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Répudiation, divorce, séparation

La rupture du lien conjugal du vivant des époux dans l’Occident médiéval

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Publié le lundi 04 octobre 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

La rupture du lien conjugal du vivant des époux dans l’Occident médiéval

Annonce

Appel à communications


Réponse souhaitée pour octobre 2004

Répudiation, Divorce, séparation : la rupture du lien conjugal du vivant des époux dans l’Occident médiéval

(Colloque prévu à Valenciennes les 17-18 novembre 2005)

Malgré le rôle des mariages dans la création et le renouvellement des alliances entre les groupes familiaux, le divorce est partout attesté dans l’Occident du haut Moyen Âge. Au cours des VIe-VIIIe siècles, la polygamie est par ailleurs pratiquée, du moins par les élites, dont certaines unions semblent plus facilement dissoutes. À partir du VIIIe siècle, l’Église s’attache cependant à imposer un modèle matrimonial, progressivement élaboré au cours des premiers siècles du christianisme, à la fois légitime, monogame et indissoluble. Au cours des siècles suivants, elle précise sa théorie à l’égard du divorce et affirme sa compétence exclusive dans les affaires qui y sont relatives. L’intrusion de l’Eglise dans les affaires matrimoniales et sa position hostile au divorce n’empêche pas la rupture de certaines unions ou des tentatives pour y parvenir. L’histoire du Moyen Âge est ainsi parsemée d’affaires de divorce qui ont parfois secoué leur temps, compte tenu de leurs implications politiques : que l’on pense, entre autres, à celui de Lothaire II, au IXe siècle, de Louis VII, puis Philippe Auguste au XIIe, ou encore de Louis XII à l’extrème fin du XVe siècle, pour ne prendre que l’échelon royal. Si le divorce est objet d’études pour les chercheurs des autres époques historiques, il n’est abordé, pour l’époque médiévale, que de manière ponctuelle et souvent sous l’angle de l’indissolubilité. Le colloque a pour objectif de commencer à combler cette lacune en cherchant à mieux cerner la théorie et son évolution sur la longue durée (Ve-XVe siècle), mais aussi (et surtout) la pratique (voire les différences de pratique), ainsi que les conséquences du divorce dans l’Occident médiéval. Il prévoit d’envisager les aspects suivants :

1) approches sociologiques, ethnologiques, anthropologiques

2) legs :


a. législation et pratique romaine

b. les Pères de l’Eglise

3) théorie des législateurs et moralistes :

a. législation civile : lois « germaniques », capitulaires carolingiens, coutumes

b. législation canonique

c. moralistes et théologiens

4) les causes, manifestations et conséquences de la rupture

Analyse à partir de cas concrets de la rupture du lien matrimonial, en considérant les différents espaces régionaux, époques, voire échelons de la société, en s’interrogeant notamment sur :

a. la fréquence

b. la terminologie

c. les causes

d. les intervenants dans la décision (consentement mutuel, décision unilatérale, rôle des parentés)

e. les rites

f. les conséquences pour le devenir des conjoints, celui des enfants, en terme de patrimoine, pour les relations entre les parentés

g. la mémoire de l’union dissoute

5) les représentations iconographiques

Organisation : Emmanuelle Santinelli, MCF en histoire médiévale à Valenciennes

224 rue J.B. Fievet 59870 Rieulay) 03 / 27 / 86 / 27 / 70 esantinelli@wanadoo.fr

Catégories

Lieux

  • Valenciennes, France

Dates

  • mercredi 20 octobre 2004

Contacts

  • Emmanuelle Santinelli
    courriel : esantinelli [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Unité de Recherche en Histoire Médiévale
    courriel : urhm [at] ulb [dot] ac [dot] be

Pour citer cette annonce

« Répudiation, divorce, séparation », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 04 octobre 2004, http://calenda.org/189394