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Mouvements étudiants et institutions

"Mouvements étudiants et religion, mouvements confessionnels et laïcité"

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Publié le mardi 12 octobre 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

Après plus de trois ans de travail sur les rapports entre mouvements étudiants et institution universitaire (ayant abouti au colloque des 6 et 7 février derniers), le GERME et le CHEVS étendent la problématique de leur groupe de travail aux rapports des mouvements étudiants (organisations, structures, associations, groupes, …) aux institutions en général. Et, pour cette année 2004-2005, un nouveau cycle est entamé avec le rapport à la religion.

Annonce

Après plus de trois ans de travail sur les rapports entre mouvements étudiants et institution universitaire (ayant abouti au colloque des 6 et 7 février derniers), le GERME et le CHEVS étendent la problématique de leur groupe de travail aux rapports des mouvements étudiants (organisations, structures, associations, groupes, …) aux institutions en général. Et, pour cette année 2004-2005, un nouveau cycle est entamé avec le rapport à la religion.

Ce nouveau " chantier " recouvre plusieurs questions possibles. Il s’agit tout d’abord d’interroger l’articulation du " milieu " étudiant aux religions à travers des enquêtes, actuelles ou rétrospectives, en tentant d’y cerner d’éventuelles spécificités des étudiant(e)s et/ ou des étudiant(e)s engagé(e)s dans l’action collective, quelle qu’elle soit : mode de représentation de la " foi " ou de la " religion ", rapport à l’engagement, à la société, aux questions " morales ". L’étude des mouvements étudiants confessionnels est un second champ d’interrogation : au-delà du rapport de ces acteurs sociaux aux religions, quelle est l’attitude de ces mouvements / de ces militants par rapport / au sein des autres mouvements ? Comment se posent les questions de la laïcité, du " communautarisme " ? Quels comportements adoptent-ils au sein de l’institution universitaire ? Comment se conduisent les autres mouvements et institutions par rapport à eux ? Quid de l’athéisme, de la libre pensée et de l’anticléricalisme dans le champ universitaire, dont on sait qu’à la fin du XIXe siècle il s’est notamment refondé sur la base d’une opposition à la perspective religieuse –la naissance et le développement des sciences sociales s’inscrivant en partie dans ce cadre- ? Enfin, une autre source d’interrogation est le rapport des mouvements confessionnels étudiants avec les autorités et hiérarchies religieuses : le mouvement étudiant n’est-il qu’un mouvement de jeunes parmi d’autres, destiné à fournir de nouvelles recrues aux autorités adultes afin de développer l’audience religieuse dans la société et/ ou dans l’université (apostolat) ? N’est-il qu’une courroie de transmission ou a-t-il été, peut-il être une structure autonome au sein de la dite – " Eglise " ? L’analyse des " crises " entre mouvements étudiants et " Eglises " devrait apporter certaines pièces à l’éclaircissement de ces questions.

L’ensemble de ces questions sera à examiner dans toutes leurs complexité, notamment dans leur environnement institutionnel et pédagogique (enseignants et contenu des enseignements) et en tenant compte de la place et de l’héritage judéo-chrétien et de son articulation avec le mouvement de laïcité combattante ayant connu son apogée sous la IIIe République. Et de fait depuis leurs origines, l’objet " religion " est un objet problématique pour les sciences sociales, les chercheurs qui s’y intéressent entretenant souvent un rapport très étroit à cet objet d’étude, ce qui impose de redoubler de réflexivité.

Fidèles à l’approche pluridisciplinaire du GERME, nous proposons de faire appel à plusieurs disciplines s’intéressant à ce champ de recherche : histoire de l’enseignement et des mouvements sociaux, sociologie des organisations et des religions, sciences politiques, sciences de l’éducation, anthropologie. De même, ce groupe de travail se nourrira d’un échange permanent entre chercheurs et acteurs, anciens et actuels.

Les personnes souhaitant présenter une communication au cours d’une des séances de ce groupe de travail adressent, sous forme de document électronique (format RTF, Rich Texte Format), un synopsis précisant le sujet envisagé et les recherches dans lequel celui-ci s’inscrit à l’adresse suivante :


Modalités pratiques pour proposer une communication :

groupe@germe.info. Date limite : janvier 2005.

Responsables :

David Colon, professeur agrégé d'histoire à l'IEP de Paris.
Jean-Philippe Legois, Chargé de mission auprès de la Ville de Reims, de l’URCA et du GERME pour la création d’un Centre d’Animation, d’Archives et de Recherches sur les Mouvements Etudiants (CAARME).
Charles Soulié, maître de conférences en sociologie à l’Université de Paris VIII Vincennes-Saint-Denis.

CHEVS (FNSP/ Sciences Po Paris), 56, rue Jacob, 75006, Paris

 

Catégories

  • Asie (Catégorie principale)

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • vendredi 31 décembre 2004

Contacts

  • Groupe de travail GERME/ CHEVS « Mouvements étudiants et institutions » ~
    courriel : groupe [at] germe [dot] info

Source de l'information

  • Jean-Philippe Legois
    courriel : jplegois [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Mouvements étudiants et institutions », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 12 octobre 2004, http://calenda.org/189465