AccueilEau et espace

Eau et espace

Ressources, enjeux et aménagements

*  *  *

Publié le vendredi 09 juillet 2004

Résumé

Abondante pour les uns, rare pour les autres, mais précieuse pour tous, objet de toutes les convoitises, mais aussi vecteur de tous les espoirs, l’eau est au centre de la vie. Quelle que soit son origine, qu’elle provienne des profondeurs de la terre ou qu’elle tombe du ciel, elle est destinée à des usages aussi impératifs que conflictuels.

Annonce

FACULTE DES SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES DE TUNIS

quatrieme COLLOQUE DU DEPARTEMENT DE GEOGRAPHIE

EAU ET ESPACE : RESSOURCES, ENJEUX ET AMENAGEMENTS

10 – 12 mars 2005 à Tunis

APPEL A COMMUNICATION

Abondante pour les uns, rare pour les autres, mais précieuse pour tous, objet de toutes les convoitises, mais aussi vecteur de tous les espoirs, l’eau est au centre de la vie. Quelle que soit son origine, qu’elle provienne des profondeurs de la terre ou qu’elle tombe du ciel, elle est destinée à des usages aussi impératifs que conflictuels.

Initialement eau de la nature, elle est activement recherchée par les hommes pour être mobilisée, détournée, stockée, mise en bouteille. Indispensable dans leur vie de tous les jours comme pour leurs activités économiques, elle l’est aussi pour les plantes, les animaux, et passe tour à tour, paradoxalement, par des usages qui la polluent, la purifient, la sacralisent ou la rejettent.

 

L’EAU DANS LA NATURE

Estimé à quelque 1,4 milliard de km3, le stock d’eau de notre planète est très inégalement réparti entre le réservoir océanique (97,3% du total), les continents (2,7%), et l’atmosphère (0,001%).La vapeur d’eau atmosphérique, rapidement renouvelée dans le cycle hydrologique, est une étape essentielle pour le transfert de chaleur de la surface à l’atmosphère, et bien entendu, pour le déclenchement des précipitations. Globalement, en l’espace d’une année, les quantités d’eau évaporées et les quantités précipitées se compensent approximativement, mais à l’échelle zonale ou régionale, des disparités apparaissent entre les pertes et les apports, d’où l’utilité d’établir des bilans afin d’évaluer le volume d’eau renouvelable

Sur les continents, le climat conditionne les caractéristiques de l’écoulement superficiel et souterrain des eaux, compte tenu des conditions géologiques, géomorphologiques, pédologiques et biogéographiques locales. La variabilité naturelle du climat se traduit par des bilans hydriques tantôt excédentaires tantôt déficitaires, mais lorsque l’irrégularité représente le trait majeur du climat, comme c’est le cas autour de la Méditerranée, les excès et les déficits ont souvent des allures de catastrophes climatiques. Dans la perspective fort probable d’une tendance à l’aridification du climat de cette région au cours des prochaines décennies, l’amenuisement corrélatif des réserves d’eau et la détérioration consécutive des conditions de l’écoulement, risquent de déstabiliser irrémédiablement les écosystèmes fragiles, ceux des zones humides en particulier, d’accentuer la  pollution chimique et biologique, et de réduire ainsi l’eau disponible à la consommation.

 

L’EAU  ET LES HOMMES

Que se soit pour leurs gestes quotidiens ou pour leurs différentes activités économiques, les hommes s’orientent vers des usages spécifiques et plus ou moins impératifs de l’eau.

 Indispensable pour la production agricole surtout dans les milieux arides, elle l’est parfois également dans les milieux à forte pluviométrie. Elle n’en est pas moins indispensable pour certaines activités industrielles ou de services. Qu’il s’agisse des industries  alimentaires, du prétraitement des phosphates, de la production papetière, des procès de refroidissement ou de réchauffement ou aussi du tourisme, l’eau est omniprésente. Utilisée en amont ou en aval de ces activités, elle impose la mise en place d’infrastructures  particulières, crée des flux et des marchés, suscite des besoins. Fondamentale dans la dynamique des Etats et des sociétés, elle finit par imposer sa propre économie. En effet, sa valeur et ses coûts de plus en plus élevés guident les Etats et les communautés vers de prudentes politiques de reconversion, de recyclage, afin de prévenir les pénuries et de garantir à la fois durabilité et bonne qualité de l’eau. C’est pourquoi, l’eau a une place de choix dans toute politique d’aménagement du territoire. Qu’il s’agisse de la protéger ou de s’en prémunir, les aménagements hydro-agricoles sont autant de signes de cette quête humaine incessante visant autant à « apprivoiser » l’eau qu’à se réconcilier avec elle.

Les usages de l’eau suscitent souvent de nombreux conflits nationaux  ou internationaux. A l’échelle nationale, les intérêts des différents groupes sociaux d’un côté, ainsi que ceux de l’Etat de l’autre, sont souvent divergents quand ils ne sont pas manifestement contradictoires. Sur le plan international, des tensions causées par de difficiles sinon d’impossibles partages de l’eau, maintiennent les Etats et les populations en haleine. De ce fait, des arbitrages sont sollicités, mais le plus souvent quand ils sont faits, et parce que difficiles à imposer ou à accepter, ces derniers « décantent » plus de frustrations qu’ils ne laissent de satisfactions.

L’eau est également au cœur de la vie sociale. De ses usages domestiques jusqu’ à sa valeur symbolique, bénite ou ordinaire, elle est aussi objet de culture et suscite des stratégies et des contre-stratégies. De provenance souvent rurale, elle est détournée au profit des villes. Indispensable pour la survie du corps, elle devient  en ville objet de décors et soulève à la fois contestations et jalousies.

