AccueilLectures italiennes de Michel Foucault

*  *  *

Publié le vendredi 05 novembre 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

Michel Foucault a disparu en juin 1984, laissant une oeuvre complexe et riche qui aurait sans doute eu beaucoup à donner encore. Mais pour nous, qui continuons aujourd'hui à nous inscrire dans le sillage de sa recherche ou à nous interroger sur certains des thèmes qui furent les siens, la question du rapport à Foucault est désormais double : s'il s'agit bien entendu de continuer à le lire, à explorer les pistes très nombreuses qu'il a ouvertes à la pensée et à utiliser les instruments conceptuels de cette formidable 'boîte à outils' qu'il nous a laissée, il s'agit aussi de faire à présent l'histoire des conditions de possibilité de cet

Annonce

École française de Rome


Service de coopération et d'action culturelle de l'ambassade de France en Italie


Lectures italiennes de Michel Foucault


Rome, 15 novembre 2004

École française de Rome

Piazza Navona 62

Programme

Lundi 15 novembre 2004 -10h


Judith Revel (Centre Michel Foucault - Paris), Introduction

Judith Revel (Centre Michel Foucault - Paris), Dits et écrits : la chronologie des textes

Valerio Marchetti (Università di Bologna), Michel Foucault e gli studi storici inItalia

Discussion avec la participation de Yannick Maignien (Service de coopération et d'action culturelle de l'Ambassade de France en Italie)

Lundi 15 novembre 2004 - 15h


Enrico Castelli Gattinara (Università di Roma "La Sapienza"), Mépris et admiration chez les philosophes italiens dans les années 1970

Paolo Napoli (EHESS - Paris), Michel Foucault e il diritto : ricezione e prospettive

Discussion

Présentation

Michel Foucault a disparu en juin 1984, laissant une oeuvre complexe et riche qui aurait sans doute eu beaucoup à donner encore. Mais pour nous, qui continuons aujourd'hui à nous inscrire dans le sillage de sa recherche ou à nous interroger sur certains des thèmes qui furent les siens, la question du rapport à Foucault est désormais double : s'il s'agit bien entendu de continuer à le lire, à explorer les pistes très nombreuses qu'il a ouvertes à la pensée et à utiliser les instruments conceptuels de cette formidable 'boîte à outils' qu'il nous a laissée, il s'agit aussi de faire à présent l'histoire des conditions de possibilité de cet "événement" qu'il a représenté pour la pensée française de l'après-guerre. En quelque sorte, vingt ans après sa mort - et sans doute parce que la distance temporelle est désormais suffisante -, faire de Foucault une lecture foucaldienne, rendre compte de l'espace de savoir dans lequel il s'inscrit et de la manière dont en France, mais aussi à l'étranger, il a été progressivement construit comme objet de connaissance et de discours.

Or nulle part ailleurs qu‚en Italie cette histoire de la lecture et de la réception de Foucault ne pouvait être plus judicieusement faite : à la fois parce que les rapports ˆ aussi bien intellectuels que politiques ˆ de Foucault à la Péninsule ont toujours été extrêmement forts, et parce que les Italiens ont très rapidement lu et traduit Foucault tout en cherchant à y trouver des éléments ˆ ou tout au moins des instruments ˆ pour répondre à leurs propres questions.

Parler de la réception italienne de Foucault nous met en réalité face à trois différents types de problèmes. Le premier consiste à s'interroger sur la spécificité française d'une pensée comme celle de Foucault et à la manière dont celle-ci a malgré tout réussi à être lue en dehors de son propre espace de pensée : comment a-t-on lu Foucault à l'étranger ? En occultant - ou au contraire en absorbant - quelle histoire intellectuelle française ? Au prix de quelles torsions, avec quelles opérations de réinvestissement ? Le second concerne spécifiquement l'Italie : pourquoi l'Italie a-t-elle représenté pour Foucault une sorte de laboratoire tout aussi bien philosophique que politique ; pourquoi, dans la seconde moitié des années 70, s'y exprime-t-il autant et qu'y cherche-t-il ? Le troisième, enfin, revient à renverser la perspective : pourquoi la pensée italienne a-t-elle si rapidement absorbé les travaux de Foucault, et selon quels axes de lecture ? Pourquoi Foucault a-t-il représenté pour une certaine génération italienne la possibilité de penser différemment la pratique de la philosophie tout autant que celle de l'archive, du militantisme ou du rapport à soi ?

C'est afin de répondre à cet ensemble d'interrogations qu'est organisée cette journée d'études sur les lectures italiennes de Michel Foucault, le 15 novembre 2004. Une journée pour comprendre la manière dont Foucault fut en Italie traduit et publié, commenté et utilisé, parfois critiqué et pris à parti ; une journée pour rendre Foucault à sa propre histoire.


Secrétariat : École française de Rome Époque moderne et contemporaine Mme Catherine Garbin Piazza Farnese, 67 - 00186 Roma tél. 0039 0668 601 244 Fax. 0039 0668 601 511
e.mail : secrmod@ecole-francaise.it
http://www.ecole-francaise.it

Catégories

Lieux

  • Rome
    Rome, Italie

Dates

  • lundi 15 novembre 2004

Contacts

  • Catherine Garbin
    courriel : secrmod [at] ecole-francaise [dot] it

Source de l'information

  • EFR #
    courriel : secrmod [at] ecole-francaise [dot] it

Pour citer cette annonce

« Lectures italiennes de Michel Foucault », Journée d'étude, Calenda, Publié le vendredi 05 novembre 2004, http://calenda.org/189556