AccueilLa nature a-t-elle encore une place dans les milieux géographiques?

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Publié le mercredi 29 septembre 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

L’environnement au sens de cadre de vie, de ce qui nous entoure, encore appelé milieu qui est mis en espace correspond selon Philippe et Geneviève Pinchemel au milieu géographique. En partant de cette approche tout en l’ouvrant au débat, une question est au cœur de ce colloque : la nature a t-elle encore une place dans ces milieux géographiques ?

Annonce



COLLOQUE

LA NATURE A T-ELLE ENCORE UNE PLACE DANS LES MILIEUX GEOGRAPHIQUES ?

21 et 22 OCTOBRE 2004 à ENNEVELIN (proximité de LILLE)

Avec le soutien

du Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais

de l’Université des Sciences et Technologies de Lille (USTL)

du Laboratoire Hommes Villes territoires, UFR de géographie et d’aménagement, USTL

de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon

de la DIREN Nord-Pas-de-Calais

de l’Office National des Forêts

de Norsys


Organisation

Paul Arnould, Professeur de géographie, Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines de Lyon, laboratoire biogéographie écologie, FRE 2545 (ex UMR 8505).

Eric Glon, Professeur de géographie,laboratoire « Hommes, villes, territoires », UFR de géographie et d’aménagement, Université des Sciences et Technologies de Lille.

Jean-Jacques Dubois, Professeur de géographie, laboratoire « Géographie des milieux anthropisés », UMR 8141, UFR de géographie et d’aménagement, Université des Sciences et Technologies de Lille.

Laurent Simon, Professeur de géographie, Université de paris 1, laboratoire Ladyss (UMR 7533).

L’environnement au sens de cadre de vie, de ce qui nous entoure, encore appelé milieu qui est mis en espace correspond selon Philippe et Geneviève Pinchemel au milieu géographique. En partant de cette approche tout en l’ouvrant au débat, une question est au cœur de ce colloque : la nature a t-elle encore une place dans ces milieux géographiques ? Cette interrogation alimente plusieurs réflexions. La première consiste à se demander ce que nous pouvons entendre par nature. L’homme l’a suffisamment transformée voire bouleversée pour que ces milieux soient souvent très éloignés de leur composition initiale. Est ce uniquement dans cette configuration originelle qu’il faut reconnaître la nature ? Ne doit-on pas l’admettre même lorsqu’elle est mise en valeur et transformée par l’homme ? Dans le premier cas, elle peut s’apparenter à une sorte d’Eden, soit à une nature vierge ou sauvage telle la « wilderness » en Amérique du Nord. Cette vision est-elle présente dans des contextes socio-culturels différents de ceux de l’Europe et de l’Amérique du Nord et comment s’y manifeste t-elle ? Dans le second cas, comment considérer les interventions passées et actuelles de l’homme et jusqu’où peut-on parler de nature ? Faut-il que soit dépassée la résilience écosystémique, que le milieu soit suffisamment fabriqué, cultivé, « artificialisé » pour ne plus parler de nature ? Les modifications introduites par les êtres humains sont-elles fatalement préjudiciables à celle –ci ?

Nous n’incluons pas pour ce colloque les milieux les plus « artificialisés » comme par exemple les espaces urbanisés ou les zones d’activités économiques. Nous considérons davantage les milieux intégrant ce qui semble traditionnellement relever de la « nature », y compris dans des régions anciennement et fortement industrialisées comme le Nord-Pas-de-Calais. Tout en privilégiant les forêts, nous appelons également à des réflexions sur d’autres aspects comme par exemple les secteurs de montagnes, les zones humides, les régions littorales sous les latitudes les plus variées possibles.

Qu’il s’agisse de la nature sauvage ou de la nature transformée et fabriquée, nos réflexions portent également sur le sens que nous pouvons donner à ces réalités. La place qu’elle occupe au sein des milieux géographiques est indéfectiblement liée aux représentations culturelles que les communautés humaines se forgent à propos de cette nature. La conception que les hommes en ont, les usages qu’ils en font relèvent d’un construit social. L’image que les individus ou une société a de la nature en un point ou une région donnée ne dépend t-elle pas des idées, des décisions, des actions et des interventions actuelles ou passées d’un socio-système d’acteurs qui forge progressivement ce que nous pouvons appeler une culture de la nature ? Cette interrogation est le deuxième thème majeur de ce colloque. Plusieurs voies sont possibles pour apporter quelques éléments de réponse sans prétendre aucunement à l’exhaustivité. Outre la nécessité de préciser ce que nous entendons par culture autour de la nature, c’est la mise en évidence des construits sociaux à propos de celle-ci qui nous intéresse. Comment une société ou un groupe humain échafaude t-il une conception et une vision de ces milieux naturels dont les implications sont multiples ? Quels sont les processus socio-culturels qui permettent ainsi de comprendre le sens donné par les communautés humaines à la place et aux usages de la nature ? Ces interrogations en amènent d’autres intimement liées aux précédentes. Quel sens pouvons-nous donner à une volonté de protection ou de préservation de la nature au sein des milieux géographiques ? Le maintien de la nature est-il compatible avec la présence de l’homme qui transforme toujours plus ses domaines de vie ? Et si les sociétés n’avaient que la nature qu’elles méritent !

