AccueilLes mères de la patrie

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Publié le mercredi 03 novembre 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

Colloque organisé par le Pôle pluridisciplinaire MRSH Identités, Mémoire (Nation) Octobre 2005, Maison de la Recherche en Sciences Humaines de Caen

Annonce

« Aux grands hommes la patrie reconnaissante » : la mémoire des grands hommes est inscrite au fronton du temple de l’identité nationale. Des hommes illustres de l’antiquité aux panthéonisations de l’époque moderne, le culte des grands hommes a toujours été un des fondements de la nation.

Pour des raisons historiques et sociologiques, les grands hommes sont pour la plupart du genre masculin. Mais l’expression « mère de la patrie » a été employée dans l’antiquité pour les femmes des empereurs romains, puis pour des saintes (sainte Geneviève, sainte Anne pour la Bretagne, sainte Radegonde [518-587], couronnée « mère de la patrie française » par Léon XIII en 1887, sainte Jeanne d’Arc, à la suite du Républicain Michelet, sainte Marie de l’Incarnation [1599-1672] au Canada, etc.), et pour des reines (reines de France, Marie-Thérèse d’Autriche, Catherine II).

Sans se limiter à ces exemples historiques, et après avoir distingué hommes (et femmes) illustres/grands hommes/héros/saints, il conviendra d’étudier, pour chaque pays, la construction de l’image des « mères de la patrie » aussi bien dans le domaine de la politique, de la société, de la culture (littérature, science, création artistique…) qui ont façonné à un certain moment historique la représentation de leur nation.

Ces « mères de la patrie » ne sont pas nécessairement des « leaders au féminin », même si les exemples historiques ne manquent pas (Margaret Thatcher, Evita Peron, Marie Curie…) ; en fait cette expression peut recouvrir des réalités très variées : il peut s’agir des épouses (ou des mères) de héros nationaux ou de « grands hommes » ; ou encore de personnages féminins qui, sans exercer de pouvoir particulier, sont devenues des symboles nationaux (on pense à Jeanne d’Arc pour la France, à Sainte Catherine de Sienne, sainte patronne de l’Italie, ou dans tout autre registre à Marilyn Monroe, incarnation du mythe américain…). Enfin il peut également s’agir de personnages féminins imaginaires, qui à un certain moment précis ou à travers les siècles se sont substitués à l’image de la nation (Marianne en France, Germania en Allemagne) ou sont devenues des égéries nationales (voir Béatrice en Italie).

Le discours pourra être éventuellement élargi à ceux qui souhaiteraient parler de façon plus générale des difficultés liées à l’insertion des femmes dans la nation et dans la rhétorique patriotique.

Il sera question de comprendre quelles sont les caractéristiques propres des leaders féminins ? Quelle place et quelles fonctions leurs sont réservées, mais aussi quelles sont les représentations et les célébrations qui les entourent ? Comment sont choisies ou construites les femmes qui incarnent une nation et quelles sont les images et les valeurs qu’elles véhiculent ? Quel est leur rôle par rapport aux « pères de la patrie » dans la formation de l’imaginaire et de l’identité nationale ?

Textes littéraires et politiques, iconographie, manuels d’histoire et d’enseignement serviront de support à cette recherche, qui débouchera sur un colloque à l’automne 2005.

Les propositions de communication, de 200 mots environ, pour une intervention de 30 minutes maximum, sont à envoyer à :

Laura Fournier-Finocchiaro : l.fournier@mrsh.unicaen.fr

ou

Michel Niqueux : m.niqueux@wanadoo.fr

Les Actes du colloque seront publiés.

Catégories

Lieux

  • Caen, France

Dates

  • mercredi 15 décembre 2004

Contacts

  • Laura FOURNIER-FINOCCHIARO
    courriel : l [dot] fournier [at] mrsh [dot] unicaen [dot] fr

Source de l'information

  • Laura FOURNIER-FINOCCHIARO
    courriel : l [dot] fournier [at] mrsh [dot] unicaen [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les mères de la patrie », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 03 novembre 2004, http://calenda.org/189548