent. En Argentine, au Brésil, en Uruguay ou au Venezuela, les troubles sociopolitiques se multiplient. Le continent Sud Américain connaît, depuis la fin des années 90 un taux de croissance annuel moyen inférieur à celui de la croissance de sa population. La forte dépendance aux capitaux étrangers, conjuguée à une dette insoutenable, au niveau de ces économies, amenuisent les chances de sorties de crise.

Cette situation des plus dramatiques repose, une fois encore, la question lancinante des rapports entre économies industrialisées et économies émergentes. Elle interpelle celles là à plus d’ouverture de ses marchés, notamment agricoles. Elle dénonce la volatilité des mouvements de capitaux étrangers, prompts à déserter à la moindre alerte. Elle remet en cause ( lors des forums sociaux de Porto Alègre, Bombay… ) les travers du libéralisme planétaire qui, au nom de l’impératif financier, sacrifie des impératifs qualitatifs de survie ( pollutions, famines, maladies…) pour les pays en développement. Le FMI prône, en guise de cure, l’application de l’orthodoxie monétaire et financière sensée attirer les investissements et accélérer le développement économique. Or, ne doit-on pas rappeler que la consolidation des infrastructures industrielles et financières, tout comme la crédibilisation des institutions, doivent précéder la convertibilité de la monnaie.

Par ailleurs, la Régionalisation, dans sa configuration euro- monétaire, est saisie comme une réaction à la globalisation, dans le sens d’une gestion multipolaire des conditions de fonctionnement du SMI. Plus précisément, l’émergence de l’euro ambitionne, dans la perspective de son internationalisation, une mutation du SMI en un système multi-devises. Dès lors, dans quelle mesure cette mutation peut- elle avoir des incidences sur la quête d’émergence des économies des pays du sud de la méditerranée (PSM). En témoigne, le projet d’Intégration, de Partenariat, ardemment mis en avant par les politiques des deux rives. Reste que les économies du Sud, extraverties, sont plus vulnérables à la volatilité des taux de change, et aux autres chocs financiers externes, à l’inverse des pays développés. Ces derniers, grâce à leur polarisation des flux de capitaux, à une subtile combinaison sociale, voient s’atténuer les contraintes d’ajustements macroéconomiques.

A titre d’affinement et de clarification, il nous est possible de structurer la plate forme de ce colloque autour des sous thèmes suivants ( liste non exhaustive et non contraignante ), qui constituent, de fait, un appel à la réflexion.

I / CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL.

A- Le phénomène de la financiarisation accrue des économies,

sous l’effet de facteurs historiques, structurels et politiques.

1- Crise de la Pensée Keynésienne.

2- Montée de l’Endettement des PVD, et impasse des Théories du développement.

3- Contraintes structurelles et impératif du marché financier.

4- L’orthodoxie monétaire comme facteur prédéterminant de la stabilité financière.

5- Le primat du mode de gouvernance par Actions.

B- La récurrence des crises financières.

1- Diagnostic du phénomène de crise financière : retournement des anticipations et des marchés, volatilité des taux…

2- Les innovations des instruments, des produits et des marchés financiers, comme solutions au Risque.

3- Quelques exemples de cadres réglementaires consacrant le principe de la discipline financière ( Accords de Bâle).

4- Quelques exemples sur les crises d’insolvabilité : pays de l ‘ASEAN , Argentine, Turquie, Russie…

II / LA REGIONALISATION OU L’INAUGURATION D’UNE

HIERARCHISATION DES MARCHES FINANCIERS

1- La Régionalisation de l’économie mondiale, et le concept théorique de la zone monétaire optimale.

2- L’euro et la doctrine du gradualisme et de la convergence.

3- L’impact de l’internationalisation de l’euro sur les économies des pays du Sud de la Méditerranée.

4- La construction économique et monétaire européenne : quels enseignements pour le projet maghrébin ?

III / LA PROBLEMATIQUE DE L’EMERGENCE EN ALGERIE

FACE A LA CONTRAINTE FINANCIERE INTERNATIONALE.

1- Le concept controversé de l’Emergence.

2- Doctrine et pratique de l’émergence en Algérie: les écueils à l’extension des rapports marchands à l’ensemble des relations sociales.

3-Le verrouillage des marchés financiers, et son impact sur la problématique de

la relance de l’investissement productif.

3- Persistance de la sous- bancarisation en Algérie.

IV / LES EXIGENCES TECHNIQUES DE MISE A NIVEAU NEES DE LA GLOBALISATION FINANCIERE.

1- Les nouvelles normes comptables d’évaluation.

2- La norme IAS.

3- La recherche de la Fair Value.

4- Le montage juridique des contrats.

V / REFLEXIONS SUR QUELQUES ALTERNATIVES POSSIBLES.

1- Le Forum social comme réplique au processus de ‘’marchandisation’’ des économies.

2- L’expérience monétaire et financière Islamique : voie médiane, rupture ou hérésie ?

DATE IMPORTANTE /

Résumé (1 à 2 pages) à adresser avant le 30 Juin à :

nadji_recherche@yahoo.fr

N.B.

Prise en charge des communicants retenus.

Catégories

Lieux

  • Annaba (Algérie)
    Annaba, Algérie

Dates

  • mercredi 30 juin 2004

Contacts

  • NADJI KHAOUA
    courriel : nadji_recherche [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • NADJI KHAOUA
    courriel : nadji_recherche [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La quête de l'émergence face à la contrainte de la globalisation financière », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 11 mai 2004, http://calenda.org/189119

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