LIEU DU COLLOQUE : FONDATION NORSYS, ENNEVELIN (Sud-est de Lille).

L’entreprise Norsys travaille dans l’informatique (conseils, conception de logiciels surtout pour le secteur tertiaire, nouvelles technologies). Elle est installée à Ennevelin au sud-est de Lille depuis 2000 et compte 120 salariés dans le Nord-Pas-de-Calais. Norsys compte une filiale dans la région parisienne et une autre au Maroc. L’entreprise est dirigée par Sylvain Breuzard.

Norsys s’est dotée de sa propre fondation. Celle-ci soutient des initiatives éducatives, culturelles ou économiques émanant surtout des jeunes ou à leur profit. L’objectif est, entre autres, de faciliter un dialogue, un échange basés sur la réciprocité entre des cultures différentes, en particulier entre les pays du nord et ceux du sud. La fondation Norsys aide également des micro-projets d’équipement ou de développement dans les pays pauvres. Concernant actuellement le Maroc, ces différentes interventions sont susceptibles d’intéresser d’autres pays à plus ou moins brève échéance. C’est au nom de ces implications mais aussi par souci d’ouverture sur les débats d’idées que la fondation Norsys nous accueille pour ce colloque. Cette volonté d’établir au mieux des liens entre formation, recherche et initiatives est aussi une des préoccupations majeures du CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) qui est présidé par Sylvain Breuzard au niveau national.

COMITE SCIENTIFIQUE


Paul Arnould, Professeur de géographie, Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines de Lyon.

Bruno De Foucault, ethno-phytosociologue, université de Lille 2.

Bruno Dermaux, Direction régionale de l’Office National des Forêts, responsable de la gestion de l’environnement et de la biodiversité, Lille.

Jean-Jacques Dubois, Professeur de géographie, Université des Sciences et technologies de Lille

Eric Glon, Professeur de géographie, Université des Sciences et technologies de Lille

Raphaël Larrère, Directeur de recherche, INRA.

Laurent Simon, Professeur de géographie, Université de Paris 1.

Les propositions de communication seront examinées par les membre du conseil scientifique. Celui-ci se réserve le droit de les retenir ou non en vue du colloque puis pour une publication

COMITE D’ORGANISATION


Paul Arnould.

Sylvain Breuzard, Chef d’entreprise, Norsys, président du Centre des Jeunes dirigeants (CJD).

Nadège Devaux, secrétaire du laboratoire « Hommes, villes, territoires », UFR de géographie et d’aménagement, université des Sciences et Technologies de Lille 1.

Nicolas Drapier, Chargé de mission « réserves biologiques domaniales », Direction technique, Office National des Forêts.

Jean-Jacques Dubois.

Pierre Gautreau, allocataire moniteur normalien, Université des Sciences et Technologies de Lille 1.

Eric Glon.

Claire Hynnewinkel, Maître de conférences, UFR géographie, Université des Sciences et technologies de Lille 1

Maurice Launay, Directeur régional adjoint, Direction régionale de l’environnement, Nord-Pas-de-Calais.

Laurent Simon.

Contact : Nadège Devaux, Université des Sciences et Technologies de Lille 1, Laboratoire « Hommes, villes, territoires », UFR de géographie et d’aménagement, avenue Paul Langevin, 59 655. Villeneuve d’Ascq cédex- Tél : 03/20/43/46/43- Fax : 03/20/33/60/74- Mél : nadège.devaux@univ-lille1.fr .

DEROULEMENT

Jeudi 21 octobre 2004


Rendez-vous à 9h00 sur le parking de l’UFR de géographie et départ pour Ennevelin

9h45- 10h15

- Accueil par Sylvain Breuzard, entrepreneur (Norsys) et président de Centre des Jeunes Dirigeants, Eric Glon, Professeur de géographie, université de Lille 1.

- Introduction générale par Paul Arnould, Professeur de géographie, Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines de Lyon et Eric Glon, Professeur de géographie, université de Lille 1.

Communications.

Perceptions et impressions de la nature

10h15- 10h40. Raphaël Larrère (Directeur de recherche, INRA), sous réserve.

10h40-11h05. Martine Tabeaud. (Professeur de géographie, université de Paris 1). La pluie : quel sale temps !

11h05-11h30.Martin de la Soudière, (Ethnologue, CNRS, EHESS, Paris). Nature et saisons (titre indicatif).

Recréer, réinventer, aménager. Le social est dans la nature

12h10-12h50. Jean-Jacques Dubois (Professeur de géographie,université de Lille 1) et Micheline Hotyat (Professeur de géographie, université de Paris IV). Les réserves biologiques intégrales en France métropolitaine : un référentiel de naturalité ?

Débat et

Buffet sur place

Communications

14h30-14h55.Jean-Paul Amat (Professeur de géographie, université de Paris IV). La réserve biologique intégrale, réduit de nature ou construit social ? L’exemple de la RBI de la Louvière, première réserve d’Argonne.

