AccueilDe l'usage de l'art en politique

*  *  *

Publié le jeudi 21 octobre 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

La propriété de l'art et son usage en politique en Europe, du siècle des Lumières à la Première Guerre Mondiale

Annonce

UNIVERSITE BLAISE-PASCAL
Centre d’Histoire “Espaces et Cultures ”

en collaboration avec le
Centre François-Georges Pariset



Colloque

De l'usage de l'art en politique

La propriété de l’art et son usage en politique en Europe, du siècle des Lumières à la Première Guerre Mondiale




Clermont-Ferrand
23 - 24 novembre 2004
A la salle des thèses (salle 220)
Maison de la Recherche



Organisation scientifique
:
G. Glorieux, J.-P. Luis, P. Prévost-Marcilhacy, (CHEC)
et M. Favreau (Univ. Michel de Montaigne-Bordeaux III)


Organisé avec le soutien de Clermont Communauté, du Conseil Général et de la Ville de Clermont-Ferrand



L’usage de l’art dans une histoire culturelle du politique constitue un champ de recherche peu exploré. A la conjonction de l’histoire des représentations, de l’histoire économique et sociale de l’art et de l’histoire politique, ce chantier impose une approche qui, pour être féconde, ne peut qu’être pluridisciplinaire. Des historiens de l’art et des historiens spécialistes d’histoire politique, membres du Centre d’Histoire Espace et Cultures de l’Université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand sont porteurs d’un projet de colloque qui s’inscrit dans les travaux menés depuis plusieurs années par le CHEC sur les cultures politiques en Europe du XVIII° au XX° siècle.
Le sujet qui nous réunira est fondé sur une interrogation de base : comment l’usage de l’art se modifie-t-il avec le système politique et les valeurs qui le sous-tendent et selon quels rythmes ? Les modalités de cet usage se transforment-elles pour autant ? S’il convient de décrypter les motivations de ceux qui intègrent l’usage de l’art dans une stratégie politique, comment ces pratiques étaient-elles reçues ? Parce qu’elle voit les systèmes politiques, les représentations politiques et sociales se modifier en profondeur, la période que nous privilégierons (des Lumières à 1914) est particulièrement propice à de telles interrogations.

A cet effet, nous privilégierons cinq directions de recherche.
- La première concerne bien sûr l’achat d’œuvre d’art pour asseoir une autorité sociale ou politique. La figure du parvenu enrichi se piquant de curiosité est déjà connue. En revanche, l’usage politique de l’achat d’œuvre d’art reste largement inexploré.
- Le mécénat, dont les formes et les acteurs se diversifient à partir du XVIIIe siècle, est aussi un moyen pour le prince ou l’homme politique d’asseoir son autorité. Il soutient, mais aussi oriente, la production artistique.
- Le don d’œuvre d’art est pratiqué dès l’Ancien Régime, par exemple au travers des cadeaux diplomatiques. La pratique se perpétue par la suite et peut descendre au niveau local de la vie politique. Quelle efficacité avait une telle démarche et comment était-elle perçue par le donataire ?
- L’étude des œuvres, tableaux, gravures et objets d’art devrait nous conduire à une réflexion sur la représentation du pouvoir politique : du prince à l’élu du peuple, en passant par la représentation collective d’un corps politique.
- En dernier lieu, les collections témoignent de la présence, jusque dans des catégories sociales modestes, d’un goût pour la représentation du prince. Ce phénomène n’est-il qu’une forme de propagande ? Traduit-il chez l’amateur une culture politique particulière ?
- En dernier lieu, les collections témoignent de la présence, jusque dans des catégories sociales modestes, d’un goût pour la représentation du prince. Ce phénomène n’est-il qu’une forme de propagande ? Traduit-il chez l’amateur une culture politique particulière ?

Les contributions à ce colloque donnera lieu à publication aux Presses de l'Université Blaise-Pascal (PUBP).