 Dans leur quête incessante d’un meilleur confort, et plus qu’à n’importe quelle autre période, les sociétés changent rapidement de comportements vis-à-vis de l’eau. Mais tout en confirmant indéniablement un meilleur bien-être, il n’en demeure pas moins que ces changements ne font qu’ illustrer en même temps toutes les formes d’inégalités ; entre les pays industrialisés et ceux en développement d’abord, mais également entre les différentes catégories sociales d’un même pays.

 

CARTOGRAPHIE

Les différentes thématiques relatives à la question de l’eau interpellent aujourd’hui encore les géographes, et les poussent à leur rechercher une cartographie spécifique. Beaucoup plus qu’une production graphique, cette dernière devrait être plutôt une réflexion profonde sur des problèmes particuliers, tels le  choix de léchelle appropriée, la proposition de symboles adaptés, les techniques de représentation graphique, les apports de la C.A.O. et des S.I.G. dans la cartographie de l’eau. Une légende synthétique appropriée à la transcription graphique des  thématiques de l’eau, peut constituer un élément utile pour une meilleure compréhension du document cartographique. De la sorte, décideurs et aménageurs spécialistes du domaine, pourraient disposer d’un outil de travail, à la fois pratique et novateur.

Axes de réflexion proposés pour le colloque

La recherche géographique peut appréhender les différentes problématiques liées à la question de l’eau, à travers de nombreux axes et des échelles différentes. Ainsi, la réflexion peut être orientée notamment vers les axes et sous axes suivants :

I. L’eau dans la nature

1. L’état des lieux :

- les ressources en eau

- les bilans hydriques

- le cycle de l’eau

2. Eau et environnement :

- eau dans les écosystèmes

- eau et risques naturels

- eau et changement climatique

- milieux naturels et qualité de l’eau

- protection des zones humides

 

II. Usages et économies de l’eau

1.      Eau et économie

-eau et agriculture

-eau et industrie

-eau et tourisme

2.  Economie de l’eau

-durabilité et gaspillage de l’eau

- les ressources non conventionnelles

- valeur et coûts commerciaux de l’eau.

       

III. Politiques et géopolitique de l’eau

1.      Les politiques étatiques de l’eau

- gouvernance et usages de l’eau

- arbitrages autour de l’eau

- gestion de l’eau

- conflits internationaux autour de l’eau      

2.      Eau et aménagement des territoires

-aménagements hydro-agricoles

-mobilisation de l’eau : prospection, captages, transferts et stockage.

 

IV. Eau et société

1.      Les stratégies sociales autour de l’eau

-l’eau dans la ville

-eau et sociétés paysannes

2.       Eau et santé

-qualité de l’eau dans les milieux anthropisés

-les eaux thermales

 

V. Posters et ateliers

Outre les thématiques indiquées plus haut, des posters et/ou des ateliers peuvent être proposés et concerner les questions suivantes :

  1. L’eau dans les ouvrages de géographie universitaire.
  2. La géographie de l’eau dans l’enseignement pré universitaire
  3. Cartographie et S.I.G. de l’eau
  4. Pédagogie et didactique en géographie à propos des questions de l’eau.

Ces questions peuvent être également proposées pour des communications orales.

Nous comptons sur votre collaboration et serions très heureux de vous voir parmi nous lors de la tenue de notre colloque. Prière donc de nous renvoyer le formulaire de participation, rempli et accompagné d’un résumé de vingt lignes au maximum, avant le 15 juillet 2004 délai de rigueur. Les participants aux travaux du colloque pourront présenter leurs communications en Arabe, en Français ou en Anglais. Veuillez nous adresser votre proposition ainsi que la fiche de renseignements à l’une des adresses électroniques  suivantes :

1-     Alitoumi2003@yahoo.fr

2-     Zouhier.Hlaoui@fshst.rnu.tn

Il vous sera possible également de nous les transmettre par Fax (00 216 71 567 551) ou par courrier postal à l’adresse suivante :

 

Faculté des Sciences Humaines et Sociales                               

Département de Géographie

Comité  d’organisation du 4e colloque.

94 bd du 9 Avril 1938 ; 1007 Tunis.

TUNISIE

 

Faculté des Sciences Humaines et Sociales

Département de Géographie

Comité  d’organisation du 4e colloque

FORMULAIRE DE PARTICIPATION

 

 

 

 

 

 

NOM : ………………………………………………………………………………

PRENOM : …………………………………………………………………………

INSTITUTION : ……………………………………………………………………

FONCTION : ……………………………………………………………………….

ADRESSE POSTALE : ……………………………………………………………

………………………………………………………………………………………..

ADRESSE ELECTRONIQUE : ………………………………………………….. 

Jedésire participer aux travaux du 4e colloque du département de Géographie de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis (10-12 mars 2005) par :

Une communication

Un poster commenté

(Veuillez cocher la case correspondante)

ayant pour titre : …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… et dont voici le résumé :( vingt lignes au maximum S.V.P.)

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Catégories

Lieux

  • Faculté des Sciences Humaines et Sociales, Département de Géographie - 94, bd du 9 Avril 1938
    Tunis, Tunisie (1007)

Dates

  • jeudi 15 juillet 2004

Contacts

  • Ali Toumi
    courriel : alitoumi2003 [at] yahoo [dot] fr
  • Zouheir Hlaoui
    courriel : zouheir [dot] hlaoui [at] fshst [dot] rnu [dot] tn

Source de l'information

  • Amor BELHEDI
    courriel : amorbelhedi [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Eau et espace », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 09 juillet 2004, http://calenda.org/189237