14h55-15h20. Marion Amalric (Ater, géographie,université de Lille 1). Domestiquer, retrouver et rêver la nature ou la réinvention d’un paysage : le projet du parc de la Deûle (métropole lilloise)

15h20-15h45.Bertrand Sajaloli (Professeur de géographie, université d’Orléans). Glauques, pas glauques ? Les zones humides, reflets des relations homme-nature

Nature et société. Des interventions accrues du mondial au local génératrices de certaines conceptions de la nature

15h45-16h10.Véronique André (MCF géographie, université de Paris 1). Statut de la nature et nature de l’action publique environnementale. L’exemple de politiques forestières engagées au sud par le nord.

16h10-16h30. Pause

16h30-16h55. Denis Chartier (Post doctorant IRD). Quelles natures pour les ONG environnementales ? Quelles natures pour les sociétés ?

De la nature sauvage à la nature protégée. Une diversité des approches culturelles.

16h55- 17h20. Aziz Ballouche (Professeur de géographie, Université de Caen). De la nature sauvage à la nature patrimoine : quels enjeux ? Réflexions à partir d’exemples ouest-africains.

17h20-17h45. Judith Klein (Prag, ENS Lyon). Les arrière-plages à filaos de la Réunion : une nature culturelle et les enjeux de sa protection

Débat

vers 19h 30/20h. Repas au restaurant (optionnel)

Vendredi 22 octobre 2004

Rendez-vous à 8h00 sur le parking de l’UFR de géographie

8h- 11h30 Jean-Jacques Dubois, Professeur de géographie, Lille 1, et des représentants de l’Office National des Forêts. Communication et interventions sur « Les réserves biologiques domaniales : nature libre ou contrôlée ? »

Excursion en forêt de Saint-Amand les Eaux.

12h30- 14h30 repas à Villeneuve d’Ascq. Restaurant Quanta

14h30 départ pour Ennevelin

Communications

15h-15h25. Stéphane Héritier (Prag géographie, université de Chambéry). Nature et pratiques de la nature dans les montagnes canadiennes : le cas des parcs nationaux des montagnes de l’ouest (Alberta et Colombie Britannique).

Aux fondements culturels des conceptions et pratiques de la nature

15h25-15h50. Cole Harris (Professeur émérite de géographie, université de Colombie Britannique). Le Canada et la nature : quelques réflexions à l’échelle d’un pays.

15h50-16h15. Eric Glon (Professeur de géographie, université de Lille 1). Forêts et wilderness au Canada : une relation très ambivalente à la nature

16h15-16h40. Pause

16h40-17h05. Claire Leduc (Prag géographie, université de Grenoble).De la répulsion au désir de nature, métamorphose de la wilderness littorale en Nouvelle-Angleterre.

17h05-17h25. Pierre Gautreau (AMN, géographie, université de Lille 1). Marginalité biogéographique et résilience. Le territoire insulaire du fleuve Uruguay, 1800-2000)

17h25- 18h30. Débat

Conclusion générale : Laurent Simon, Professeur de géographie, Paris 1.

Le temps accordé pour chaque communication est de 25 minutes.

Frais d’inscription

- Il n’y a pas de frais d’inscription pour les communicants

-Participants. Individu : 30 euros, institution : 50 euros, étudiants et jeunes chercheurs : sans frais

Les chèques sont à libeller à l’ordre de l’agent comptable de l’université de lille 1.

Le rendez-vous pour le colloque est fixé le jeudi 21 octobre sur le parking de l’UFR de géographie à 9 h00. Vous pouvez vous y rendre depuis la gare ferroviaire Lille Flandres en prenant le métro direction quatre cantons. Vous descendez à cette station qui est le terminus de la ligne. Vous rejoignez alors à pied l’UFR de géographie (voir plan du campus fourni sous peu). Nous partirons ensemble vers Ennevelin en mini-bus ou en voiture. Pour ceux qui arrivent à la gare TGV Lille Europe, celle-ci est tout proche de la gare Lille Flandres.

Les repas des jeudi et vendredi pour le midi sont pris en charge par le comité d’organisation du colloque pour les personnes effectuant une communication et des invités. Les frais d’hébergement pour une nuit (Remboursement forfaitaire de 38 euros petit-déjeuner compris) et de déplacement le seront également dans la mesure du possible et au moins partiellement. La participation au repas du jeudi soir est optionnelle . Toute nuit supplémentaire en hôtel est au frais du participant.

Une présentation de l’excursion et un plan du campus seront disponible sous peu.



Catégories

Lieux

  • Lille, France

Dates

  • jeudi 21 octobre 2004

Contacts

  • Nadège Devaux
    courriel : nadege [dot] devaux [at] univ-lille1 [dot] fr

Source de l'information

  • Marion Amalric
    courriel : marion [dot] amalric [at] rramses [dot] org

Pour citer cette annonce

« La nature a-t-elle encore une place dans les milieux géographiques? », Colloque, Calenda, Publié le mercredi 29 septembre 2004, http://calenda.org/189376