AccueilL'écriture de l'histoire, continuités et discontinuités

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Publié le vendredi 21 mai 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

Dans le souci d‚échapper à l'invention de l'histoire par la forme linéaire du récit, les historiens sont hantés par la question des discontinuités. Mais qu'est-ce que cela signifie d'un point de vue épistémologique ? Nous tenterons d'apporter notre contribution à la question.

Annonce

Colloque, L'écriture de l'histoire, continuités et discontinuités, 25 et 26 juin 2004

 

Dans le souci d‚échapper à l'invention de l'histoire par la forme linéaire du récit, les historiens sont hantés par la question des discontinuités. Mais qu'est-ce que cela signifie d'un point de vue épistémologique ? Nous tenterons d'apporter notre contribution à la question.

Évitons d'abord tout malentendu : discontinuité n'est pas, selon nous, synonyme de rupture, mais désigne ce qui introduit une faille, un décalage, un décrochement dans l'aperception des faits par les contemporains, ou plutôt par ceux qui, selon leur engagement, leur place dans la société, cherchent à donner un sens à ce qui advient objectivement et subjectivement.

Quatre thèmes seront abordés au cours de ces journées : sources, événement, temporalités, espaces. Chacun des thèmes aidera à cerner de plus près le rapport entre continuité et discontinuité sous ses différentes facettes.

Dans un premier temps, notre interrogation portera sur les lacunes des sources et sur les différents modes mis en oeuvre par les historiens pour les combler. Suivra ensuite un débat sur l'événement que nous distinguerons de l'avènement. L'événement est en effet l'objet d'une construction, menée en fonction de son effet de sens, du choc produit par son surgissement. Il nous faudra identifier ses enjeux de pouvoirs, souvent masqués par un discours de légitimation, dégager les temporalités multiples qu'il met en cause. Enfin, nous nous interrogerons sur les usages de l'espace dans la formation des continuités historiques.  

De la source à la narration, les discontinuités, de natures différentes, peuvent se cumuler puis s'effacer au fil du récit historique.  Nous voudrions dégager les formes d'interventions qui, en un mouvement conflictuel, en une série de déplacements et d'oublis, effacent les écarts et les aspérités, façonnent ces moments singuliers où se joue le devenir de l'histoire. 


 

L'écriture de l‚histoire : continuités et discontinuités
Vendredi et samedi 25 et 26 juin 2004`
Bibliothèque Nationale de France
Petit auditorium

 

Vendredi 25 juin, 9h 30-13h

- Introduction : Michèle Riot-Sarcey, Pierre Pénisson

Les lacunes des sources.

Président de séance : Jacques Le Rider

- Francis Joannès (Université de Paris 8) : La discontinuité des sources pour l'historien de l'Orient antique

Discussion

-  Michel Espagne (CNRS, Paris) : De l'archive au texte

- Pierre Pénisson (Université de Paris 8) : Création continue et grands récits (XVIIe-XVIIIe siècles)

Discussion

Vendredi 25 juin 14h30-18h

Evénement, interprétation, récit.

Président de séance : Michel Espagne
- Michèle Riot-Sarcey (Université de Paris 8): La dénégation de l'événement

- Denis Berger (Université de Paris 8): Le concept de révolution

- Fred Schrader (Université de Paris 8) : L'histoire n'existe pas toujours. : un questionnement de Karl Marx, 1857

- Alice Pechriggl (Universités de Vienne et de Klagenfurt) : Idée d'invariance et métaphysique des sexes

 

Samedi 26 juin, 10h-13h

Temporalités.


Président de séance : Marcello Verga

- Claudia Moatti (Université de Paris 8): Les conflits de temporalité et la temporalisation des concepts à la fin de la république romaine

- Igor Mineo (Université de Palerme): Les régimes oligarchiques dans les villes italiennes entre Moyen Age et Renaissance : discontinuités  et légitimations

Discussion

Pause

- Jean-Louis Fournel (Université de Paris 8) : Les conflits de temporalité dans la pensée politique, linguistique et historiographique au temps des guerres d'Italie (1494-1540)

-Norbert Waszek (Université de Paris 8) : L'histoire dans la science du judaïsme: rupture et continuité

Discussion

Pause

Samedi 26 juin, 14h30-18h

Président de séance : Pierre Pénisson

Eleni Varikas (Université de Paris 8): Chronos et kairos : temporalité et sens dans des lectures récentes de mai 68

Espaces et identités.


- Jacques Le Rider (EPHE, Paris) : La production du national dans la Mitteleuropa ou l'impossible continuité.

Discussion

Pause

- Matthias Middel (Université de Leipzig) : Régionalisation et nationalisation au 19e siècle: un point de vue comparatiste

 -Marcello Verga (Université de Florence) : L'Europe, les Europes. Le débat des historiens au XXe siècle (de 1918 à la guerre froide)

Discussion et table ronde finale

 

 

 

 

 

Catégories

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • vendredi 25 juin 2004

Source de l'information

  • Fabrice Bensimon
    courriel : fbensimon [at] free [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L'écriture de l'histoire, continuités et discontinuités », Colloque, Calenda, Publié le vendredi 21 mai 2004, http://calenda.org/189155