AccueilFace aux crises extêmes

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Publié le jeudi 30 septembre 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

Ce colloque a pour objet d'étude les réponses aux crises extrêmes, entendues comme des situations où est mise en danger l'existence d'un groupe humain, qu'il s'agisse de massacres, d'épidémies ou de famines.

Annonce

Ce colloque a pour objet d'étude les réponses aux crises extrêmes, entendues comme des situations où est mise en danger l'existence d'un groupe humain, qu'il s'agisse de massacres, d'épidémies ou de famines.
En raison des actes, des événements, des politiques caractéristiques des crises extrêmes, en raison de la gravité des conséquences qu'elles ont pour les sociétés où elles adviennent, les réalités de ces crises font l'objet de multiples contestations, mises en question et mises en doute passionnées, de « manipulations ». En même temps, elles sont traitées par de nombreux
récits et rapports d'enquête, qui visent à l'établissement de vérités, à l'analyse, et parfois aux deux. La multiplicité et la diversité politique des intervenants, lors des situations de désastre humain, sont parmi les facteurs qui produisent l'incertitude publique caractéristique des crises extrêmes, incertitude qui souvent se prolonge longtemps après la fin de celles-ci. C'est le propre en effet de ces événements critiques de devenir « une histoire qui ne passe pas » et de susciter beaucoup d'histoires, de révisions, de négations, de pronostics, de prises de paroles passionnées et de recherches de vérité. Ce constat de l'incertitude publique liée aux crises extrêmes sera l'objet central d'analyse de ce colloque.

GDR 2651, CERAPS, Lille 2, Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales, 1, place  Déliot, BP 629, 59024 Lille cedex

Jeudi 21 octobre

9h30 : accueil

9h30-12h30. « Logiques de médiatisation ».

Discutant : Dominique Marchetti (CNRS /
CSE)

. Pascal Dauvin (Université Versailles Saint-Quentin / CERAPS). « Le traitement journalistique des crises au regard de la sociologie de la production de l'information »

. Alice Krieg-Planque (Université Paris 12 / CEDITEC). « L'intentionnalité de l'action mise en discours. Le débat public sur le caractère intentionnel des crimes de masse »

. Sophie Pontzeele (Université de Lille 1 / CLERSE). « Burundi 1972/Rwanda 1994 : la presse face au "génocide". Chronologie et signification(s) du recours à la notion de "génocide" dans
des quotidiens belges et français ».

. Johanna Siméant (Université Lille 2 / CERAPS). « Un "génocide en direct" ? Les logiques de couverture télévisuelle de la situation au Rwanda par TF1 et France 2, avril-juillet 1994 »

14h-17h30. « Modalités d'enquête et de qualification : États et communauté internationale ».

Discutant : Michel Dobry (Université Paris 1 / LASP)

. Howard Adelman (Princeton University) & Astri Suhrke (Chr. Michelsen Institute). "Evaluating Evaluations. The Case of the International Response to the Rwandan Genocide"

. Yves Buchet de Neuilly (Université Lille 2 / CERAPS). « Une nouvelle administration des crises ? L'Europe face aux « crises extrêmes » »

. Juan Pablo Guerrero (EHESS) & David GARIBAY (IEP Paris). « Identifier, qualifier et interpréter une crise extrême. Les formes d'intervention de la communauté internationale dans le conflit armé interne en Colombie »

. Marc Le Pape (EHESS / CEAf). « Enquêtes nationales et internationales sur le génocide des Rwandais tutsis »

. Arnaud Royer (Université Paris I). « Les personnes déplacées du Burundi et du Rwanda : une catégorie juridique, une multitude de traitements politiques »

Vendredi 22 octobre

9h-12h30. « Modalités de mise en récit : les ONG entre agir et représenter ».

Discutant : Nicolas Mariot (CURAPP)

. Rony Brauman (IEP Paris). « Biafra - Cambodge : un génocide et une famine fabriqués »

. Sandrine Lefranc (LASP). « Pacifier, scientifiquement. Les ONG spécialisées dans la « résolution interactive des conflits ». »

. Didier Fassin (Université Paris 13 / EHESS / CRESP - INSERM) & Estelle d'Halluin (EHESS). « Blessures de l'âme ». La parole psychiatrique dans la qualification publique des violences de guerre

. Eric Poinsot (GSPE - IEP de Strasbourg). « "Arrêtez le massacre !" : comment AmnestyInternational anticipe et répond aux crises extrêmes. Le paradoxe de l'urgence »

. Peter Redfield (University of North Carolina at Chapel Hill). "The Humanitarian Doctor as Moral Witness"

. Karine Vanthuyne (CRESP / EHESS). « Construire la paix au Guatemala »

14h-17h30. Vérités à l'épreuve : témoignages, controverses, stéréotypes.

Discutant : Nicolas Offenstadt (Université Paris I)

. Michel Agier (IRD / EHESS / CEAf). « La force du témoignage »

. Aurélie Campana (GSPE - IEP de Strasbourg). « Opération antiterroriste vs génocide programmé en Tchétchénie. Sémantique d'une guerre oubliée. »

. Isabelle Delpla (Université Paul Valéry). « Les disparus et les  disparitions. Le cas de la Bosnie Herzégovine »

. André Guichaoua (Université Paris 1). « Analyse de témoignages de prisonniers rwandais accusés de génocide »

. Claudine Vidal (EHESS / CEAf). « Le tueur à la machette comme symbole du génocide des Rwandais tutsis »

Informations pratiques :
Les frais de participation au colloque sont de 40 euros (25 euros pour les étudiants). Ils
donnent accès aux deux déjeuners des jeudi et vendredi, ainsi qu'aux communications
reprographiées des intervenants au colloque.

Lieux

  • Lille, France

Dates

  • jeudi 21 octobre 2004

Contacts

  • Younès Haddadi
    courriel : craps [at] hp-sc [dot] univ-lille2 [dot] fr

Source de l'information

  • Jacqueline Nivard
    courriel : nivard [at] ehess [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Face aux crises extêmes », Colloque, Calenda, Publié le jeudi 30 septembre 2004, http://calenda.org/189380