 

Mardi 23 novembre
Matin, 9h-12h 30




Ouverture :
Jean-Luc FRAY, Vice-président de l’Université Blaise-Pascal
Bernard DOMPNIER, Directeur du C.H.E.C.

Présentation
Jean-Philippe LUIS, (maîtres de conférences, CHEC, Université Blaise-Pascal)

Art et diplomatie

Marc FAVREAU (Université Michel de Montaigne-Bordeaux III),
Les Gobelins et Sèvres : deux manufactures royales au service de la diplomatie française au XVIIIe siècle

Virginie LARRE (doctorante, Université Michel de Montaigne-Bordeaux III),
Le cardinal de Bernis, une figure emblématique de la diplomatie et des arts, à Rome dans la seconde moitié du XVIIIe siècle

Pause

Véronique GERARD-POWELL, (Université Paris IV),
Les dons diplomatiques de Joseph Bonaparte aux généraux français

Débat


Mardi 23 novembre
Après-midi, 14h-17h 30



L'art comme politique



Guillaume GLORIEUX (CHEC, Université Blaise-Pascal),
Watteau, le Régent et les implications idéologiques du style pastoral

Patrick MICHEL (Université Michel de Montaigne-Bordeaux III),
La politique d'acquisition de la direction des Bâtiments du Roi sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI : les enrichissements des collections royales dans le domaine de la peinture italienne

Pause

Barthélémy JOBERT (Université Paris IV),
Le statut des collections royales en Angleterre, XVIIIe – XIXe siècles

Pauline PREVOST-MARCILHACY (CHEC, Université Blaise-Pascal),
La collection de tableaux du duc de Morny : un enjeu du pouvoir

Débat

18h
Visite du musée Roger-Quilliot et réception


Mercredi 24 novembre
Matin, 9h – 12h 30


Art et nation


Caroline DOMINGUES (CHEC, Université Blaise-Pascal),
L’usage de l’art dans la construction d’une identité galicienne au XXe siècle

Catherine BRICE (Institut d’Études Politiques, Paris),
Art, nation et politique en Italie de 1861 à 1911

Isabelle RICHEFORT (conservateur en chef des archives diplomatiques au Ministère des Affaires étrangères),
La commission centrale des sciences et des arts sous le Directoire (1796-1798)

Pause

La représentation du pouvoir politique

Frédéric CHAPPEY (Université Lille III),
Le portrait du souverain en sculpture au XIXe siècle en France

Stéphanie SOTTEAU, (doctorante, Université Paris IV – Sorbonne),
Appert et le portrait politique

Débat

Conclusions :
Jean-Philippe LUIS (CHEC, Université Blaise-Pascal)



Le comité d’organisation

Guillaume Glorieux, Jean-Philippe Luis, Pauline Prévost-Marcilhacy (CHEC, Université Blaise-Pascal-Clermont-Ferrand) et Marc Favreau (Université Michel-de-Montaigne-Bordeaux III)


Contact :
Centre d'Histoire “ Espaces et Cultures ”
Maison de la Recherche, 4 rue Ledru,
63057 Clermont-Ferrand
Tél. 04.73.34.68.48 Fax 04.73.34.68.50
Mél : chec@lettres.univ-bpclermont.fr



L'entrée de la Maison de la Recherche est derrière l'UFR de Droit et Sciences économiques, à une centaine de mètres de l'UFR Lettres, Langues et Sciences Humaines (site Gergovia).

Accès en voiture : la Maison de la Recherche ne disposant pas de parking pour ses visiteurs, nous vous conseillons de vous garer dans le parking des Salins situé à environ 400 mètres

Lieux

  • Clermont-Ferrand, France

Dates

  • mardi 23 novembre 2004

Contacts

  • Bernard Dompnier
    courriel : bernard [dot] dompnier [at] univ-bpclermont [dot] fr

Source de l'information

  • Fabrice Bensimon
    courriel : fbensimon [at] free [dot] fr

Pour citer cette annonce

« De l'usage de l'art en politique », Colloque, Calenda, Publié le jeudi 21 octobre 2004, http://calenda.org/189504